Mika Zibanejad deviendra DJ pour un soir

À l'aube de sa troisième saison avec les... (Martin Roy, Archives LeDroit)

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À l'aube de sa troisième saison avec les Sénateurs, Mika Zibanejad juge important de s'engager de plus en plus dans la communauté.

Martin Roy, Archives LeDroit

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Mika Zibanejad est un peu nerveux, ces jours-ci, et ça n'a rien à voir avec son troisième camp d'entraînement chez les Sénateurs d'Ottawa qui approche à grands pas.

Avant de renouer avec son public lors du calendrier préparatoire, le jeune centre suédois a prévu livrer un autre genre de prestation, devant public, dans la capitale. Vendredi soir, il sera DJ invité dans une populaire boîte de nuit du marché By, le JunXion Public House.

«Je crois que ce sera bien amusant, mais je dois reconnaître que ça me fout un peu la trouille», confie le jeune homme qui a l'habitude de se produire devant des milliers de personnes. Il n'a pas encore 21 ans et déjà 61 matches dans la LNH derrière la cravate.

«Oui, mais la perspective sera légèrement différente. Vendredi soir, je serai tout seul sur le podium. Je ne pourrai pas vraiment compter sur l'appui de mes coéquipiers.»

Il sera au moins bien préparé.

Comme plusieurs de ses compatriotes, Zibanejad écoute beaucoup de musique house. L'automne dernier, cherchant des façons de passer le temps à Binghamton, son coéquipier Fredrik Claesson et lui ont acheté un peu d'équipement de DJ.

Il s'est vite découvert une passion. Cette passion l'a suivi jusqu'à Ottawa. Elle lui a permis de survivre à son premier été loin de la maison.

L'ancien choix de première ronde a passé la plupart de ses matinées estivales à Kanata, à s'entraîner sous la supervision du préparateur physique des Sénateurs, Chris Schwarz. En après-midi, de retour à la maison, il pouvait facilement passer entre deux et quatreheures à s'amuser avec ses tables tournantes et avec son ordinateur.

«Je n'écoute plus la musique de la même façon», confie celui qui se fait surnommer DJ Z-Bad.

«Il est important, je pense, d'avoir des centres d'intérêt ailleurs qu'à l'aréna. La musique house et le hockey peuvent cependant se rejoindre, car j'écoute certaines chansons pour me motiver avant les matches.»

Redonner à la communauté

Avant d'accepter le contrat d'un soir au JunXion Public House, Zibanejad a imposé certaines conditions. Il a d'abord voulu qu'une partie des recettes encaissées durant son set soient versés à une bonne cause, soit le Club Garçons et Filles d'Ottawa.

À l'aube de sa troisième saison en tant que membre de l'organisation des Sénateurs, il juge important de s'impliquer de plus en plus dans la communauté.

Le futur millionnaire du sport en a d'ailleurs surpris quelques-uns, cet été.

Après avoir passé ses matinées à travailler et ses après-midis à jouer au DJ dans son salon, il a trouvé l'énergie de consacrer quelques soirées à faire du sport, pour le plaisir, dans différentes ligues amicales de soccer et de balle-molle.

Sa saison de foot devait d'ailleurs prendre fin hier soir.

«C'est la même chose que je vous disais plus tôt. Il est agréable de s'éloigner un peu des patinoires durant l'été. On laisse ses tracas à l'aréna et on s'amuse. Au soccer, en plus de m'amuser, je pose aussi des gestes qui m'aident au hockey. Je peux par exemple améliorer ma coordination main-oeil avec les touches de balle.»

Zibanejad a lui-même contacté différentes ligues et équipes de soccer pour essayer de se dénicher une place.

«Lors de mes premières parties, certains de mes coéquipiers me fixaient bizarrement», ricane-t-il.

sstlaurent@ledroit.com

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