Les Sénateurs verront s'ils honoreront Alfie

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«On verra», a simplement répondu le président des Sénateurs, Cyril Leeder (à gauche), lorsqu'on lui a demandé si le départ précipité de Daniel Alfredsson pourrait changer quoique ce soit aux plans futurs de l'organisation.

ÉTIENNE RANGER, Archives LeDroit

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Jusqu'à tout récemment, on pensait que le numéro 11 serait hissé au plafond du Centre Canadian Tire dès que Daniel Alfredsson annoncerait sa retraite.

On pensait aussi que le grand capitaine se ferait offrir un poste administratif et qu'il pourrait demeurer associé à l'organisation des Sénateurs d'Ottawa tant et aussi longtemps qu'il en aurait envie.

Tout ça pourrait changer, maintenant.

« On verra », a simplement répondu le président des Sénateurs, Cyril Leeder, lorsqu'on lui a demandé si le départ précipité d'Alfredsson pourrait changer quoique ce soit aux plans futurs de l'organisation.

« Nous n'avons jamais rien promis à personne, a-t-il tenu à préciser. Bien des gens en avaient parlé, mais rien n'a été coulé dans le béton. »

« Il est un peu trop tôt pour discuter d'un retrait de chandail. Nous aurons amplement le temps d'en discuter éventuellement. »

M. Leeder, au même titre que tous les partisans des Sénateurs, n'a pas vu venir le coup.

Quand on lui a dit qu'Alfredsson avait préféré l'offre de contrat des Red Wings de Détroit, vendredi dernier, il est tombé en bas de sa chaise.

« Daniel a été, en quelque sorte, le plus grand joueur à porter l'uniforme des Sénateurs. Il a été une source d'inspiration pour bien des gens. Personne ne pourra jamais lui enlever cela. Il a pris une décision personnelle, croyant qu'il sera en meilleure position pour gagner la coupe Stanley ailleurs. Je ne suis pas du même avis que lui. Vraiment pas. Nous allons désormais essayer de lui prouver qu'il s'est trompé. »

« Je n'aurais jamais cru voir ce jour », confie-t-il.

Une nouvelle stratégie

Le président d'une équipe de hockey ne s'implique pas directement dans les négociations avec les joueurs.

Cette responsabilité est celle du directeur général Bryan Murray.

Au besoin, ce dernier peut demander le soutien du propriétaire Eugene Melnyk.

À plusieurs niveaux, M. Leeder est cependant celui qui devra réparer les pots cassés.

Il a par exemple convoqué tous les responsables du marketing de son organisation dans les dernières heures.

« Même si la nouvelle génération de joueurs menée par Erik Karlsson est de plus en plus appréciée, Daniel occupait toujours une grande place dans notre stratégie de marketing. Il faudra évidemment que ça change. »

Le président assure que le départ du vieux capitaine n'affectera pas trop les ventes.

Selon lui, seulement deux détenteurs d'abonnements annuels auraient contacté les bureaux administratifs pour se plaindre, vendredi. Personne n'aurait annulé.

« Au contraire. La plupart des gens qui m'ont contacté continuent de nous soutenir. Ils comprennent la situation, ils auraient préféré qu'Alfie reste, ils lui souhaitent beaucoup de bonheur à Détroit, mais ils estiment que l'équipe se dirige dans la bonne direction. »

La saison encourageante que l'équipe vient de connaître sur la patinoire et la victoire contre le Canadien de Montréal en première ronde des séries auraient même eu un très bon effet sur les ventes de billets.

« Nos chiffres nous indiquent que nous sommes en avance sur les ventes de l'an dernier. Nous nous trouvons en très bonne position », assure-t-il.

M. Leeder rejette par ailleurs toutes les rumeurs et les théories selon lesquelles les Sénateurs et M. Melnyk traversent une période difficile financièrement.

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