Offensé, MacLean corrige Prust

Il n'y a pas eu d'escalade de la guerre de mots entre les Sénateurs et  le... (PATRICK WOODBURY,  LeDroit)

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PATRICK WOODBURY, LeDroit

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Il n'y a pas eu d'escalade de la guerre de mots entre les Sénateurs et le Canadien samedi, à la veille du troisième duel de leur série qui se transporte dans la capitale nationale. Juste une mise au point de la part de l'entraîneur-chef d'Ottawa, Paul MacLean.

«Yeux exorbités, on n'a jamais dit ça à mon sujet, c'est nouveau. Morse, c'est trop facile. Mais je vais vous dire une chose, je ne suis pas gros. Corpulent (husky, en anglais) peut-être, mais je ne suis pas gros. C'est la seule chose qui m'a offensé», a-t-il lancé au cours de son point de presse, au sujet du fameux commentaire de l'attaquant Brandon Prust qui a poussé un quotidien montréalais à mettre une photo de lui à côté de celle d'un morse en page frontispice.

Pas de conflit avec Therrien

De retour à la Place Banque Scotia au lendemain du revers de 3-1 de vendredi qui créait l'égalité 1-1 dans ce quart de finale d'association, MacLean était de fort bonne humeur samedi.

Il n'estime pas être en conflit avec son vis-à-vis Michel Therrien, même si ce dernier n'a pas aimé ses commentaires en marge de l'incident Eric Gryba/Lars Eller du match numéro un, ce qui a valu une suspension de deux parties au défenseur des Sénateurs.

«Je ne pense pas qu'il y ait une guerre. Je n'ai rien dit au sujet de Michel Therrien, à part qu'il est un excellent entraîneur... S'il est insulté parce que je ne savais pas le nom du numéro?61 (Rafael Diaz, qui a fait la passe suicide à Eller), oh mon Dieu, je m'excuse pour ça, mais il y a tellement de combinaisons de chiffres que je ne sais même pas qui est mon numéro?61 (André Benoit)», a-t-il dit.

Pour appuyer son point, il s'est mis à donner les noms de quelques-uns des 10 joueurs rappelés du club-école de Binghamton, oubliant la plupart de leurs numéros de chandail.

En ce qui a trait à un «manque de respect» évoqué par Therrien concernant son joueur blessé, Eller, MacLean a dit qu'il ne faisait que défendre son joueur.

«Ils ne veulent parler que d'une partie de l'incident, alors que j'ai cherché à donner un portrait d'ensemble de l'incident. Ils veulent dire que ceci est arrivé, alors que je dis 'non, c'est arrivé comme ça'. Je voulais m'assurer que mon joueur ne soit pas étiqueté comme le vilain, ce qu'il est devenu alors qu'il n'a fait que son travail... Ils parlent de manque de respect envers eux, mais on trouve que le manque de respect va dans les deux sens, ils ne veulent qu'identifier Eric Gryba comme étant un joueur salaud qui a donné un coup vicieux. La LNH a jugé là-dessus et c'est terminé. Prochaine question.»

Gryba réagit à sa suspension

Gryba, qui s'est entraîné avec une dizaine de réservistes et de joueurs peu utilisés, a commenté la décision du préfet de discipline Brendan Shanahan, se disant déçu de celle-ci.

«Je continue à penser que c'est une mise en échec épaule à épaule, un hockey play, mais je ne peux que regarder vers l'avant maintenant... Ça ne changera pas ma façon de jouer, même si je me sens mal pour le résultat. J'espère qu'il va bien s'en remettre. Je n'ai pas essayé de le rejoindre, il a certainement assez d'appui de sa famille et ses amis», a-t-il commenté.

Si les esprits se sont calmés un peu depuis le match numéro un, les Sénateurs estiment qu'ils ont raté une belle chance de prendre le plein contrôle de la série vendredi soir au Centre Bell, un match où le Tricolore a tout simplement été meilleur qu'eux dans plusieurs facettes, comme les mises au jeu, les tirs bloqués, les mises en échec et les unités spéciales.

«Gagner un match là-bas, c'est mieux que ne pas en gagner du tout. Je pense que ça nous place dans le siège du conducteur. Nous avons bien joué à la maison toute l'année et on va tenter de prendre le contrôle de cette série demain», a commenté le capitaine Daniel Alfredsson.

«Faut être meilleurs»

L'attaquant Guillaume Latendresse, qui a formé le plus dangereux trio des siens avec Mika Zibanejad et Jakob Silfverberg lors du deuxième match, n'a pas été surpris de voir le Canadien jouer de façon très robuste vendredi. «Ils ont des gars travaillants, il faut leur donner crédit. C'est ça une série, il y a des matches où ils vont être meilleurs, d'autres où ce sera nous. Tout ce qu'on sait, c'est qu'il faut être meilleurs dans tous les aspects, sortir plus fort... C'est un trois de cinq et trois des parties vont avoir lieu chez nous. C'est l'équipe qui va durer le plus longtemps qui va sortir gagnante... J'ai hâte en tout cas de voir comment nos fans vont réagir, leur appui va être important», a-t-il indiqué.

Pour des raisons différentes, Latendresse n'a pas aimé le commentaire de Prust: «C'est correct de parler de la game, de ne pas aimer une mise en échec. Mais d'utiliser des enfantillages pour descendre une personne, on est quand même dans un sport professionnel. Il faut respecter une limite quand même», a-t-il ajouté.

Rétrogradé du premier au quatrième trio à la faveur de Jean-Gabriel Pageau au cours des deux premiers matches de la série, le centre Kyle Turris sait qu'il est un de ceux qui devra en donner plus à son équipe: Chaque soir, j'essaie de travailler fort pour aider l'équipe. Si les trios sont modifiés, tout le monde tente de créer une bonne chimie et de jouer dans la zone offensive... C'est certain que je dois être meilleur, à commencer dans les cercles de mises au jeu», a-t-il dit.

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