EriK contre PK

Deux défenseurs étoiles face à face

Les experts sondés par LeDroit au cours des... (Photo: Nick Wass, Associated Press)

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Les experts sondés par LeDroit au cours des derniers jours ont tous l'air de croire que le quart-arrière des Sénateurs est meilleur à l'attaque. Celui du Canadien, en revanche, serait plus complet. Il peut se rendre utile à différents niveaux.

Photo: Nick Wass, Associated Press

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« Ce n'est pas moi contre Karlsson. Ce sont les Canadiens contre les Sénateurs », a déclaré PK Subban aux journalistes qui se trouvaient à Brossard, hier midi.

Au même moment, Erik Karlsson publiait sur Twitter une photo de sa première ronde de golf de la saison. Puisque les Sénateurs jouissaient d'une journée de congé complète, il n'a pas eu à composer avec les représentants des médias.

Il ne perd rien pour attendre. Au terme de sa prochaine séance d'entraînement, il devra, à son tour, répondre à une série de questions qui porteront sur celui qui lui fera face à compter de jeudi.

Le duel entre Subban et Karlsson prendra beaucoup de place dans les prochains jours. Depuis plusieurs mois, déjà, les deux dynamiques jeunes défenseurs font l'objet de plusieurs échanges enflammés dans les blogues et les forums de discussion où se regroupent les amateurs de hockey francophones.

Karlsson a remporté le trophée James-Norris en 2012. Les journalistes de l'Amérique du nord ont alors reconnu qu'il était au sommet de sa profession.

Si tout va bien, Subban devrait se retrouver parmi les trois finalistes en 2013.

Karlsson a permis à son équipe de se qualifier pour les séries lorsqu'il a effectué un courageux retour au jeu la semaine dernière.

Subban a permis à son équipe de remporter le championnat de la section Nord-Est en jouant du hockey inspiré à la conclusion d'une dispute contractuelle, cet hiver.

Deux vedettes, deux styles

Lançons le débat. Dans un coin, Karlsson. Dans l'autre, Subban. Qui est le meilleur?

Les experts sondés par LeDroit au cours des derniers jours ont tous l'air de croire que le quart-arrière des Sénateurs est meilleur à l'attaque. Celui du Canadien, en revanche, serait plus complet. Il peut se rendre utile à différents niveaux.

Le commentateur sportif montréalais Dany Dubé va jusqu'à dire que «Subban est un meilleur athlète que Karlsson. Il est plus fort. Plus puissant.»

«Pour le reste, enchaîne-t-il, nous avons affaire à deux joueurs très différents. Karlsson est beaucoup plus économique, beaucoup moins frondeur. Il défie moins l'adversaire, il calcule davantage les probabilités. Il joue avec ce qu'on lui donne. Il court donc moins le risque de commettre des erreurs. Il a l'air plus fiable. En ce sens, il me rappelle un peu Nicklas Lidstrom», opine Dubé.

Avec PK, c'est tout le contraire qui se produit.

«Il défie constamment ses adversaires. Il est un véritable compétiteur. Il recherche constamment les confrontations. Il couvre beaucoup d'espace sur la glace. Pour ce faire, il doit dépenser beaucoup d'énergie.

L'analyste des matches des Sénateurs à la radio française, Alain Sanscartier, aime bien la fougue de Subban.

Quand il dirigeait des équipes de haut niveau, il avait toujours un faible pour les joueurs émotifs et combatifs. «Pour un entraîneur, retenir un joueur qui a le feu au derrière, ça se fait. Allumer un feu au derrière d'un joueur qui est éteint, c'est pas mal plus difficile», répète-t-il.

«Par contre, dans le feu de l'action, l'émotivité de Subban peut être une bonne comme une mauvaise chose. L'idée, c'est de toujours savoir gérer ses émotions. Dans le passé, il lui est arrivé de laisser ses émotions prendre le contrôle de certaines situations...»

Observation similaire faite par le spécialiste du réseau Sportsnet, Denis Potvin.

«Je pense que les joueurs des Sénateurs pourraient réussir à faire sortir Subban de ses gonds. Avec Daniel Alfredsson et les autres joueurs suédois pour le soutenir dans l'organisation, Karlsson est certainement plus stable. Contrôler ses émotions, dans les séries de la coupe Stanley, c'est la chose la plus importante au monde», assure-t-il.

Potvin sait de quoi il parle. Il a souvent été obligé de réprimer de la rage, entre 1980 et 1983, quand il a remporté la coupe Stanley quatre années consécutives...

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