Les Sénateurs s'inclinent contre les Flyers

Daniel Brière, Jakub Voracek et Erik Gustafsson célèbrent... (Photo Patrick Doyle, Reuters)

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Daniel Brière, Jakub Voracek et Erik Gustafsson célèbrent devant Mika Zibanejad.

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Leur place en séries assurée, les Sénateurs d'Ottawa ont raté une belle chance de se simplifier la vie hier soir en encaissant un troisième revers de suite à domicile.

Éliminés depuis longtemps, les Flyers sont venus jouer les troubles-fête grâce à un but de Jakob Voracek au milieu du troisième tiers et à une performance sans bavure du gardien Steve Mason, qui a repoussé 43 des 4 tirs dirigés vers lui dans un gain de 2-1 devant 20 232 amateurs à la Place Banque Scotia, incluant une importante délégation de la « Nordiques Nation ».

La défaite fait que les Sénateurs n'ont plus de chance de se hisser au sixième rang dans l'Est, détenu par les Rangers de New York après leur victoire de 4-0 contre le New Jersey en après-midi. Ils n'affronteront donc pas Washington au premier tour.

Leur dernier match de dimanche soir à Boston, reprise de la partie annulée en raison des attentats du Marathon de l'endroit, sera déterminant : un gain en temps régulier d'Ottawa ou une défaite en prolongation ou fusillade leur permettrait de passer devant les Islanders de New York au septième rang et ainsi éviter les Penguins de Pittsburgh au premier tour. Boston a besoin de gagner pour coiffer le Canadien de Montréal au fil d'arrivée et remporter le championnat de la division Nord-Est, qui donne aussi le deuxième rang dans l'Est.

Pour résumer : si les Sénateurs l'emportent de quelque manière que ce soit, ils affronteront le Tricolore en séries pour la première fois de leur histoire. Une défaite et ce sera les Penguins. Une défaite en prolongation ou tirs de barrage signifierait un duel contre les Bruins.

« C'est négatif de perdre ainsi pour la troisième fois de suite à la maison, et ça va avoir un impact énorme sur notre classement, a dit l'entraîneur-chef Paul MacLean après le match. On va aller à Boston maintenant pour essayer de gagner ce match, on va faire jouer notre meilleur alignement possible pour essayer de gagner contre un club qu'on n'a pas battu une fois cette saison (0-2-2). »

Les Sénateurs auraient peut-être reposé quelques joueurs dans l'éventualité d'un gain, mais ils risquent maintenant d'y aller avec un alignement complet.

« Je vais parler avec Paul et on verra, a indiqué le capitaine Daniel Alfredsson. On veut juste finir en force, continuer à jouer avec de l'énergie et un bon échec avant. On l'a fait ce soir, mais on a eu de la misère à mettre la rondelle dans le filet. »

Mason a eu son gros mot à dire là-dedans, l'ancien des Blue Jackets ayant notamment frustré Milan Michalek et Alfredsson en fin de rencontre. Michalek a aussi frappé un poteau, quelques instants avant le but de Voracek, qui a battu le gardien Craig Anderson sur une descente hors l'aile.

« Nous avons lancé beaucoup, obtenus bien des chances de compter, mais ça ne rentre pas pour nous présentement », a noté Anderson.

Rappelé spécifiquement pour ce match, l'attaquant originaire d'Orléans Jason Akeson a ouvert le pointage dès sa deuxième présence sur la patinoire, sautant sur le retour du tir de Claude Giroux pour ensuite atteindre la lucarne du côté de la mitaine d'Anderson. Un moment spécial devant parents et amis.

« C'était excitant juste de jouer un match dans la LNH, je vais m'en rappeler pour toujours. De compter un but en plus, ça rend ça encore plus spécial. Il y a tellement d'émotions qui ont passé à travers mon corps, je suis bien content que ma famille ait pu voir ça. J'ai grandi en regardant les Sénateurs jouer et marquer contre eux, je vais m'en rappeler pour le reste de ma vie », a dit le jeune homme qui s'entraîne l'été avec Claude Giroux, son centre pour ce match.

Ottawa a dominé le reste de l'engagement sans parvenir à déjouer Mason, aidé par son poteau sur un lancer d'Erik Karlsson.

Kyle Turris a ramené les deux clubs à la case départ quand il a rapidement décoché après qu'une passe de Chris Phillips ait dévié sur le patin de Colin Greening. Pour Phillips, comme pour Giroux plus tôt, il s'agissait d'une 200e passe en carrière.

Le jeu de puissance des Sénateurs a connu des ratées lors de ce match, étant blanchi en cinq occasions. « Nous avons créé beaucoup de chances, mais leur gardien a fait de gros arrêts. Ils ont bien joué aussi, nous gardant vers l'extérieur en général. Parfois, il n'y a pas grand-chose que vous pouvez faire », a souligné le défenseur Erik Karlsson, qui a décoché sept des 44 tirs des siens, ce qui lui en donne 15 en deux parties depuis son retour au jeu.

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