Chris Phillips a fouetté les Sénateurs

Chris Phillips et John Tavares... (Seth Wenig, Associated Press)

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Chris Phillips et John Tavares

Seth Wenig, Associated Press

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Mardi soir, sur Long Island, la remontée des Sénateurs d'Ottawa n'a pas débuté au troisième tiers. Les premières actions concrètes ont été posées, dans le vestiaire, durant le deuxième entracte.

Officiellement, dans la victoire de 5-3 contre les Islanders de New York, Chris Phillips n'a pas participé au pointage. Selon ses coéquipiers, il mérite toutefois une grosse mention d'aide pour le discours court, mais bien senti, qu'il a livré alors que son équipe tirait de l'arrière par deux buts.

«Nous n'étions pas particulièrement animés. Durant les deux premières périodes, nous avions été obligés de passer beaucoup de temps en infériorité numérique. Difficiles, dans ces circonstances, de s'emparer du momentum. C'est pourquoi Chris a pris la parole. Il voulait rappeler aux gars que le match n'était pas terminé», raconte Daniel Alfredsson.

«Le moment était bien choisi. Chris a su trouver les bons mots, aussi.»

Qu'a-t-il dit, au juste?

Paul MacLean l'ignore. «J'espère juste qu'il n'a pas été obligé de faire un détour à l'église à notre retour au pays pour obtenir le pardon.»

Phillips préfère aussi garder le secret. «J'ai simplement prononcé quelques mots. J'ai juste dit aux gars de garder une attitude positive. Je leur ai rappelé qu'ils n'avaient pas à baisser la tête.»

Le vétéran qui a fêté ses 35 ans au début du mois n'a pas participé au pointage dans la victoire contre les Islanders, mais il a passé près de 27 minutes et 54 secondes sur la patinoire.

Au cours des cinq dernières années, il a franchi le plateau des 28 minutes trois fois, seulement. Il l'a entre autres fait lors du mémorable match du 22avril 2010, à Pittsburgh, qui s'était soldé durant la troisième période de prolongation.

Un retour en force

On parle de plus en plus souvent des bonnes performances de Phillips sur la patinoire. Après avoir glissé dans le troisième duo défensif l'an dernier, il est en train d'effectuer un retour en force.

Son rôle de leader, cependant, n'a jamais été remis en doute.

«Il a toujours été un des joueurs les plus importants dans notre vestiaire, croit Ben Bishop. Il prend souvent la parole entre deux périodes et quand il parle, tout le monde l'écoute. Il a généralement raison. Il joue dans la LNH depuis longtemps. Il sait donc de quoi il parle. Chris est un bon gars, il est un grand leader. Il joue un grand rôle dans nos succès collectifs depuis le début de la saison.»

Bishop est peut-être celui qui a le plus savouré la dernière victoire. Il connaissait un match franchement moyen. La remontée tardive des Sénateurs lui a permis de signer une sixième victoire au lieu d'encaisser une cinquième défaite.

D'ailleurs, lorsque les Sénateurs retrouveront leurs partisans, ce soir, il ne sera pas devant le filet. Robin Lehner aura la tâche d'affronter, pour une troisième fois, les Bruins de Boston.

Phillips peut s'attendre à connaître une autre soirée occupée. Surtout si l'autre défenseur à caractère défensif de son équipe, Marc Méthot, n'est pas au rendez-vous. Il se dit prêt. «Tous les joueurs de hockey aiment passer beaucoup de temps sur la glace», souligne-t-il.

En quittant la patinoire, après le match de mardi, il était d'excellente humeur. En croisant des journalistes sur le chemin du vestiaire, il leur a rappelé qu'ils devaient utiliser le mot-clic #peskysens sur Twitter.

«C'est une expression qu'on utilise souvent dans les réseaux sociaux pour nous décrire. Après une performance comme celle-là, elle prend tout son sens», croit-il.

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