La Bataille de l'Ontario ravivée

Pour une rare fois, le duel Ottawa-Toronto présente... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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Pour une rare fois, le duel Ottawa-Toronto présente un véritable enjeu au classement.

Patrick Woodbury, LeDroit

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(TORONTO) La Bataille de l'Ontario n'est peut-être plus aussi intense qu'il y a une décennie, lorsque les Sénateurs et les Maple Leafs se sont affrontés quatre années de suite en séries éliminatoires.

Mais cette année, elle offre un aspect tout à fait nouveau: un véritable enjeu au classement, alors que les deux clubs sont nez à nez ce matin avec la même récolte de 28 points en 23 parties, Toronto occupant le cinquième rang de l'Est en raison de son nombre plus élevé de victoires (14 contre 12 pour Ottawa).

Il ne manquerait plus qu'une bonne controverse, dans le style des commentaires de Claude Julien à l'endroit du Canadien dimanche dernier à Boston à l'effet que les joueurs de Michel Therrien sont des «plongeurs».

L'ennemi public numéro un à Toronto, celui que les partisans des Leafs huent toujours chaque fois qu'il touche à la rondelle en se rappelant son coup à l'endroit de Darcy Tucker lors des séries de 2002, ne mordait pas à l'hameçon hier, cependant.

«Au fil de ma carrière, ça a vraiment pris de l'ampleur quand nous nous sommes affrontés en séries. Ce n'est pas arrivé depuis un bout de temps», a dit le capitaine Daniel Alfredsson hier, résistant à la tentation de faire remarquer que c'est surtout parce que les Leafs n'ont pas été de la danse du printemps depuis 2004.

«On peut dire la même chose pour Montréal, ce sont de bonnes rivalités, mais ce n'est pas si 'chaud' que ça. Les joueurs ne se détestent pas parce qu'il n'y a pas eu de séries ou d'incidents», a ajouté Alfredsson, qui avait aussi suscité l'ire des partisans torontois en faisant semblant de lancer un bâton brisé dans les gradins de l'Air Canada Center. Son ami Mats Sundin avait été suspendu pour un tel geste quelques jours plus tôt.

Nouveau venu dans ces affrontements, le défenseur Marc Méthot se concentrait plus sur l'aspect «hockey» que l'aspect «émotions».

«Ils ont deux lignes qui fonctionnent, avec Nazem Kadri sur une que l'on voit presque tous les jours dans les faits saillants à la télévision, puis Phil Kessel qui joue avec 'JVR' (James van Riemsdyk). Il va falloir qu'on fasse notre travail contre eux, qu'on joue bien contre ces deux lignes-là», estimait l'arrière-garde.

Les Sénateurs ont remporté le dernier duel entre les deux clubs, 3-2 à domicile le 23février tandis que Toronto l'avait emporté 3-0 au ACC une semaine plus tôt.

Les deux clubs vont arriver à la mi-saison avec ce match et l'entraîneur-chef Paul MacLean a dit hier que cette première moitié «est satisfaisante dans les circonstances. C'est gratifiant de voir comment notre organisation est sortie grandie des épreuves».

Il aimerait évidemment que leur dossier à l'étranger (3-6-2) soit meilleur, mais pour ce faire, «ce serait bien de prendre les devants, tout d'abord, on semble mieux jouer une fois qu'on a marqué un but ou qu'on s'en est fait compter un. Un but compté de plus ou un but de moins alloué par ci, par là aiderait aussi», a-t-il noté.

Bishop devant le filet, Anderson au repos

Paul MacLean a annoncé hier que Ben Bishop serait d'office pour le match de ce soir contre les Leafs, lui qui les avait battus lors du dernier affrontement entre les deux clubs.

Il a aussi laissé savoir que le blessé Craig Anderson prendra congé d'entraînement pour quelques jours, sa blessure à la cheville subie il y a deux semaines l'incommodant toujours. «Je ne dirais pas qu'il a eu un recul, mais ça ne progresse pas comme on l'anticipait. Il va rater le voyage et il n'ira pas sur la glace non plus», a-t-il indiqué.

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