Les Broadstreet Bullies refont surface et gagnent

La mise en échec douteuse d'un plombier des... (ASSOCIATED PRESS)

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La mise en échec douteuse d'un plombier des Flyers, Harry Zolnierczyk, à l'endroit de Mike Kundin des Sénateurs a donné, très tôt, le ton au match.

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Il y a neuf ans, presque jour pour jour, un des matches les plus violents de l'Histoire de la LNH a mis aux prises les Sénateurs d'Ottawa et les Flyers de Philadelphie.

Les arbitres ont décerné 419 minutes de pénalité durant ce match qui avait été présenté dans l'antre des Broadstreet Bullies. Un record qui tient toujours.

Presque tous les joueurs impliqués dans cette foire ont depuis quitté les Sénateurs et les Flyers. Ceux qui restent ont presque tout oublié. Pourtant, samedi après-midi, il y avait visiblement de l'hostilité dans l'air lorsque les deux clubs se sont retrouvés au Wells Fargo Center.

Les Flyers ont gagné ce match, 2-1. Après la partie, toutefois, la frustration chez les Sénateurs n'avait rien à voir avec leur incapacité à marquer des buts.

«Nous avons encaissé des coups douteux tout au long de la partie. Les arbitres auraient facilement pu se montrer plus sévères envers eux», a déclaré Daniel Alfredsson.

Le capitaine a lui-même été expulsé, au troisième tiers, après avoir asséné un double échec à Zac Rinaldo après un coup de sifflet.

Son entraîneur Paul MacLean a applaudi. «Nous n'allons certainement pas laisser les autres équipes nous marcher sur les pieds. Nous n'allons pas attendre que les arbitres se portent à notre défense. Nous pouvons très bien nous défendre tout seuls.»

Jakub Voracek et Wayne Simmonds ont marqué les deux buts des Flyers en deuxième période. Deux beaux buts, Ben Bishop n'a pas à rougir. Le géant gardien des Sénateurs a d'ailleurs effectué 39 arrêts dans cette partie. Il a fait face à 22 tirs durant le second engagement.

«Nous avons encaissé deux buts au terme de trop longues présences sur la patinoire de certains joueurs», croit MacLean.

Bishop a réussi à blanchir le très vorace capitaine Claude Giroux. Ce dernier avait quand même inscrit 12 points à ses six dernières parties.

Quand les Sénateurs allouent plus d'un but, ces jours-ci, ils sont dans le pétrin. Ils n'ont tout simplement pas les ressources nécessaires pour répliquer.

Samedi, Ilya Bryzgalov a quand même offert un petit cadeau à Marc Méthot. Il lui a permis de marquer son premier but avec les Sénateurs.

Mise en échec douteuse

C'est une mise en échec douteuse d'un plombier des Flyers qui a donné, très tôt, le ton au match.

Le défenseur américain Mike Lundin, qui venait d'être inséré dans la formation débutante après avoir passé cinq parties d'affilée, dans les gradins, a eu le temps d'effectuer deux petites présences sur la patinoire.

Au terme de la deuxième, alors qu'il essayait de pénétrer en zone adverse avec la rondelle, il a été durement frappé par Harry Zolnierczyk.

L'ailier gauche recrue a quitté la glace juste avant de lui donner un bon coup d'épaule. Lundin est demeuré conscient, mais il était flanqué d'un thérapeute lorsqu'il a quitté la patinoire. Il est rentré directement au vestiaire. Il n'est jamais revenu.

Il a subi une commotion cérébrale. Il ne sera pas de la partie, demain après-midi, contre les Islanders de New York.

Zolnierczyk a été chassé du match par les arbitres. Encore une fois.

Lors de sa dernière partie, on l'avait expulsé à la suite d'une autre charge vicieuse. Au même endroit, sur la patinoire du Wells Fargo Center, alors qu'il restait une trentaine de secondes à écouler à la troisième période, il a bien failli blesser sérieusement l'attaquant des Capitals de Washington Mathieu Perreault en sortant le genou.

Sur la glace, c'est Kaspars Daugavins qui s'est porté à la défense de son coéquipier. N'écoutant que son courage, il a jeté les gants pour la première fois depuis 2009. Il n'était clairement pas de taille pour son adversaire Rinaldo, un vrai dur qui s'était déjà bagarré à cinq reprises cette saison.

«Je n'ai pas eu la chance de le frapper parce qu'il a immobilisé mon bras droit au tout début du combat. Ce n'est pas grave. C'était une mise en échec vicieuse. Je devais défendre Lundy», tranche Daugavins.

Les Sénateurs ont obtenu une supériorité numérique de cinq minutes à la suite de cet incident. Ils n'en ont pas profité.

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