Erik Karlsson ratera le reste de la saison

Le directeur général des Sénateurs Bryan Murray.... (Simon Séguin-Bertrand, Archives LeDroit)

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Le directeur général des Sénateurs Bryan Murray.

Simon Séguin-Bertrand, Archives LeDroit

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Bryan Murray avait donné rendez-vous aux journalistes à 12h45 à la Place Banque Scotia. Il est arrivé pile à l'heure avec une bonne et une mauvaise nouvelle au sujet d'Erik Karlsson.

La mauvaise, on l'attendait. La saison du joueur de concession des Sénateurs d'Ottawa est terminée. Le médecin de l'équipe, Don Chow, l'a opéré jeudi matin afin de réparer un tendon d'Achille qui était déchiré à 70%. Même si tout s'est bien passé, il aura besoin de trois ou quatre mois pour s'en remettre.

Dans le meilleur des cas, il sera disponible durant la deuxième ronde des séries éliminatoires. À condition, bien entendu, que son équipe parvienne à se rendre jusque-là sans lui.

La bonne nouvelle, on l'espérait. «Nous nous attendons à ce qu'il y ait guérison complète», a déclaré le directeur général.

Soulagé?

«Évidemment! Nous nous croisons les doigts pour ce jeune homme. Nous désirons ardemment qu'il retrouve le niveau de jeu qu'il avait atteint avant de se blesser. Nous souhaitons qu'il redevienne un des meilleurs joueurs de toute la LNH. Il se trouvait peut-être au sommet de la pyramide avant l'incident. Nous lui souhaitons un retour en force pour le bien de l'équipe. C'est aussi ce qu'il mérite.»

Karlsson a passé la journée d'hier à se reposer. En fait, au lendemain de cette terrible soirée, où sa jambe gauche a été grièvement coupée par le patin gauche de l'agitateur des Penguins de Pittsburgh Matt Cooke, l'équipe au grand complet a obtenu congé.

Murray a été le seul à «affronter» la presse.

«Je peux vous confirmer qu'Erik est en colère. Il a eu des mots durs pour son agresseur après l'incident. Je le comprends. Les émotions peuvent parfois prendre le dessus dans notre domaine. Erik croit qu'il a été coupé par un patin qui n'aurait jamais dû se trouver à cet endroit. Il s'est blessé dans un jeu anodin. En plus, les arbitres auraient pu siffler quelques secondes plus tôt pour empêcher tout ça parce que la rondelle s'est retrouvée dans le filet protecteur.»

«Mais Erik va s'en sortir. Si je peux dire une seule chose à son sujet, c'est qu'il est fort. Fort et confiant.

«Mercredi soir, quand tout est arrivé, il était convaincu qu'il serait capable d'effectuer un retour au jeu après quatre ou cinq semaines de convalescence. Ce sera un peu plus long, malheureusement, mais nous sommes tous convaincus qu'il travaillera très fort pour nous revenir le plus tôt possible.»

Pas de sanctions

Sur l'heure du midi, on savait déjà que Cooke ne serait pas suspendu pour son geste. Très tôt, en matinée, le préfet de discipline de la LNH, Brendan Shanahan, a laissé savoir qu'il considérait que Karlsson a été victime d'un accident.

Murray n'est pas d'accord. Il a évoqué les nombreux incidents qui ont permis à Cooke de se forger une réputation de mauvais garçon sur la patinoire.

Il accepte cependant la décision sans rechigner. «De toute façon, nous n'avons rien à gagner à exiger qu'un joueur d'une autre équipe soit suspendu.»

«Des gens m'ont dit que c'est ainsi qu'on joue en défensive, de nos jours, dans la LNH. Les joueurs doivent immobiliser le corps de leurs adversaires et travailler avec leurs patins. Je ne peux pas dire que je vois des gestes du genre très souvent, mais bon. J'imagine que ce n'est pas très important.»

LES BLESSÉS CHEZ LES SÉNATEURS

Depuis le début de la saison, c'est l'hécatombe. Six joueurs de l'équipe et deux espoirs qui auraient pu être rappelés de Binghamton se trouvent présentement sur la liste des blessés.

Jared Cowen: opération à une hanche, saison compromise.

Mike Hoffman: clavicule fracturée, huit semaines d'absence.

Erik Karlsson: tendon d'Achille sectionné, trois à quatre mois.

Guillaume Latendresse: raideurs au cou, durée indéterminée.

Milan Michalek: entorse à un genou, au jour-le-jour.

Peter Regin: blessure au torse, au jour-le-jour.

Jason Spezza: hernie discale, durée indéterminée.

Mark Stone: fracture à un doigt, trois à quatre semaines.

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