MacLean demande à ses attaquants de foncer au filet

Zibanejad au centre du premier trio

Mika Zibanejad... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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Mika Zibanejad

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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Tous les gens qui se trouvaient à la Place Banque Scotia entre 11 h et 11 h 45, hier matin, savent désormais à quel point les ennuis à l'attaque des Sénateurs d'Ottawa préoccupent Paul MacLean.

On avait jamais entendu l'entraîneur-chef crier de cette façon. Pendant 45 longues minutes, sa grosse voix a résonné aux quatre coins de l'immense amphithéâtre. Il ne s'est pas accordé un seul moment de répit.

Lorsqu'il s'est présenté devant les journalistes, sur l'heure du midi, l'homme de 54 ans avait retrouvé son calme... et son sourire.

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« Je me suis comporté comme ça parce que c'était lundi. Je trouvais que c'était une belle journée pour travailler avec entrain », a-t-il déclaré.

Il a rapidement enchaîné, sur un ton un peu plus solennel. Il a rappelé aux reporters qu'il avait un message important pour ses joueurs. « Toute la journée, au fond, je n'ai fait que demander à mes joueurs de foncer au filet. »

MacLean est inquiet.

Quand Jason Spezza a décidé de subir une opération au dos, l'entraîneur a perdu un gros morceau. Ce n'était quand même pas la fin du monde. Il pouvait quand même toujours compter sur le gardien de buts le plus hot de toute la Ligue nationale de hockey.

Pour gagner de façon régulière, Craig Anderson a besoin que ses coéquipiers marquent au moins deux buts. Or, dans leurs cinq dernières parties, les Sénateurs en ont inscrit seulement sept.

L'équipe conserve pour l'instant sa place dans le top 8 de l'Association Est, mais si la tendance se maintient, ça ne durera pas longtemps.

Frustration

« Je serais incapable d'identifier l'élément ou les éléments qui font défaut, commente Daniel Alfredsson. Nous avons été impliqués dans un paquet de matches serrés. Nous ne pouvons certainement pas nous plaindre du travail de nos gardiens et nous jouons bien défensivement. Dans les circonstances, ne pas trouver une façon de gagner plus souvent, c'est frustrant. »

Foncer au filet. MacLean demande à ses joueurs de foncer au filet.

En poussant sa recherche de solutions un peu plus loin, l'entraîneur a remanié, une fois de plus, ses trios. Grosse modification du jour, Mika Zibanejad est de retour au centre. Au centre du premier trio, de surcroît. Il entreprendra le match de ce soir - contre les Sabres de Buffalo à la PBS - entre Alfredsson et Milan Michalek.

« À mon avis, Mika est meilleur au centre qu'à l'aile. Je ne pouvais pas l'utiliser à cette position dernièrement. Avec Peter Regin et Stéphane Da Costa, il y avait congestion », explique l'entraîneur.

Entre le rôle de centre et celui d'ailier, l'ancien premier choix ne voit pas une énorme différence. « Les responsabilités du centre sont un peu plus grandes dans le territoire défensif. Toutefois, quand nous traversons la ligne bleue adverse, nous devenons tous des attaquants », croit celui qui a inscrit un seul point lors de ses cinq dernières parties.

Son entraîneur croit qu'il peut faire une différence au centre. « Il est costaud, il est rapide, il peut foncer avec assurance dans le corridor du centre. »

Depuis son rappel de Binghamton, Zibanejad se révèle incapable de remplir un des rôles premiers du centre. Il a remporté seulement cinq des 26 mises en jeu dans lesquelles il a été impliqué. Ça lui confère un taux de réussite de 19, 2 %. Médiocre.

« Ça se passait plutôt bien dans la Ligue américaine, dit-il pour se défendre. Les joueurs de la LNH sont plus gros, plus forts. Je dois m'adapter. »

Au centre du deuxième trio, Kyle Turris jouera avec Colin Greening et Jakob Silfverberg.

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