Bishop attend patiemment son tour

Ben Bishop devra bien faire lorsqu'on fera appel... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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Ben Bishop devra bien faire lorsqu'on fera appel à ses services. Rien n'indique que les Sénateurs auront encore besoin de lui à la fin de la saison.

Patrick Woodbury, LeDroit

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(SUNRISE, FLORIDE) Le bonheur se lisait dans le visage des gardiens de but, hier, quand les Sénateurs d'Ottawa ont quitté la capitale pour aller terminer la semaine dans le Sunshine State.

Ça se comprend. N'importe qui serait content de fuir la vague de froid pour aller passer quelques heures dans un endroit chaud.

«Je pensais que j'avais connu le froid lors de mes années à l'Université du Maine. En réalité, je n'avais rien vu», s'est exclamé Ben Bishop.

Craig Anderson et lui avaient d'autres raisons, bien personnelles, de sourire d'anticiper le premier voyage de la saison en Floride.

Après avoir permis aux Sénateurs de remporter leurs deux premières parties de la saison, Anderson retrouvera avec joie sa femme et son fils. Ils ont choisi de ne pas rentrer à Ottawa immédiatement quand le lock-out a pris fin.

«En me retrouvant seul à la maison, j'ai pu passer beaucoup de temps avec mes coéquipiers. J'ai aussi passé beaucoup de temps au téléphone et je peux dire que je me suis ennuyé. C'est pourquoi je suis content de partir.»

Avec le retour du jeune Robin Lehner dans la Ligue américaine, Bishop sent pour sa part qu'on aura bientôt besoin de lui.

Avant de partir, hier, Paul MacLean a confirmé qu'Anderson obtiendra une deuxième chance de blanchir les Panthers de la Floride, ce soir.

Vingt-quatreheures plus tard, face au Lightning de Tampa, il pourrait fort bien accorder une soirée de congé à son gardien de buts numéro un.

«Quand je regarde notre calendrier, je constate que nous allons disputer cinq parties dans les sept prochains jours. Nous allons avoir besoin de tout notre monde», affirme l'entraîneur-chef.

Bishop a été la grande victime du ménage à trois gardiens de l'hiver 2013 à Ottawa. Tandis que Lehner secondait Anderson dans les deux premières parties, il mangeait du maïs soufflé avec les journalistes.

«C'est une réalité que les gardiens doivent accepter. Depuis le début de ma carrière, j'essaie constamment de prendre la place de quelqu'un d'autre», explique Bishop.

«Je me sens bien et j'ai hâte de jouer. J'ai pu me tenir en forme à Binghamton durant le lock-out. Je ne devrais donc pas être trop rouillé lorsqu'on fera appel à moi.»

Message à Lehner

Bishop a besoin de jouer et il doit bien jouer. Il sera joueur autonome avec compensation à la fin de la saison. Il pourrait fort bien avoir à déménager une fois de plus, parce que rien n'indique que les Sénateurs auront encore de la place pour lui.

Avant de souhaiter à Lehner la meilleure des chances à Binghamton, mardi, MacLean a bien pris soin de lui rappeler qu'il aura un jour sa place à la Place Banque Scotia. «Je lui ai dit de continuer à faire ce qu'il fait depuis le début de la saison. Robin a fait des pas de géant au cours de la dernière année. Il a clairement gagné en maturité. Je suis convaincu comme jamais qu'il a un bel avenir dans la Ligue nationale de hockey.»

Sur la patinoire, comme à l'extérieur, Lehner serait un homme plus patient qu'avant, selon MacLean. «Il a compris qu'il ne faut pas brûler d'étapes. Il a compris qu'à certains moments, dans une carrière de hockeyeur, il faut attendre son tour.»

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