Lehner se dit un homme transformé

Robin Lehner... (Étienne Ranger, LeDroit)

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Robin Lehner

Étienne Ranger, LeDroit

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Quand un gardien de buts maintient une moyenne de buts alloués de 1,63 alors que le mois de décembre se pointe le bout du nez, on peut arrêter de dire qu'il connaît un bon «début» de saison. On peut affirmer qu'il connaît une bonne saison, tout court.

C'est ce qui est en train de se produire avec Robin Lehner à Binghamton.

Là-bas, les Senators ont remporté leurs six dernières parties. Et ce n'est pas parce que l'attaque fonctionne à plein régime!

En entrevue téléphonique, hier, l'entraîneur-chef Luke Richardson a confirmé que Lehner est, de loin, le joueur le plus utile à son équipe.

«Il est encore meilleur que ses statistiques ne l'indiquent», s'est-il exclamé.

Quand on lui parle, Lehner insiste pour sa part pour dire qu'il est un homme transformé. Il rappelle qu'il a perdu 30 Livres durant la saison morte. Comme il est en meilleure forme physique, il est plus facile pour lui d'affronter les rigueurs du calendrier.

Lehner a gagné en maturité mentalement, aussi. À preuve, il a facilement évité le piège qu'on lui a tendu quand on lui a demandé s'il mérite de faire le saut dans la LNH immédiatement à la conclusion du lock-out.

«Je ne pense même pas à ça. Même pas une miette», affirme-t-il.

«De toute façon, je ne sais même pas si le conflit va finir par se régler. En fait, j'espère qu'il va finir par se régler pour tous les gens qui sont touchés de près ou de loin par ce conflit. Tout ça est en train de prendre des proportions ridicules, si vous voulez mon avis.»

«Si on m'offre une chance de jouer dans la LNH à la reprise des activités, j'ai bien l'intention de la saisir. Mais je me suis fait une idée. Je suis prêt à passer toute la saison dans la Ligue américaine. Je n'ai que 21 ans, vous savez. Je suis prêt à me montrer patient.»

Murray

Le directeur général des Sénateurs, Bryan Murray, était plutôt fier, lors de cette journée d'octobre où il a pu confirmer que Ben Bishop évoluerait à Binghamton durant le lock-out.

D'abord, il venait de s'assurer que son gardien de buts numéro deux serait en forme au début d'une saison écourtée.

Il offrait ensuite un rival de premier plan à Lehner dans les mineures.

Lehner, un fier compétiteur, a toujours eu le don de livrer ses meilleures performances quand il doit être à son meilleur chaque soir.

Deux mois plus tard, Lehner reconnaît que la présence de Bishop a contribué à créer un climat compétitif intéressant.

«Mais Bishop ne me pousse pas dans le dos autant que je me pousse dans le dos moi-même. Depuis mon arrivée en Amérique du Nord, je me suis presque toujours retrouvé dans un rôle de gardien de buts numéro deux et trois. J'ai été obligé de me battre chaque jour pour me frayer un chemin. Mais je ne me suis jamais battu contre mon partenaire. Quand je me bats, je me bats contre mes adversaires. Je suis en compétition constante avec la rondelle.»

En septembre, au camp d'entraînement à Binghamton, Lehner pensait qu'il serait difficile de remporter des matches de façon régulière avec une jeune équipe en début de saison.

Il affirme aujourd'hui que les succès des Senators sont une affaire d'équipe, même si les attaquants ne marquent pas souvent.

«On joue bien défensivement, assure-t-il. La preuve, c'est que j'ai affronté une ou deux échappées à peine depuis le début de la saison.»

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