Daniel Alfredsson n'a pas remporté le trophée Bill-Masterton à titre de joueur persévérant et dévoué. Les journalistes de la presse écrite lui ont préféré Max Pacioretty, du Canadien de Montréal.
Il n'a quand même pas quitté les mains vides. Quelques minutes plus tard, on lui a remis le trophée King-Clancy, pour ses qualités de leader et pour son implication communautaire.
«Je suis honoré. Je ne m'implique pas dans la communauté dans le but de remporter des trophées, vous savez. En tant que joueur un peu plus âgé, je crois qu'il est de mon devoir de montrer aux plus jeunes à quel point il est important d'aider les autres», a-t-il résumé.
Il n'a toujours pas pris sa décision quant à la saison prochaine.
L'autre membre de l'organisation qui était en lice pour l'obtention d'un trophée, Paul MacLean, n'a pas gagné. Il a terminé au troisième rang au scrutin de l'entraîneur-chef de l'année.
Le récipiendaire du trophée Jack-Adams, Ken Hitchcock, lui a quand même rendu un très bel hommage.
«Gagner le trophée n'est pas très important à mes yeux. Les deux autres finalistes ont accompli du très bon travail cette année. Autant que moi», dit-il.
«Je suis surtout content pour Mac. Je l'ai croisé pour la première fois dans les années 1990. Dans la défunte Ligue internationale, il travaillait à Peoria et j'étais à Kalamazoo. Chaque fois qu'on devait affronter son équipe, on avait l'impression de se retrouver en plein coeur des séries éliminatoires. Ce n'était jamais facile. À l'époque, j'étais convaincu qu'il deviendrait un des meilleurs entraîneurs au monde. Il lui a fallu beaucoup de temps pour atteindre son but, mais il a réussi et je suis très fier de lui.»
Un troisième membre de l'organisation des Sénateurs - qui se trouvait très loin de Las Vegas hier soir - a reçu un bel hommage.
Lorsqu'il est monté sur l'estrade pour accepter le trophée le plus prestigieux de tous - le Hart - en fin de soirée, Evgeni Malkine a salué Sergeï Gonchar.
«Je veux dédier ce trophée à un homme qui m'a pris sous son aile à mon arrivée aux États-Unis. Quand je ne parlais pas très bien l'anglais, quand je ne savais rien du style de vie nord-américain, Sergeï m'a tout montré. Il est mon meilleur ami et je me considère chanceux de le connaître.»
Pacioretty tourne la page
Pacioretty, lauréat du trophée Masterton, a conclu la soirée en rendant hommage à Alfredsson.
«J'aurais été amplement satisfait de me retrouver parmi les trois finalistes avec deux grands joueurs comme Daniel Alfredsson et Joffrey Lupul. Gagner, c'est en quelque sorte la cerise sur le sundae.»
Le courageux attaquant en puissance, qui est devenu ce printemps le premier joueur américain à connaître une saison de 30 buts dans l'uniforme du Canadien, a l'impression d'avoir complété hier soir un important chapitre de sa vie.
«Je n'aurai plus besoin de répondre à toutes ces questions sur ma blessure. Je peux enfin ranger tout ça dans mon passé.»
«Je vais maintenant me consacrer entièrement à la relance de notre équipe. Tous les changements qui ont été apportés à la direction, je trouve ça inspirant. Les anciens joueurs qui débarquent pourront nous communiquer leur passion de gagner.»