L'heure de la retraite a-t-elle sonné pour le capitaine des Sénateurs?

Alfredsson poursuit sa réflexion

Alfredsson s'apprête à quitter le Canada pour aller... (PATRICK WOODBURY, Archives LeDroit)

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Alfredsson s'apprête à quitter le Canada pour aller passer des vacances en famille dans sa Suède natale. Là-bas, il sera en mesure de se brancher.

PATRICK WOODBURY, Archives LeDroit

Sylvain St-Laurent
Le Droit

(Las Vegas) Daniel Alfredsson a brisé le silence, mardi, mais il n'avait rien de nouveau à dire. Il continue de réfléchir à son avenir. Il n'est toujours pas prêt à s'engager à disputer une 17e saison dans la LNH.

À 39 ans, le capitaine des Sénateurs se pose une importante question. Son corps est-il encore capable de résister aux rigueurs d'un programme d'entraînement estival?

Il pensait bien qu'il serait branché à cette période de l'année, mais un virus l'a ralenti.

«J'ai été malade pendant deux semaines et demie», a-t-il confié, à la veille de la cérémonie de remise des trophées individuels de la LNH.

«J'avais très mal à la gorge. J'ai passé cinq journées au lit sans trop manger. J'avais de la difficulté à avaler quoique ce soit. J'ai donc pris du retard. J'ai besoin d'un peu plus de temps.»

Quand il a croisé Bryan Murray, à Las Vegas, Alfredsson lui a demandé de se montrer encore patient.

Le directeur général lui a répondu de bien prendre son temps. Il n'est pas question, dit-il, d'ajouter de la pression sur les épaules d'un homme qui détient à peu près tous les records individuels de l'organisation des Sénateurs.

Alors que l'année scolaire tire à sa fin, Alfredsson s'apprête à quitter le Canada pour aller passer des vacances en famille dans sa Suède natale.

Là-bas, il sera en mesure de se brancher.

Ses garçons aimeraient qu'il dispute une autre saison. «Ils aiment bien côtoyer les autres joueurs dans le vestiaire après nos matches et après nos séances d'entraînement. J'essaie de leur expliquer qu'il n'est pas toujours facile pour un papa de passer autant de temps loin de la maison. J'ai l'impression de rater plein de moments importants dans leurs vies.»

Son épouse, Bibi, lui a donné sa bénédiction. S'il décide d'accrocher ses patins, elle sera heureuse de l'avoir à temps complet à ses côtés. S'il veut honorer la dernière année de son contrat, elle comprendra.

«J'ai discuté avec plusieurs retraités du hockey ces derniers mois. Chacun a son histoire à raconter. Certains me recommandent de continuer à jouer jusqu'au jour où on me mettra dehors à grands coups de pied au derrière. D'autres me disent qu'ils ont accroché leurs patins parce qu'ils ne ressentaient plus la même passion et qu'ils n'ont jamais regretté leur décision.»

«Tous leurs commentaires vont m'aider dans ma démarche.»

Plus de détails dans LeDroit du 20 juin ou sur ledroitsurmonordi.ca

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