Les Sénateurs veulent oublier la guigne du septième match

Lors de la dernière défaite en 7e match,... (PATRICK WOODBURY, Archives, LeDroit)

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Lors de la dernière défaite en 7e match, le 20 avril 2004 au Air Canada Centre de Toronto, Jared Cowen avait 13 ans.

PATRICK WOODBURY, Archives, LeDroit

Sylvain St-Laurent
Le Droit

(New York) C'est la statistique qui tue. Depuis leur grand retour dans la Ligue nationale de hockey, en 1992, les Sénateurs d'Ottawa n'ont jamais remporté le septième match d'une série.

L'équipe s'est retrouvée dans cette situation fatidique à quatre occasions. Elle s'est inclinée chaque fois.

Cela dit, seulement quatre des 26 joueurs qui ont quitté Ottawa en direction de New York hier après-midi ont déjà défendu l'honneur de la capitale canadienne dans un match numéro sept.

Lorsque le plus récent échec a été encaissé, le 20 avril 2004 au Air Canada Centre de Toronto, Jared Cowen fréquentait une école secondaire de la région de Saskatoon. Il avait 13 ans.

«C'est pourquoi cette statistique ne veut rien dire pour nous», a répondu le jeune géant qui a fêté ses 21 ans en janvier.

«Ce qui est arrivé dans le passé ne veut plus rien dire. Nous représentons la même organisation, mais nous formons une équipe complètement différente. Toutes les comparaisons sont boiteuses. Le fait que les Sénateurs n'ont jamais remporté un septième match ne veut pas dire qu'ils ne pourront jamais en gagner un», a pour sa part ajouté le très sage Erik Condra.

Il y a donc eu beaucoup de changements dans la formation des Sénateurs au cours des huit dernières années.

L'équipe n'est plus dirigée de la même façon, non plus.

Les quatre revers encaissés dans des matches numéro sept sont survenus durant le règne de Jacques Martin.

Celui qui occupe aujourd'hui son ancien bureau, Paul MacLean, a connu une fort belle carrière de joueur avant de se lancer dans le coaching.

Pourtant, il n'a pas souvent eu l'opportunité de participer à un match numéro sept.

«Nous étions chanceux de nous rendre au match numéro quatre», a-t-il lancé avec humour, hier matin.

Son équipe au début des années 1980, les Jets de Winnipeg, a souvent eu le malheur d'affronter les Oilers d'Edmonton de Wayne Gretzky en première ronde...

MacLean n'est pas trop certain de ce qu'il dira lorsqu'il se présentera devant ses joueurs, ce soir, dans le vestiaire des visiteurs au Madison Square Garden.

Le moment venu, il n'aura probablement pas besoin de livrer un grand discours pour enflammer ses joueurs.

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