Les Sénateurs échappent une avance de trois buts... et gagnent en tirs de barrage

Les Sénateurs tentaient de remporter un premier match... (Photo : Tim Shaffer, Reuters)

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Les Sénateurs tentaient de remporter un premier match à Philadelphie depuis le 10 décembre 2009. Les Flyers leur ont ouvert la porte tout grand, en leur permettant de se forger une avance de trois buts dès la première période.

Photo : Tim Shaffer, Reuters

Sylvain St-Laurent
Le Droit

(Philadelphie) Jason Spezza a poussé un gros soupir de soulagement, samedi après-midi, en marquant son deuxième but de la journée lors des tirs de barrage.

Ce but a permis aux Sénateurs d'Ottawa d'aller chercher un gros deuxième point, sur la route, contre les Flyers de Philadelphie.

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Un deuxième point qui leur redonne -- temporairement -- une avance de quatre points au septième rang du classement de l'Association Est.

Ce but décisif permet surtout aux Sénateurs d'oublier qu'ils ont échappé une avance de trois buts dans cette rencontre.

«Il y a des jours où on peut se contenter d'une défaite en fusillade. Pas aujourd'hui. Nous aurions été très déçus de quitter Philadelphie avec un seul point. Il fallait remporter cette partie», a déclaré le centre, au terme d'un match remporté 4-3 par son équipe.

Les Sénateurs tentaient de remporter un premier match à Philadelphie depuis le 10 décembre 2009. Les Flyers leur ont ouvert la porte tout grand, en leur permettant de se forger une avance de trois buts dès la première période.

Pour être plus précis, Sergeï Bobrovsky leur a ouvert la porte tout grand.

Appelé à remplacer l'éclopé Ilya Bryzgalov, le gardien de buts numéro deux des Flyers a réussi à mettre la foule du Wells Fargo Center en rogne.

Il a laissé passer trois des 12 premiers tirs des Sénateurs.

On pouvait facilement lui pardonner le premier but, marqué par Jason Spezza. Le deuxième, passe encore. Le lancer de Daniel Alfredsson était si puissant qu'il a fracassé le bâton de Pavel Kubina sur son chemin.

Le troisième but, marqué par Chris Neil, était inexcusable.

À l'autre bout de la patinoire, Craig Anderson brillait.

Claude Giroux en échappée? Bloqué. Deux lancers consécutifs de Jaromir Jagr dans l'enclave? Deux autres arrêts. Scott Hartnell oublié dans l'enclave? Aucun problème.

Une théorie qui circule veut qu'une avance de 3-0, au hockey, c'est très dangereux.

«Et puis, on ne méritait pas vraiment de mener par trois buts», reconnaît Spezza.

Les Flyers ont mis exactement 17 minutes et 17 secondes à combler l'écart au retour du premier entracte.

Devant le filet où Bryzgalov avait alloué trois buts au premier tiers, Anderson a flanché trois fois à son tour.

Le momentum a commencé à basculer lorsque Wayne Simmonds a fait dévier une rondelle dans le filet... avec son visage.

L'attaquant en puissance a été obligé de rentrer au vestiaire après avoir inscrit ce but accidentel. Lorsqu'il a récupéré sa place au banc des joueurs, les préposés à l'équipement des Flyers avaient installé une visière sur son casque.

Sean Couturier et Braydon Coburn ont inscrit les deux buts qui ont permis de niveler la marque avant la deuxième pause.

«Nous aurions facilement pu baisser la tête après la deuxième. Ce n'est pas notre genre. La ténacité, c'est un peu notre marque de commerce cette saison. Nous avons le don de faire des choses stupides sur la glace. Nous trouvons toujours une façon de réparer nos erreurs», croit Alfredsson.

«Après la deuxième période, les vétérans ont pris la parole dans le vestiaire pour demander aux jeunes de ne pas céder à la panique. Nous leur avons rappelé que nous étions toujours dans une bonne situation, nez-à-nez avec les Flyers après 40 minutes.»

L'entraîneur-chef de Philadelphie, Peter Laviolette, a résisté à la tentation d'envoyer le troisième gardien de l'organisation, Jason Bacashihua, dans la mêlée.

Le changement aurait été futile. Tandis que les Flyers reprennaient le contrôle, en deuxième, Bobrovsky n'avait que des arrêts de routine à effectuer.

Paul MacLean s'est senti obligé de modifier ses trios afin de secouer son attaque en fin de match.

Alfredsson a terminé la partie avec Spezza et Milan Michalek. Neil a obtenu une belle promotion, complétant la rencontre avec Nick Foligno et Kyle Turris.

«Kyle a joué un très bon match dans son ensemble, a d'ailleurs souligné l'entraîneur-chef Paul MacLean. Laviolette voulait lui opposer Claude Giroux. Ça ne me posait aucun problème. Je me sens à l'aise d'envoyer Kyle sur la patinoire contre n'importe qui.»

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