Comme cette soirée de jeudi où Chris Phillips a marqué deux buts, dont celui de la victoire de 4-3 contre Nashville et Mike Fisher, à l'occasion de son 1000e match en carrière dans la LNH.
Le défenseur à caractère défensif mettait ainsi fin à une disette de 74 parties sans compter et il a aussi amélioré une statistique particulièrement intéressante : depuis ses débuts en 1997, les Sénateurs ont une fiche de 43-9-6 lorsque leur numéro 4 compte au moins un but, un dossier qui défie aussi toute explication logique.
« Je n'ai aucune idée pourquoi c'est comme ça, mais c'est une excellente statistique... J'imagine que c'est plus facile qu'elle paraisse bien quand c'est un échantillon d'une soixantaine de matches, ce n'est pas comme pour un gars qui a compté 300 ou 400 buts en carrière », confiait Phillips hier, au lendemain de sa soirée magique.
Une douzaine d'heures plus tard, l'équipe a souligné la carrière du tout premier choix au repêchage de 1996 en dévoilant une murale derrière la section 101 de la Place Banque Scotia, en présence des membres de sa famille. Ceux-ci seront également invités sur la glace cet après-midi lors d'une cérémonie lui rendant hommage avant le match de « Hockey Day in Canada » contre les Oilers d'Edmonton qui confluera ce séjour à domicile de cinq parties.
Cette célébration de la carrière de l'Albertain de 33 ans survient près d'un an après que l'équipe a étudié la possibilité de l'échanger à la date limite des transactions, alors qu'il allait devenir un joueur autonome sans compensation à l'été. Finalement, il avait accepté une légère diminution de salaire le matin de la date fatidique, paraphant une prolongation de contrat de 9,25 millions $ pour trois ans, afin de demeurer à Ottawa, où il a rencontré son épouse Erin, avec qui il a trois enfants.
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