Bryan Murray confirme l'embauche de l'ancien adjoint de Mike Babcock

Paul MacLean à la barre des Sénateurs

Le nouvel entraîneur des Sénateurs d'Ottawa, Paul MacLean... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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Le nouvel entraîneur des Sénateurs d'Ottawa, Paul MacLean

Patrick Woodbury, LeDroit

Paul MacLean a attendu longtemps sa chance de devenir entraîneur-chef d'un club de la LNH et il pense que les Sénateurs d'Ottawa vont être les grands bénéficiaires de sa patience. Le neuvième entraîneur de l'histoire moderne des Sénateurs a été présenté à la presse locale hier matin et même s'il a sué à grosses gouttes au cours de sa conférence de presse, il a paru bien à l'aise sous les feux des projecteurs, bien plus que son prédécesseur Cory Clouston pouvait l'être en tout cas.

« Après une piètre saison, le besoin de changement était évident. Le processus d'entrevues des différents candidats m'a donné une bonne perspective sur nos joueurs et notre organisation, et je dois dire qu'il y avait plusieurs excellents candidats. Mais je trouve que Paul remplit bien le profil désiré, il a été un joueur, un entraîneur-chef et un entraîneur adjoint dans la LNH, il a été un gagnant partout où il est passé. Il apporte de l'énergie, de l'expérience et de l'expertise, de même que des habiletés à travailler avec les gens, probablement la chose la plus importante », a déclaré le directeur général Bryan Murray d'entrée de jeu, en guise de présentation de l'entraîneur de 53 ans qui a signé un contrat de trois ans.

Connexion locale

Le bras droit de Mike Babcock lors des huit dernières années, deux à Anaheim et les six dernières à Détroit, débarque en terre connue dans la capitale nationale puisqu'il a joué une saison avec les Olympiques de Hull à la fin des années 1970. En plus, il a un frère et une soeur qui y habitent.

« J'ai soupé avec eux [lundi] et je leur ai dit que leur vie allait maintenant changer pas mal. Moi, les discussions au sujet de l'équipe ne m'affecteront pas... Je vais être à l'aréna en train de travailler afin de tenter d'améliorer cette organisation un petit peu plus à chaque jour », a commenté MacLean, qui est âgé de 53 ans.

Au fil des années, celui-ci avait été candidat pour différents postes d'entraîneur-chef dans la LNH, notamment avec les Blue Jackets de Columbus l'an dernier, mais si on remonte aussi loin qu'en 1997, les Blues de St. Louis lui avaient préféré Joel Quenneville.

« Je suis un gars assez patient, je comprends qu'il n'y a que 30 de ces emplois disponibles. Il y a plusieurs gars comme moi, qui pensent qu'ils ont ce qu'il faut pour être un entraîneur-chef dans la LNH et ils regardent et attendent une chance. Je suis très humble d'obtenir cette chance, j'ai déjà été en lice et je ne l'avais jamais obtenue. C'est une bonne journée aujourd'hui », a-t-il noté.

Murray a indiqué que son nouvel employé venait avec une très forte recommandation de Babcock, l'entraîneur-chef des Red Wings. « Mike était bien prêt à partager de l'information et lorsque nous avons parlé de Paul, il a confirmé ce que je pensais savoir à son sujet, qu'il a une bonne présence, une bonne personnalité, il est prêt à parler et à partager avec les joueurs. Mettez tout ça ensemble et en fin de compte, il était certainement le bon choix », a noté Murray.

Inspiré par les Red Wings

MacLean n'a pas caché qu'il aimerait que les Sénateurs empruntent des éléments du système de jeu de son ancien club pendant son règne. Notamment, il veut qu'ils adoptent leur philosophie de contrôle de la rondelle.

« Nous voulons avoir la rondelle, c'est bien mieux de jouer quand vous avez la rondelle que lorsque vous devez courir après. Je ne dis pas que nous allons jouer à la façon des Red Wings, mais nous allons jouer avec un bon rythme, un bon tempo, patiner sur 200 pieds. Et si vous avez la rondelle, vous pouvez dicter ce qui va se passer », a-t-il expliqué.

Le propriétaire des Sénateurs Eugene Melnyk n'était pas présent hier, étant à Londres pour des courses de chevaux. Mais il a fait la déclaration suivante par voie de communiqué : « Paul représente une portion importante du changement que nous devions apporter à notre club de hockey... Bryan et moi étions d'accord sur le fait qu'il était important de trouver une personne qui est un excellent communicateur, qui peut établir facilement un solide contact avec nos jeunes joueurs et qui possède une expérience solide et reconnue pour gagner des matches et des coupes Stanley dans la LNH. Paul représente tout cela et je suis heureux de l'accueillir dans notre organisation des Sénateurs », a-t-il dit.

L'importance de communiquer

La communication avec les joueurs est certes un point sur lequel Paul MacLean est revenu souvent hier, lui qui disait bien aimer le mélange de vétérans qui ont atteint la finale de la coupe Stanley en 2007 et de jeunes espoirs, dont ceux qui viennent de gagner une coupe Calder dans la Ligue américaine.

« Il est important que je parle à ces joueurs et aux gens au sein de l'organisation pour créer un respect mutuel, a-t-il souligné. Mon curriculum vitae parle de lui-même, ce que j'ai fait comme joueur, entraîneur-chef et entraîneur adjoint... Mais il est important que les joueurs et les entraîneurs communiquent. Il est important de leur donner du pouvoir et de les convaincre d'investir dans ce que vous voulez réaliser. Ce n'est pas moi contre eux, ce sont les Sénateurs d'Ottawa contre le reste de la LNH et nous devons travailler ensemble pour atteindre notre objectif. »

MacLean a aussi ajouté qu'il aimait bien le vétéran gardien Craig Anderson, que les Wings ont affronté souvent lorsqu'il était au Colorado et qui est sous contrat pour quatre ans pour tenter de mettre un frein à la réputation de cimetière de gardiens de la capitale.

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