Selon Chris Neil

Dany Heatley serait toujours le bienvenu

Dany Heatley et Chris Neil... (Archives, LeDroit)

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Dany Heatley et Chris Neil

Archives, LeDroit

Sylvain St-Laurent
Le Droit

Chris Neil ne comprend tout simplement pas Dany Heatley.

Heatley veut absolument quitter Ottawa. Neil avait l'opportunité de le faire le mois dernier. Il était joueur autonome sans compensation et au moins trois équipes lui ont offert un contrat. Il a passé un coup de fil au directeur général Bryan Murray, à la toute dernière seconde, pour le supplier de lui conserver une place chez les Sénateurs.

« Les avantages de jouer à Ottawa sont vraiment plus nombreux que les inconvénients », souligne-t-il.

« Nous avons d'incroyables partisans et l'organisation est solide. Les employés sont prêts à faire n'importe quoi pour les joueurs. Quand je recevais des offres d'autres équipes, je pensais à cela et ça me donnait envie de rester. Je sais que je ne suis pas le seul jouer à penser ainsi. »

Heatley ne fait cependant pas partie de ce groupe. Aux dernières nouvelles, la direction des Sénateurs essayait toujours de l'échanger.

Si cela s'avérait impossible, Neil croit qu'il sera toujours le bienvenu dans le vestiaire, cet automne.

« Les médias et les partisans sont beaucoup plus rancuniers que les joueurs », dit-il.

Le policier des Sénateurs n'exigerait pas d'excuses. Des explications sur son comportement et sur ses agissements au cours des derniers mois, en revanche, seraient appréciées.

« Je n'ai pas cherché à joindre Dany. Quand la saison prend fin, nous savons tous qu'il aime passer du temps seul. Nous passons tellement de temps ensemble durant l'hiver... Durant l'été, certains joueurs ont besoin de prendre leurs distances. Habituellement, il se présente à Ottawa quelques jours avant le début du camp d'entraînement et il est prêt à reprendre le collier. En ce qui me concerne, s'il est prêt à travailler fort quand il enfilera son gilet des Sénateurs à nouveau, je serai satisfait. »

Neil connaît Heatley depuis bientôt quatre ans. Il juge qu'il a toujours été un très bon coéquipier.

Il est convaincu que son présumé différend avec l'entraîneur-chef Cory Clouston peut se régler.

« Quand t'as un problème avec le coach, tu n'as qu'à en parler avec le coach. Tu veux passer plus de temps sur la patinoire ? Dis-le au coach. Nous avons une politique de portes ouvertes en tout temps à Ottawa. Tout le monde est à l'aise quand vient le temps de parler avec Cory. Je ne vois pas pourquoi ce serait différent pour lui », résume-t-il.

Chris Neil a fêté ses 30 ans à la mi-juin et il sera bientôt papa pour la deuxième fois.

Quand le camp d'entraînement se mettra en branle, en septembre, il n'aura pas trop à se soucier de Heatley. S'occuper de son propre rendement lui donnera suffisamment de travail.

Même s'il a été obligé de supplier Murray, il a réussi à lui soutirer un contrat de quatre ans d'une valeur de huit millions $ US.

Ce n'est quand même pas mauvais, pour un joueur qui a marqué seulement trois buts la saison dernière.

« J'ai connu une mauvaise saison à l'image de la saison de mon équipe », indique-t-il.

« La direction sait à quoi s'attendre. Je vais me présenter au boulot avec la même attitude chaque soir et je vais me défoncer. Je ne vais peut-être pas marquer 20 buts la saison prochaine, mais je vais écraser beaucoup d'adversaires contre la rampe », complète celui qui a quand même dominé la LNH avec 288 mises en échec, en 2006-07.

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