Gudbranson, la recrue, gagne le respect

Le défenseur Erik Gudbranson a été sélectionné au... (Photo: André Pichette, La Presse)

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Le défenseur Erik Gudbranson a été sélectionné au troisième rang par les Panthers de la Floride lors du dernier repêchage.

Photo: André Pichette, La Presse

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(SUNRISE, FLORIDE) Erik Gudbranson a vécu un véritable retour en adolescence cet automne. Durant le lock-out, le défenseur franco-ontarien s'est installé dans la maison de ses parents, à Orléans.

Il a fait un paquet de choses qu'un ado fait. Il a passé, par exemple, énormément de temps au téléphone.

À un certain moment, cet automne, Gudbranson a senti le besoin de passer un coup de fil à tous ses coéquipiers. Il venait de subir une délicate intervention chirurgicale à une épaule et il voulait que chacun sache qu'il ne s'était pas blessé en tentant de soulever des haltères. Il a plutôt été victime d'un bête accident de wakeboard sur le lac Ontario.

Ses coéquipiers étaient éparpillés aux quatre coins de la planète. Les frais d'interurbains ont sans doute été très élevés.

«Ces gars-là sont mes collègues de travail. Je ne voulais certainement pas leur cacher de l'information», explique le colosse 21 ans.

«Je suis quand même assez respecté dans le vestiaire des Panthers. On me respecte parce que je suis un homme honnête. Quand je me suis blessé, j'ai tout de suite contacté notre directeur général Dale Tallon et je lui ai tout expliqué. Il ne me servait à rien de mentir. En contactant mes coéquipiers, je voulais leur prouver que j'avais beaucoup de respect pour eux», ajoute-t-il.

Le message semble avoir été bien reçu.

Voué à un brillant avenir

«Généralement, quand un gars prend le temps d'appeler tous ses coéquipiers, ce n'est pas pour leur parler d'une blessure. Quand un gars fait le tour, c'est qu'il a des choses assez sérieuses à expliquer. Ça faisait quand même du bien de recevoir des nouvelles d'Erik. C'est un bon kid. Il a un brillant avenir», affirme Brian Campbell, un vétéran de 33 ans qui occupe le casier voisin de Gudbranson au BB & T Center.

Gudbranson a subi son opération, il s'est excusé. Quand le lock-out a pris fin, il est rentré en Floride où il a recommencé à s'entraîner avec ses coéquipiers. Mais il n'a toujours pas eu la chance de les rejoindre dans un match.

Il aimerait effectuer son retour au jeu au début du mois de février.

«Je ne suis pas encore à 100% mais ça s'en vient, dit-il. Je contrôle bien peu de choses, mais j'essaie de tout faire correctement. Je mange de bonnes choses, je dors bien, je me présente à tous mes rendez-vous... Grâce à tout cela, je m'améliore un peu chaque jour.»

Quand il pourra enfin regagner son poste dans la formation débutante, le défenseur qui a été le troisième joueur choisi lors du repêchage de 2010 remerciera ses parents pour leur hospitalité et pour leur rigidité cet automne.

«J'avais besoin de passer ma convalescence à la maison, dit-il. Mes parents ne laissaient rien passer. Vous allez peut-être penser que je suis un grand enfant, mais ça me faisait du bien d'entendre mon père me dire de me lever pour aller au gym. Il me demandait chaque jour si j'avais bien fait mes exercices, si j'avais bien mangé, si j'avais pris le temps de m'exercer au maniement de la rondelle dans le sous-sol...»

Erik Gudbranson s'est aperçu qu'il n'est pas toujours facile de retourner vivre chez papa et maman.

«Vers la fin, il était grand temps que je parte. J'étais en train de rendre ma mère complètement folle», rigole-t-il.

«Mais j'ai pu passer Noël avec ma famille. C'était sensationnel.»

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