«Ouais. J'en ai reçu quelques-unes», reconnaît presque timidement Claude Giroux.
Pour l'instant, le «magicien franco-ontarien» demeure chez lui, à Ottawa. Il n'a pas répondu officiellement aux différents clubs qui l'ont sollicité.
Ça pourrait changer bientôt.
«Pour être franc, je voulais attendre un peu avant de prendre une décision», dit-il.
«Mais là, j'ai juste envie de jouer au hockey. Je commence à trouver le temps long ici. Je n'ai rien d'autre à faire que m'entraîner. Je veux participer à des matches de hockey. Je veux retrouver ce petit rush qu'on ressent à l'approche d'un gros match de hockey. Je n'ai pas l'habitude de rester inactif et je peux vous confirmer que je ne trouve pas cela très amusant.»
Quand il s'exprime publiquement, Giroux se contente habituellement de parler de trucs qui le concernent directement. Et il demeure prudent.
Hier, il a un peu dérogé à ses habitudes pour parler des propriétaires d'équipes de la LNH qui l'ont récemment mis en lock-out.
«Ils n'ont pas l'air très préoccupés par l'annulation partielle des camps d'entraînement. C'est ce qui m'enrage le plus en ce moment. Peut-être qu'ils sont comme nous. Peut-être qu'ils ont hâte au retour du hockey. En ce moment, je dirais que ça ne paraît pas.»
Giroux essaie de chasser l'ennui en passant beaucoup de temps avec ses parents et avec ses amis.
Il ne consacre pas trop d'énergie au jeu vidéo dont il est le porte-étendard. «Rien à faire. Je ne suis pas bon là-dedans.»
Son agent l'aide à planifier son prochain coup.
S'il doit quitter vers l'Europe afin de poursuivre sa carrière, il préférerait évidemment se retrouver dans une ville dynamique où il fait bon vivre. Mais le confort ne sera pas nécessairement son premier critère de sélection.
Le troisième meilleur marqueur de la LNH en 2011-12 veut d'abord et surtout évoluer dans une bonne ligue. Une ligue où la compétition sera forte.
«Quand la LNH reprendra ses activités, je veux être en grande forme. Pour être en forme, je dois évoluer dans une ligue de haut niveau», complète-t-il.
Perte de vitesse
S'il reste à Ottawa, Giroux pourra continuer à effectuer des apparitions ponctuelles au camp des lock-outés.
Mais le camp des lock-outés risque de perdre un peu de vitesse à compter de maintenant.
Ces dernières semaines, un groupe d'environ 35 patineurs ont participé aux séances d'entraînement dirigées par l'ex-joueur John Chabot.
Environ la moitié devraient quitter Ottawa dans les prochaines heures, afin de se rapporter au camp d'entraînement des Senators de Binghamton.
«C'est excitant», confiait hier matin le jeune vétéran des ligues mineures Patrick Wiercioch.
«Nous ne sommes pas nécessairement contents d'être cédés au camp d'entraînement des ligues mineures. Nous sommes contents de savoir que nous allons bientôt avoir la chance de participer à des vraies parties. L'été a été assez long à mon goût», précise celui qui a été repêché en deuxième ronde par les Sénateurs en 2008.
À sa troisième saison à Binghamton, Wiercioch évoluera avec les recrues Jakob Silfverberg, Mark Stone et Mika Zibanejad.