Le célèbre numéro 4 des Bruins de Boston est de passage à Ottawa jusqu'à demain pour prendre part à un camp de hockey pour jeunes organisé par Chevrolet. Il s'estime donc bien mal placé pour donner des conseils au capitaine des Sénateurs Daniel Alfredsson alors que sa décision de prendre ou non sa retraite a été un des principaux sujets de conversation tout l'été dans la capitale, et que celle-ci est toujours attendue.
« En premier lieu, c'est une décision personnelle que Daniel va prendre lui-même, en collaboration avec sa famille. Vous et moi, nous sommes mal placés pour lui dire quoi faire. Ce serait mal vu de mettre de la pression sur lui, il en a fait suffisamment au cours de sa carrière dans la LNH et avec les Sénateurs d'Ottawa. C'est sa décision, pas la mienne », a-t-il confié en entrevue avec LeDroit hier soir, avant de rencontrer des clients privilégiés d'un concessionnaire d'Ottawa.
« La grande différence entre lui et moi, cependant, c'est qu'il est encore capable de jouer. Ce n'était pas mon cas. Il demeure un des meilleurs joueurs de la ligue et s'il s'en va, il va manquer à la ligue, aux Sénateurs et à leurs partisans », ajoutait cependant Orr.
En sa capacité d'agent de joueurs, celui qui a été intronisé au Temple de la renommée dès l'année de sa retraite surveille de près ce qui se passe dans la LNH, ainsi que chez les Sénateurs car il représente le centre Jason Spezza. L'arrière à caractère offensif qu'il était - 270 buts, 975 points en seulement 657 parties - a aussi surveillé de près le défenseur Erik Karlsson, qui a remporté le trophée Norris dont il avait été le récipiendaire à huit reprises. « Lui (Karlsson), c'est le fun de le voir aller », lance-t-il avec admiration.
Orr a bien aimé voir Spezza se hisser à nouveau parmi les meilleurs compteurs de la LNH la saison dernière, faisant taire la plupart des critiques à son endroit à l'effet qu'il commet trop de revirements.
« Il a vraiment connu une belle croissance comme joueur, il a fait beaucoup de chemin et je suis bien content pour lui. Il est un gars qui aime beaucoup ce sport, il va continuer à progresser, j'en suis convaincu. Les gens ont parfois été durs avec lui, mais il s'est bâti une carapace et il comprend que ça vient avec le territoire quand vous jouez au Canada, les amateurs sont très passionnés », note la fierté de Parry Sound, en Ontario.
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