Le maire Marc Bureau était visiblement fier d'accueillir le hockeyeur des Flyers de Philadelphie dans son « club sélect » hier avant-midi... même s'il avait oublié le numéro du dossard de son « ambassadeur hors pair ».
Le Gatinois ne lui en a pas tenu rigueur. Il lui a même offert un chandail aux couleurs de son équipe de la Pennsylvanie. « J'ai un cadeau pour monsieur de maire. Ça va peut-être lui rappeler mon numéro 48 ! Maintenant que je suis dans le livre d'or, il faudrait peut-être que je lui parle pour qu'il modifie les couleurs de la ville à l'orange ! », a lancé le hockeyeur de 34 ans en s'adressant à une foule près de la Maison du citoyen en marge des activités qui entourent la 10e Classique Daniel Brière au profit des enfants de la région.
Les années passent et sa classique prend de l'ampleur. Depuis deux ans, elle se déroule maintenant sur deux jours en raison du tournoi de poker qui s'est tenu hier soir au Casino du Lac-Lemay. Le tournoi de golf disputé se mettra en branle ce matin avec 216 golfeurs au club des Hautes-Plaines. Au fil des ans, plus de 600 000 $ ont été amassés pour les jeunes de la région, dont 200 000 $ lors des deux dernières éditions. La fondation Daniel Brière a versé la majorité de sa récolte à la clinique de pédiatrie Le COPAIN du CSSS de Gatineau.
En plus de sa classique, Daniel Brière est également associé au complexe sportif Branchaud-Brière qui est en construction près de la polyvalente Nicolas-Gatineau. Il est le président d'honneur du tournoi bantam Royal-Brassard mené par son ami Alain Brisson. Il est aussi actionnaire de l'Armada de Blainville-Boisbriand.
À 34 ans et avec trois saisons à écouler à son lucratif contrat de huit ans avec les Flyers, on sent que le Gatinois prépare tranquillement son après carrière. Prévoit-il revenir à Gatineau lorsqu'il aura accroché ses patins ?
« Honnêtement, je n'y ai pas encore pensé. J'ai beaucoup d'attaches à Gatineau. J'ai une maison ici. Ma famille est ici. Ma soeur et mon beau-frère commencent leur famille. J'ai mon tournoi de golf, mais je suis très chanceux d'avoir toute une équipe derrière moi. J'ai la partie facile. Presque tout le travail est fait par un comité pendant que je suis à Philadelphie. Toutes mes énergies sont axées sur ma carrière. Je sais qu'il ne me reste pas 10 ans. »
Avec trois ans à faire à son contrat, Brière assure que la retraite n'est pas pour demain.
« Je vais prendre ça année par année, mais présentement, mon corps tient le coup. Je me sens encore tout jeune. Mes dernières années ont été superbes. J'essaie de faire durer le rêve le plus longtemps possible. Je suis privilégié et j'essaie d'en profiter. »
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