Méthot attend d'en savoir plus

« Je vais attendre une couple de jours et... (Patrick Woodbury, Archives Le Droit)

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« Je vais attendre une couple de jours et voir ce qui va se passer avant de parler de la nouvelle à qui que ce soit », a écrit le défenseur Marc Méthot, repêché par les Golden Knights de Vegas.

Patrick Woodbury, Archives Le Droit

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VEGAS - Pour connaître les états d'âme de Marc Méthot après sa sélection par les Golden Knights de Vegas mercredi, il faudra attendre encore un peu.

Dans un échange de textos avec le Droit, le défenseur franco-ontarien qui a toujours été très accessible avec les médias de son patelin a indiqué qu'il attendra de voir ce qui va se passer au cours des prochains jours alors que des rumeurs l'envoient sous d'autres cieux d'ici, possiblement en marge du repêchage de vendredi et samedi à Chicago.

Déjà tard mercredi, les Stars de Dallas auraient manifesté un intérêt pour ses services, mais comme avec les Sénateurs, qui ont refusé de verser un premier choix en 2018 pour protéger Méthot, le DG des Knights George McPhee se faisait trop gourmand aux goûts de son homologue Jim Nill, offrant le défenseur et son premier choix (6e au total) pour grimper au troisième rang de l'encan amateur de vendredi.

« Je vais attendre une couple de jours et voir ce qui va se passer avant de parler de la nouvelle à qui que ce soit. J'attends de voir ce qui va se passer », a-t-il écrit.

La plus grande crainte des partisans des Sénateurs serait de voir l'arrière qui a fêté ses 32 ans mercredi, ironiquement, passer à un des grands rivaux du club, les Canadiens de Montréal ou les Maple Leafs de Toronto.

De ce côté, ils n'ont rien à craindre puisque Le Droit a obtenu confirmation de source sûre que ces deux formations se retrouvent sur une liste de 10 équipes auxquelles Méthot refuserait une transaction, droit négocié dans son contrat auquel il reste deux autres saisons à un salaire annuel de 4,9 millions $ par saison.

Entrevue avec la station de radio TSN 1200, son agent Andy Scott a déclaré que son client était fort déçu de voir son séjour de cinq ans dans son patelin prendre fin de cette façon, mais qu'il commence à se faire l'idée d'aller jouer ailleurs.

« Il est évidemment déçu qu'une entente n'ait pu être négociée. J'ai parlé à Pierre (Dorion) pas mal quotidiennement lors des derniers cinq ou six jours pour essayer de voir comment ça s'enlignait. Un échange n'a pu être conclu et Marc a été sélectionné, donc il se retrouve dans une situation qui n'était pas souhaitée, mais il réalise que le hockey est une business. Il adorait jouer devant les gens de sa ville, sa famille, lui et sa conjointe attendent un bébé. Il aurait voulu continuer à la maison, où il était à l'aise, mais il y a aussi une autre opportunité qui se présente maintenant. Il se réchauffe à cette idée », a indiqué Scott, de la firme Octagon.

Celui-ci n'avait pas eu trop d'indications de George McPhee quant à la suite des choses. 

« Tout le monde garde ses cartes près de leur poitrine présentement, il y a beaucoup d'inconnu. Je pense que Marc pourrait avoir un rôle important de leader avec l'équipe de Las Vegas, il est au sommet de sa carrière, les séries l'ont bien montré. Je pense que Vegas va examiner longtemps la possibilité de garder Marc, mais ils pourraient aussi l'échanger. S'ils ne le font pas, il deviendrait certainement un morceau important de cette équipe là-bas », a-t-il ajouté.

Du côté des Sénateurs, Pierre Dorion a réitéré jeudi lors d'un point de presse tenu à Chicago que les pourparlers avec McPhee n'ont jamais été proches de déboucher sur une entente. « Nous n'étions tout simplement pas sur la même page a-t-il dit. Il y a de la déception, pas de frustration. Ils ont payé beaucoup d'argent pour avoir leurs joueurs et ils en ont obtenu un bon de nous. »

Dorion a toujours dit que son club avait la profondeur nécessaire pour compenser la perte d'un de ses défenseurs réguliers, avec l'arrivée dans le portrait l'an prochain de l'espoir de premier plan Thomas Chabot et la maturation des Fredrik Claesson et Ben Harpur. Il a cependant dit qu'il regardera le marché des échanges et des agents libres à compter du 1er juillet pour possiblement ajouter un vétéran défenseur d'expérience qui pourrait aspirer à devenir le nouveau partenaire d'Erik Karlsson.

« J'en ai parlé à Erik après qu'on ait soumis notre liste samedi et il comprend. Il a eu plusieurs partenaires, comme Filip Kuba, au fil des années. Il aime jouer avec Freddy Claesson, Boro (Mark Borowiecki) pourrait prendre un plus grand rôle. Il m'a parlé de Thimas Chabot aussi. On a plusieurs joueurs qui pourraient faire ce travail. On n'a pas perdu le meilleur défenseur de la LNH, on a perdu son partenaire, il y a une grande différence », a ajouté Dorion.

Pari gagné pour les Golden Knights ?

VEGAS - Nommé entraîneur-chef de l'année mercredi soir, John Tortorella n'a pas mâché ses mots quand il s'est fait demander ses impressions de la ville de Las Vegas et de sa nouvelle équipe de la LNH, les Golden Knights.

«Mon impression de la ville est qu'il y fait trop chaud», a-t-il lancé du tac au tac.

Le pilote des Blue Jackets de Columbus aura d'autres maux de tête que l'accablante chaleur du désert du Nevada en plein été -- il y faisait en moyenne 45 degrés Celsius cette semaine -- quand son club reviendra cette saison pour affronter la 31e franchise du circuit Bettman. Il voudra s'assurer que ses joueurs gardent leur concentration malgré toutes les distractions offertes par la capitale du jeu, avec ses salles de spectacles de toutes sortes et ses «beach clubs» en plein air, autant le jour que le soir.

Mais ça, c'est une histoire pour la saison prochaine.

Pour l'instant, la grande question que les amateurs de hockey se posent est de savoir si les Golden Knights pourront avoir une équipe compétitive dès le départ et si les amateurs de l'endroit vont répondre à l'appel lorsque la saison régulière 2017-2018 se mettra en branle.

À ce dernier chapitre, ça se présente assez bien. Les partisans des Knights ayant rempli le T-Mobile Arena, leur amphithéâtre moderne presqu'à capacité pour la soirée du repêchage d'expansion présentée en marge de la remise des trophées de la LNH. Ils ont été très enthousiastes lors de la présentation des quelques joueurs présents, en particulier le gardien Marc-André Fleury, acquis des Penguins de Pittsburgh.

Ils ont même montré qu'ils connaissent les traditions du hockey alors que plusieurs d'entre eux ont hué le commissaire Gary Bettman quand il a participé à un sketch où il a changé de place avec Sidney Crosby au début du spectacle. Et ce même si celui-ci est un des grands responsables de l'arrivée d'un club à «Sin City», préférée à des destinations plus nordiques comme Québec.

L'autre grand responsable de la naissance des Golden Knights est leur propriétaire Bill Foley, un milliardaire qui n'a pas cligné des yeux quand la LNH lui a demandé un chèque de 500 millions $ pour obtenir une franchise d'expansion. Celui-ci s'est impiqué à fond dans le processus de sélection des joueurs de l'équipe, participant à toutes les réunions du d.g. George McPhee avec son état-major hockey.

«Il y a probablement trop d'attention tournée vers moi. Mais c'est excitant d'arriver à ce jour où nous avons enfin des joueurs, que l'on pourra envoyer dans la communauté pour que les gens apprennent à les connaître et qu'ils comprennent notre programme. Puis ils vont être très impressionnés par notre repêchage», a-t-il dit en passant sur le tapis magenta à son arrivée au T-Mobile Arena mercredi.

Foley est confiant que les Golden Knights seront en mesure de s'établir sur des bases solides à Las Vegas en tant que première franchise de sport professionnel à s'y installer (les Raiders d'Oakland de la NFL doivent y déménager en 2020).

«Nous ne sommes pas allés vendre nos billets dans les casinos, nous avons fait appel aux locaux et ils ont répondu à l'appel. Nous avons vendu 12 500 abonnements saisonniers, en plus de l'équivalent de 1000 autres abonnements complets en billets partiels (11 ou 22 parties). Toutes les suites ont trouvé preneurs, il ne reste qu'une couple de loges. Nous n'aurons que 2500 billets à vendre pour les parties individuelles, certains vont être donnés à de bons clients mais d'autres seront vendus à un prix pas mal élevé pour les visiteurs de l'extérieur. Quand les Sénateurs d'Ottawa vont venir jouer ici (le 4 novembre), nous allons faire beaucoup d'argent avec ces billets», a-t-il confié au Droit.

De passage à Las Vegas pour une quatrième fois en tant que finaliste pour le trophée Norris de meilleur défenseur qu'il a gagné deux fois, le capitaine des Sénateurs Erik Karlsson pense que les joueurs qui vont se retrouver au Nevada la saison prochaine n'auront pas de difficultés à s'adapter à cet environnement assez spécial. «Je pense qu'ils vont avoir du plaisir. Je ne pense pas que ce sera le genre de vie du 'strip' de Las Vegas en vivant ici au jour le jour. Et d'après tout ce que j'ai entendu, les gens de Vegas sont excités d'avoir une équipe et j'ai hâte de jouer ici», a-t-il indiqué.




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