Martin sur son nuage

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Même s'il a fini les séries sur le banc, Marc-André Fleury a eu son mot à dire dans la conquête de la coupe Stanley.

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Quand Patric Hornqvist a marqué le but qui a permis aux Penguins de Pittsburgh de prendre les devants, tard dimanche soir, la fête a éclaté au banc des joueurs. Sachant qu'il venait sans doute de remporter sa deuxième coupe Stanley en autant d'années, Jacques Martin s'est empressé de trouver Marc-André Fleury.

« Je l'ai serré dans mes bras et je lui ai dit qu'il a contribué énormément à cette conquête de la coupe », raconte, au bout du fil, l'entraîneur franco-ontarien.

Le gardien de buts québécois, un personnage très important dans le paysage sportif de Pittsburgh depuis une décennie, a passé la fin des séries au bout du banc. Il fut quand même un des premiers joueurs à qui on a remis la coupe.

Après avoir fait son tour d'honneur, Fleury a remis le trophée gracieusement à celui qui lui a ravi son poste, le jeune Matt Murray.

Dans ses entrevues télévisées, le vétéran avait l'air ému. Il semble comprendre que son avenir se dessine ailleurs.

« J'ai toujours eu énormément d'estime pour Marc-André, raconte Martin. C'est un joueur avec énormément de classe et de talent. Peu importe ce qui lui arrivera, il demeurera un joueur qui a remporté la coupe à trois reprises avec les Penguins. »

Martin a été obligé de travailler pendant une trentaine d'années dans la LNH avant de remporter la coupe pour une toute première fois.

Il a trouvé de nouvelles raisons de savourer cette seconde conquête.

L'an dernier, quelques-uns de ses proches avaient été capables de se rendre à San Jose pour célébrer avec lui.

À Nashville, c'était mieux. Il était d'abord accompagné par ses deux filles, Angela et Nathalee. Son gendre, Richard Leblanc, était également présent. Le petit Hugo, premier représentant de la nouvelle génération, a également participé à la fête.

« C'est mon premier petit fils. Il a deux ans et demi. Il s'est endormi alors qu'il restait environ cinq minutes à écouler en troisième période », raconte le grand-père.

Jacques Martin a également pu fêter avec son frère, Ronald. Les deux sont très proches.

« Nous avons passé une heure sur la patinoire, puis une deuxième heure à fêter au vestiaire. Il était environ deux heures du matin quand nous sommes rentrés à l'hôtel.

Plus difficile

Jacques Martin savoure d'autant plus sa deuxième coupe Stanley parce qu'il estime qu'elle fut plus difficile à remporter que la première.

«Nous avons quand même disputé deux séries de sept parties, souligne-t-il. Nous avons perdu notre défenseur numéro un, Kristopher Letang. Ça n'a fait que compliquer les choses. Nous avons subi plus de blessures. Nous avons rencontré plus de difficultés. Ça démontre bien à quel point notre équipe a du caractère. Elle est menée par de grands leaders.»

On comprend que les Penguins n'oublieront pas de sitôt la frousse que les Sénateurs d'Ottawa leur ont donnée en troisième ronde. «Je considère que nous avons pris le contrôle de cette série à compter du match numéro quatre. Ils ont quand même réussi à s'accrocher jusqu'à la septième rencontre. En deuxième période de prolongation, n'importe quoi aurait pu arriver.»

Dans son rôle d'entraîneur associé, Martin doit entre autres superviser le travail des défenseurs. En l'absence de Letang, il a été impressionné par la tenue de Brian Dumoulin. L'acquisition de Ron Hainsey, à la date limite des transactions, aurait aussi fait une énorme différence.

Martin devra travailler pendant quelques semaines avant de s'accorder des vacances. Il n'a pas encore réfléchi à la façon dont il meublera sa journée avec la coupe.

Les Sénateurs en bref

Phaneuf exposé au repêchage d'expansion ?

Les Sénateurs auraient demandé une grande faveur à Dion Phaneuf. Ils auraient proposé au vétéran défenseur de renoncer à la clause de non-mouvement qui est incluse dans son contrat, en prévision du repêchage d'expansion.

Phaneuf pourrait donc être offert aux Golden Knights de Vegas.

Les Sénateurs ne veulent pas nécessairement perdre celui qui vient de connaître une saison de 30 points.

Selon une théorie répandue, son contrat qui lui rapportera 28 millions $ US d'ici 2021 rebuterait les dirigeants de la jeune franchise.

Exposer Phaneuf permettrait aux Sénateurs de protéger les défenseurs Erik Karlsson, Marc Méthot et Cody Ceci. Ils pourraient compléter leur liste de protection en y ajoutant sept attaquants.

Le directeur général Pierre Dorion doit rencontrer la presse, jeudi, pour discuter de tout cela.




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