Fleury ou Murray? Un choix déchirant

Marc-Andre Fleury reconnaît qu'il n'a pas connu un... (Patrick Woodbury, Le Droit)

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Marc-Andre Fleury reconnaît qu'il n'a pas connu un fort match mercredi soir, mais il espère être de retour devant le filet vendredi pour faire oublier sa dernière performance.

Patrick Woodbury, Le Droit

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Marc-André Fleury avait retrouvé le sourire, jeudi, au lendemain d'une courte sortie durant laquelle il avait accordé quatre buts sur neuf tirs. Reste à voir maintenant si le joueur québécois retrouvera sa place devant le filet des Penguins de Pittsburgh.

Son patron Mike Sullivan a refusé de confirmer l'identité de son gardien de but en vue du quatrième match de la finale de l'Est menée 2-1 par les Sénateurs. Est-ce qu'il optera pour Fleury, le gars que tout le monde aime bien dans le vestiaire de l'équipe ? Le vétéran âgé de 32 ans qui a traîné le club sur ses épaules depuis le début des éliminatoires, le mois dernier ?

Ou est-ce que le coach se tournera plutôt vers le jeune Matt Murray, âgé de 22 ans, qui a mené les Penguins à une conquête de la coupe Stanley en 2016 ?

« J'ai toujours dit que nous sommes choyés, que nous avons deux excellents gardiens. Deux gars qui nous ont aidés à gagner des matches », a soutenu Sullivan après l'entraînement des siens au complexe sportif de l'Université d'Ottawa

Un journaliste lui a alors demandé si le choix serait difficile.

« C'est toujours une décision difficile à prendre, car ce sont deux très bons gardiens. C'est une décision que je ne prends pas à la légère. »

Puis l'entraîneur-chef des Penguins a rappelé que rien n'avait changé à la routine de son équipe. Qu'il a toujours pris l'habitude de dévoiler l'identité de son gardien que le matin d'une joute.

De son côté, Fleury dit n'avoir eu aucune discussion avec Sullivan dans les dernières heures au sujet du sort qui l'attend vendredi soir au centre Canadian Tire. « J'espère bien retourner devant le filet », a-t-il dit en français.

« Je m'amuse beaucoup depuis le début de ces séries éliminatoires, a-t-il ajouté plus tard en anglais. Personne ne connaîtra 16 matches parfaits de suite. J'ai accordé quelques buts malchanceux. Il suffit d'oublier ce match. »

Un signe que les Penguins songent à continuer à lui faire confiance contre les Sénateurs ?

Fleury défendait la cage contre la première vague du jeu de puissance des siens à l'entraînement. À l'autre bout de la patinoire, Murray devait partager le filet avec un autre gardien.

Ce dernier disait aussi n'avoir pas jasé avec l'entraîneur-chef. « Même s'il m'avait annoncé son choix, je ne vous le dirais pas », a-t-il lancé.

Murray, dont le dernier départ remonte au 9 avril, a été embêté par les blessures en 2016-2017. Du jamais vu dans son cas en carrière.

« C'est frustrant. Mais une saison comporte toujours son lot de hauts et de bas. J'ai persévéré chaque fois que j'ai été blessé. Je suis toujours revenu plus fort. »

Un refrain a été entendu dans le vestiaire des Penguins au sujet du revers de 5-1 subi mercredi soir. Que cette défaite n'était pas la faute du joueur surnommé « Flower » par ses coéquipiers.

« Tout le monde ici sait que nous ne l'avons pas aidé durant ce match », a soutenu le capitaine Sidney Crosby en parlant de son ami Fleury.

Du même souffle, il disait ne pas être inquiet pour le vétéran gardien. « Il va tourner la page », a répété Crosby.

Fleury, lui, est sûr que son équipe va rebondir aussi. Qu'elle ne se laissera pas dominer en première période lors d'un deuxième match de suite.

« Nous avons été très bons en saison régulière. Chaque fois que nous subissions une défaite, nous revenions très forts la partie suivante », a-t-il dit.

Être pointé du doigt comme un des responsables de la plus récente défaite des Penguins ne le dérange pas une miette. Fleury affirme « être habitué à avoir le dos large ».

« J'essaie de ne pas trop m'en faire avec ce que les gens disent. »

Déranger Anderson

Ils alignaient la meilleure attaque de la LNH en saison régulière. Les Penguins avaient marqué 282 buts. Depuis le début la finale de l'Est contre Ottawa, ils ont réussi à marquer seulement trois fois en trois parties. « Si nous voulons gagner cette série, nous allons avoir besoin de plus de buts », a reconnu jeudi l'attaquant russe Evgeni Malkin. C'est une chose de le clamer tout haut. Il reste à le faire. Son voisin dans le vestiaire, Sidney Crosby, n'était pas prêt à déclencher l'alarme. « Nous obtenons notre lot de chances de marquer. Nous avons frappé le poteau à plusieurs reprises », a-t-il rappelé. L'entraîneur-chef Mike Sullivan croit que ce n'est qu'une question de temps avant que son équipe recommence à remplir le filet ennemi. Il aimerait quand même voir ses attaquants plus près du demi-cercle de Craig Anderson dans le territoire des Sénateurs. « Il faut faire un meilleur travail pour voiler la vue de leur gardien », a-t-il indiqué.

Un oeil sur Phaneuf

Ça jasait d'un défenseur des Sénateurs à l'entraînement des Penguins. Non, il n'était pas question du candidat au trophée Conn Smythe, Erik Karlsson. C'est plutôt le nom de Dion Phaneuf qui est revenu dans certaines discussions. Le robuste arrière a passé la soirée de mercredi à rudoyer Phil Kessel. Autant durant le jeu qu'après les coups de sifflet des arbitres. Il a passé le gant au visage de son ancien coéquipier chez les Maple Leafs de Toronto à quelques reprises. Kessel a évité les journalistes jeudi à l'Université d'Ottawa. Plus tôt dans la série, le numéro 2 des Sénateurs a servi une solide mise en échec à Bryan Rust, qui est toujours ébranlé quatre jours plus tard. « Il (Phaneuf) évolue depuis tellement longtemps dans cette ligue. Nous savons très bien quel genre de joueur il est. C'est à nous de l'avoir à l'oeil quand il se trouve sur le jeu », a soutenu la recrue Carter Rowney, le meneur chez les Penguins au chapitre des mises en échec.




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