Konecny fait ses preuves avec les Flyers

Travis Konecny respire la confiance.... (Archives, La Presse)

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Travis Konecny respire la confiance.

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PHILADELPHIE - Exercice d'échauffement plutôt inusité pour Travis Konecny, mardi matin.

Sur la patinoire du Wells Fargo Center, le jeune homme de 19 ans lobbait, à répétition, des rondelles quatre ou cinq mètres dans les airs. Il essayait surtout de les rattraper, avec la palette de son bâton, avant qu'elles ne retombent sur la glace.

Ce fut un échec. C'était prévisible. Même les hockeyeurs les plus habiles sur la planète échoueraient à ce jeu.

Le simple fait que la recrue y ait consacré une bonne dizaine de minutes nous en dit long sur son état d'esprit.

Il respire la confiance.

Konecny était le quatrième meilleur marqueur des Flyers après 15 matches. Seuls les vétérans Jakub Voracek, Claude Giroux et Wayne Simmonds avaient produit plus que lui.

Sans être le favori, il parvient à se maintenir dans la course au trophée Calder.

Le plus impressionnant, dans toute cette histoire? « Absolument rien, ici, n'a l'air de l'impressionner », note, avec admiration, son partenaire de trio Sean Couturier.

Vérification faite, l'ancien capitaine des 67's d'Ottawa est impressionné d'appartenir désormais aux Broadstreet Bullies.

« J'essaie de faire en sorte que ça ne paraisse pas trop », avoue-t-il.

« Ça m'arrive de regarder autour de moi, quand je suis assis à ma place, dans le vestiaire. Je vois Giroux, Voracek, Brayden Schenn... Je suis toujours en admiration devant ces gars-là. Moi, je ne suis qu'un kid qui cherche sa place dans le groupe. Je veux juste qu'on m'accepte. »

Un mois après le début de la saison régulière, Konecny reconnaît cependant que ses moments de contemplation sont de moins en moins nombreux. Ils surviennent généralement lorsqu'il n'a pas ses patins dans les pieds.

Quand il saute sur la glace, il parvient à se concentrer sur le boulot qu'il doit accomplir.

« Je ne peux pas trop me permettre de réfléchir dans le feu de l'action. Dans les premières parties, j'ai fait cette erreur. Les gens avaient l'impression que je connaissais un bon début de saison. En réalité, j'étais trop excité. Je me lançais un peu partout sur la patinoire. Une vraie poule sans tête. J'essayais d'être partout à la fois. Quand j'ai réussi à me calmer, j'ai pu enfin commencer à comprendre ce qui se passait autour de moi. J'ai commencé à jouer de façon intelligente, comme un vrai joueur de la LNH. »

Vendredi dernier, au Air Canada Centre, Konecny a marqué le but le plus spectaculaire de sa jeune carrière. En semi-échappée, avec un défenseur sur le dos, il a réussi à sortir Frederik Andersen de ses pantalons.

Dans les minutes qui ont suivi, des fans des Maple Leafs ont pris d'assaut les réseaux sociaux. Dire « qu'on » aurait pu le repêcher en 2015. Un jeune talent de l'Ontario, en plus...

Tout compte fait, les Sénateurs auraient aussi pu le sélectionner. Cet été-là, en première ronde, ils ont plutôt choisi Thomas Chabot et Colin White. « Je suis fier d'avoir été choisi par les Flyers », dit celui qui a été obligé d'attendre jusqu'au 24e rang avant d'être réclamé.

« Je n'en veux pas trop aux équipes qui ont levé le nez alors qu'elles avaient la chance de me choisir plus tôt. Les Flyers ont cru en moi. »

À Philadelphie, des fans l'ont très rapidement comparé au légendaire Bobby Clarke. Il n'a rien fait, jusqu'à maintenant, pour les décevoir.

« Tout le monde valorise la caractère, ici. Personne n'aime perdre. Je me sens vraiment à ma place », dit-il.

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