Peter Budaj est encore là...

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«J'essaie seulement de gagner des matchs, pas de remplacer Jonathan Quick», affirme Peter Budaj.

La Presse canadienne

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Il y a des gardiens qui reviennent de loin. Et puis il y a Peter Budaj.

La carrière de Budaj dans la Ligue nationale était à son plus bas au moment où le Canadien a choisi de l'échanger aux Jets de Winnipeg, en octobre 2014. Scénario classique: le fiable vétéran qui perd des plumes et qui se fait pousser par un plus jeune (Dustin Tokarski dans ce cas-ci), qui finit par le remplacer.

Budaj a donc passé la saison 2014-2015 dans la Ligue américaine, c'est là aussi qu'il a passé 2015-2016, exception faite d'un tout petit match disputé dans le maillot des Kings de Los Angeles. Pour le Slovaque, c'est quelque chose qui commençait à ressembler à la fin.

Puis, Jonathan Quick s'est blessé.

«On ne souhaite ça à personne, a commencé par dire Budaj hier après-midi au Centre Bell, après l'entraînement de son équipe. Il n'y a qu'un seul Jonathan Quick, comme il n'y a qu'un seul Carey Price.» 

«J'essaie seulement de gagner des matchs, pas de remplacer Jonathan Quick. Ce serait se mettre trop de pression sur les épaules. J'essaie seulement de jouer à ma manière.»

En attendant de revoir Quick, blessé à l'aine en début de saison et absent pour encore deux mois, selon les prévisions initiales, les Kings s'en remettent à Budaj, 34 ans, qui a déjà pris part à 11 matchs jusqu'ici. Hier, l'entraîneur Darryl Sutter n'a pas voulu dire si le Slovaque allait être du match de ce soir au Centre Bell. Sutter l'a d'ailleurs récemment critiqué de manière très publique à la suite d'une mauvaise performance.

Peu importe. Budaj est seulement content d'être ici, lui qui était enterré dans la Ligue américaine il n'y a pas si longtemps.

«Quand on passe du temps dans les mineures, c'est sûr qu'on se met à penser... mais j'ai essayé d'oublier tout ça et de me concentrer uniquement sur le prochain match. Je crois qu'au départ, en arrivant dans la Ligue américaine, je me mettais trop de pression, je n'abordais pas mon travail de la bonne façon. Je pensais trop à revenir dans la LNH à tout prix. Ce n'était pas la bonne approche, et Dieu merci, ça s'est bien passé pour moi, j'ai fini par avoir ma chance ici.»

«J'ai appris la constance»

Budaj gagne dorénavant sa vie sous les palmiers californiens, à des milliers de kilomètres de Montréal, mais cela ne l'empêche pas de suivre les hauts et les bas de son ancienne équipe, ce qu'il a aussi fait la saison dernière.

«Ce n'est pas pour diminuer le rôle des autres joueurs qui sont avec le Canadien, mais Carey Price est le coeur et l'âme du Canadien. Ça lui paraît toujours si facile. Il y a beaucoup de gens qui ne comprennent pas à quel point il est important pour son équipe.»

Budaj jure qu'il a d'ailleurs beaucoup appris en regardant aller Price lors de ses trois saisons avec le Canadien.

«C'est très difficile de tenir le rôle de second gardien, surtout dans une ville comme Montréal, a-t-il reconnu. Tout le monde ici s'attend à seulement des victoires, et à rien d'autre. C'est dur, mais c'est comme ça. Ce que j'ai appris de Carey Price, c'est la constance, l'importance de rester d'humeur égale chaque fois, peu importe le résultat. Quand tu vois cette constance de la part d'un gardien comme lui, tu prends des notes et tu apprends. Pour tout gardien dans cette ligue, c'est la constance qui est la clé.»

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