Tout baigne dans l'huile à Edmonton

Benoît Pouliot a dû redresser son jeu après... (Darryl Dyck, La Presse canadienne)

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Benoît Pouliot a dû redresser son jeu après avoir causé la seule défaite des Oilers cette saison.

Darryl Dyck, La Presse canadienne

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(Edmonton) Ils ont déménagé dans un nouvel amphithéâtre à la fine pointe, le Rogers Arena, et soudainement les Oilers d'Edmonton connaissent un début de saison fulgurant.

Tout baignait dans l'huile pour eux avant leur affrontement contre les Sénateurs sur leur nouvelle patinoire, dont le seul inconvénient serait une glace moins dure qu'à l'ancien Northlands/Rexall Coliseum.

Ça ne semblait certes pas ralentir leur capitaine de 19 ans, Connor McDavid, qui était installé au premier rang des compteurs de la LNH avec ses 12 points avant ce match.

« Les choses vont bien jusqu'à maintenant, mais on ne peut pas regarder trop loin en avant et cesser de s'améliorer. Il faut continuer sur la même voie et ne pas avoir d'excès de confiance, mentionnait McDavid en matinée dimanche. Notre perspective est différente cependant, on s'attend à gagner chaque fois qu'on se rend à l'aréna. On a plus de confiance, plus de swagger. On croit beaucoup plus en nous que l'an dernier. Et nos adversaires nous prennent plus au sérieux, c'est bien de ne pas toujours voir les gardiens substituts, ce qui nous arrivait la plupart du temps en deuxième moitié de saison l'an passé. Les autres clubs sont à leur meilleur contre nous. »

La seule défaite des Oilers (7-1-0 avant dimanche) remontait à il y a deux semaines à Rogers Place, un revers de 6-2 contre Buffalo après lequel l'entraîneur-chef Todd McLellan n'avait pas été tendre à l'endroit de l'attaquant franco-ontarien Benoît Pouliot, originaire d'Alfred dans l'est ontarien, lui qui avait écopé de deux punitions coûteuses.

« Si je suis un gars qui joue en désavantage numérique, je ne veux pas être sur la glace pour bloquer des tirs après qu'il (Pouliot) écope de punitions stupides. Il peut s'asseoir et regarder. Nous avons des choses à réparer en tant qu'organisation et la stupidité en est une », avait-il lancé.

Pouliot, qui avait trois buts, une passe et 16 minutes au cachot en huit matches avant la visite du club de son patelin, a confié qu'il avait eu une bonne discussion avec son patron après cet épisode et que tout est rentré dans l'ordre par la suite.

« C'était un match ''plate'' pour moi personnellement, mais j'essaie de ne pas trop m'en faire avec ça. C'était tough, mais le lendemain, on tournait la page et on passait à la prochaine partie. Todd m'a parlé un peu, mais il n'avait pas besoin de le faire, je savais que j'étais dans le tort, que ce que j'avais fait n'était pas correct. Il n'avait pas besoin de me dire grand-chose, mais il me l'a dit pareil. Il me fait confiance, il m'a laissé sur la même ligne sur laquelle j'étais », a-t-il noté.

Alors qu'il avait passé une partie de la saison dernière à la gauche de McDavid, Pouliot a perdu cette place de choix, mais n'a pas à se plaindre, sur un deuxième trio avec Ryan Nugent-Hopkins et Zack Kassian.

« On joue du bon hockey, pas juste offensivement, mais défensivement aussi. Mais ça fait juste huit parties, il en reste beaucoup. Notre ligne a commencé lentement un peu, mais on obtient beaucoup de tirs, ça va finir par rentrer, il nous reste juste à finir la job. J'avais joué avec ''Nuge'' il y a deux ans, à ma première année ici. L'atmosphère est bien différente en tout cas, c'est le fun. Le nouveau building est incroyable aussi, on ne manque de rien », mentionne-t-il au sujet de l'amphithéâtre construit au coût de 480 millions $ au centre-ville d'Edmonton.

Concernant McDavid, son capitaine de 19 ans, il ajoutait : « Il est encore jeune, ce n'est pas celui qui va parler le plus dans la chambre, mais il nous montre le chemin sur la glace. Il va apprendre, c'est un bon choix, il va vieillir avec les gars et être un capitaine toute sa carrière. »

Les Oilers sympathisent

L'entraîneur-chef des Oilers Todd McLellan a profité de son point de presse pour transmettre les pensées positives de son équipe face à l'épreuve qui frappe les Sénateurs, en particulier l'épouse du gardien Craig Anderson, Nicholle, atteinte d'un cancer. « Je pense que l'émotion va avoir un rôle dans le match (de dimanche soir), a-t-il dit. L'organisation des Oilers, les joueurs et les entraîneurs transmettent leurs prières à cette famille également. L'émotion va être à son comble pour eux. Je sais comment notre équipe répondrait dans une telle situation. Ils vont vouloir aider leur coéquipier, alors que de l'autre côté, tout va bien pour nous, et ça m'inquiète... C'est un scénario intéressant, j'ai vécu ça à San Jose avec ''Mooresy'' (Dominic Moore, dont la femme est morte d'un cancer du foie) et ça avait vraiment affecté notre équipe, ça ne nous avait pas aidés. Mais ça peut aussi aller dans l'autre sens. » Les entraîneurs des Sénateurs ont porté des cravates de la campagne « Le hockey pour vaincre le cancer » pour un deuxième match de suite, eux qui les avaient portées à Calgary vendredi.

Gryba, le survivant

L'ancien défenseur des Sénateurs Eric Gryba était bien heureux de revoir les journalistes de la capitale dimanche matin, surtout qu'il a craint de ne pas avoir de poste dans la LNH cette saison. Joueur autonome l'été dernier, il n'a pas déniché de contrat et s'était rapporté aux camps des Oilers, son club de l'an passé, comme simple invité à un essai professionnel. Quand ceux-ci ont mis Kris Russell sous contrat vers la fin du camp, ils l'ont retranché, puis en raison de blessures, ils lui ont fait signer un contrat à deux sens quatre jours plus tard. « C'était vraiment un pacte à trois sens, j'ai aussi pratiqué avec les Oil Kings (le club junior d'Edmonton), a-t-il blagué. C'était pas mal de pression, je ne savais pas où j'irais alors que tous les clubs avaient leur alignement. Après un été terrible, c'était vraiment une expérience de montagnes russes. » Gryba se débrouille finalement bien sur la troisième paire des Oilers, avec Darnell Nurse.

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