Petite revanche d'Équipe Canada

John Tavares, deux fois, Jay Bouwmeester, Matt Duchene... (Photo La Presse Canadienne)

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John Tavares, deux fois, Jay Bouwmeester, Matt Duchene et Logan Couture ont touché la cible pour les vainqueurs.

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Équipe Canada n'a même pas eu besoin de son capitaine Sidney Crosby samedi soir au Centre Canadian Tire d'Ottawa pour savourer une petite revanche contre les Américains.

L'entraîneur-chef Mike Babcock a laissé son leader dans les gradins avec les 16 687 amateurs, et avec son gardien numéro un Carey Price, pour ce deuxième match en l'espace de 24 heures, montrant bien que le résultat de ce match préparatoire à la Coupe du monde n'avait que peu d'importance.

Les Canadiens ont quand même réussi à l'emporter 5-2 alors que leur jeu de puissance a réussi à faire mouche à trois reprises, au lendemain d'un revers de 4-2 à Columbus.

À une semaine du début du tournoi à Toronto, les deux rivaux naturels ne se sont pas ménagés au niveau physique alors qu'il y a eu plusieurs retentissantes mises en échec et quelques échauffourées. L'Américain Ryan Kesler a été particulièrement visé par les Canadiens, notamment par Joe Thornton en première période et Shea Weber en fin de deuxième. Claude Giroux a pour sa part fait écoper deux punitions aux visiteurs.

Mieux synchronisés

Les deux premiers buts de la rencontre ont d'ailleurs été réussi en avantage numérique, ceux de Logan Couture et John Tavares, qui a joué un peu de chance alors que sa passe a dévié sur la jambière de Ryan McDonagh. Tavares devait ajouter un but d'assurance, encore sur l'attaque à cinq, en milieu de troisième pour mettre le match hors de portée.

« Nous avions fait de bonnes choses lors du premier match mais on n'avait pas capitalisé sur nos chances. Nous étions mieux synchronisés ce soir, on a fait de meilleurs jeux, bien établi notre échec avant et plus d'obtenir des jeux de puissance. Les gars se sentent de plus en plus à l'aise et notre confiance va en grandissant », a noté Tavares après coup.

Babcock a indiqué qu'il n'avait pas fait jouer Crosby parce qu'il est confiant qu'il formera un excellent trio avec Patrice Bergeron et Brad Marchand, très efficace samedi soir. « Notre attaque à cinq a été meilleure, on a été plus opportunistes mais (le gardien Jonathan) Quick n'était pas là. C'est quand même toujours mieux de gagner avant une journée de congé, a dit Babcock. Pendant le match, j'ai mentionné plusieurs fois qu'on faisait trop de passes. Ça arrive tout le temps, quand tu arrives à ce niveau, tu veux toujours faire la passe à ton coéquipier au lieu de lancer. On en a parlé. »

Jay Bouwmeester, inséré pour remplacer Jake Muzzin dans l'alignement, et Matt Duchene, grâce à une belle passe de Tyler Seguin, ont aussi compté pour le Canada, alors que la réplique américaine a été l'oeuvre de McDonagh et John Carlson, tous deux aux dépens du gardien partant Braden Holtby, qui a fait face à 13 tirs.

Arrêts spectaculaires

En relève à mi-chemin, Corey Crawford a été excellent, repoussant tous les 10 tirs auxquels il a fait face. Il a notamment volé James Van Riemsdyk de la mitaine peu après son entrée dans le match, et il a fait de même en troisième avec son bâton en désespoir de cause alors que McDonagh avait une cage béante devant lui.

« Je voulais faire des arrêts le plus tôt possible, ça te met dans le match. Le premier arrêt m'a certes aidé. Sur l'autre (contre McDonagh), j'ai perdu pied et j'ai juste mis mon bâton et il a réussi à l'atteindre. Un arrêt de la vieille école », a blagué Crawford, pour qui c'était une première apparition dans l'uniforme canadien en compétition internationale.

Devant le filet américain, Cory Schneider a accordé quatre buts en deux périodes de jeu, où il a fait face à 24 lancers, alors que Ben Bishop, accueilli chaleureusement par ses anciens partisans d'Ottawa, a cédé une fois sur 14 tirs au troisième tiers.

Le capitaine du Canadien Max Pacioretty a été le deuxième attaquant le moins utilisé (10:05 minutes) par son entraîneur John Tortorella, et le pilote américain a dit que ce n'était pas en raison des nombreuses punitions. « J'ai besoin qu'il m'en donne plus. Je sais comment il peut jouer. Mais c'est ce qui arrive dans un tel tournoi, tu ne joueras pas 20 minutes comme avec ton club. S'il y a d'autres joueurs qui vont bien, ils vont t'enlever du temps de glace. Max doit me donner des raisons de lui donner plus de glace », a indiqué Tortorella.

Équipe Canada a profité d'une journée de congé dimanche avant un dernier entraînement à Ottawa lundi.

Tavares aime Ottawa

Les succès de John Tavares dans la capitale... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit) - image 3.0

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Les succès de John Tavares dans la capitale canadienne remonte à ses prouesses au Championnat mondial junior, en 2009, qui se déroulait au Centre Canadian Tire.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

Ce n'est pas d'hier que John Tavares est à l'aise au Centre Canadian Tire. Le centre vedette des Islanders de New York, auteur d'un doublé samedi soir contre les Américains, y a toujours connu du succès. Ça remonte à sa participation au Championnat mondial junior de 2009, alors qu'il avait été le joueur le plus utile et le meilleur attaquant du tournoi remporté par le Canada.

Il avait notamment réussi un tour du chapeau lors du dernier match du tournoi à la ronde, contre les États-Unis.

«Il m'est arrivé de bonnes choses ici, surtout avec Équipe Canada. J'essaie juste de jouer à ma façon, remplir le rôle que l'équipe veut que je comble et contribuer quand j'ai mes chances», a raconté l'Ontarien samedi soir dans le vestiaire des Sénateurs, emprunté par la formation canadienne cette semaine.

Vérification faite, c'est effectivement plus dans l'uniforme unifolié que Tavares s'est illustré au CCT, puisque contre les Sénateurs, il n'a récolté que 5 buts et 12 points en 22 parties en carrière.

Tavares donne l'impression de vouloir profiter de ce tournoi de la Coupe du monde de hockey pour reprendre sa place parmi l'élite des hockeyeurs canadiens, lui qui avait raté la finale du tournoi olympique de Sotchi en 2014 en raison d'une sévère blessure à un genou subie en quart de finale contre la Lettonie. En plus de générer de l'offensive, il a donné le ton au début du match quand il a servi une solide mise en échec à Ryan Kesler, qui avait frappé Shea Weber par derrière la veille à Columbus.

«Jouer deux matches en 24 heures, ce n'était pas évident mais je me sentais mieux (samedi). Ça a fait monter l'intensité dès le départ, ce qui est bon. Tu t'impliques et tu t'acclimates au genre de hockey qu'on va jouer pendant le tournoi, et quand on va jouer contre eux (les Américains) dans le tournoi à la ronde alors que chaque match est crucial. C'est bon de sortir avec cette intensité, cet aspect physique du jeu, ça va nous permettre d'établir notre jeu en tant qu'équipe et en même temps trouver son jeu au point de vue individuel», estime-t-il.

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