Un gros test pour la troupe de Babcock

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L'entraîneur-chef d'Équipe Canada, Mike Babcock, a l'intention de distribuer le temps de glace de manière équitable, vendredi soir à Columbus.

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Après trois jours de camp d'entraînement, Équipe Canada a obtenu congé d'entraînement jeudi alors que l'entraîneur Mike Babcock cherchait à ménager les aines de ses joueurs.

Celles-ci seront maintenant mises à rude épreuve vendredi et samedi soirs lors d'une série aller-retour contre les États-Unis, deux matches hors-concours en préparation pour le tournoi de la Coupe du monde de hockey. Les vétérans de la LNH ne joueraient jamais deux parties en 24 heures dès le début d'un camp d'entraînement dans une situation normale, mais avant un tournoi présaison de haut calibre, ils n'ont pas le choix d'accélérer le processus en vue du début de la compétition, samedi prochain à Toronto.

« C'est à un tout autre niveau, tout comme le camp est à un autre niveau. Et là, parce qu'on affronte les États-Unis et qu'il y a une rivalité avant même que ça commence, le rythme sera à un autre niveau que d'habitude. Normalement, ces joueurs-là ont besoin de jouer pour être prêts à jouer, si ça a du sens, mais ils vont jouer quatre parties hors-concours sur huit environ. Là, le processus est différent, mais ces matches sont importants pour qu'on sache ce qu'on a sur cette équipe et qu'on utilise nos joueurs le mieux possible », a commenté l'entraîneur-chef Mike Babcock lors d'un point de presse tenu à l'hôtel de l'équipe, avant le départ pour Columbus, site du match de vendredi soir.

Celui-ci a dit qu'il avait l'intention de faire jouer tout son monde à peu près également, sauf pour les trois joueurs (un gardien, un défenseur et un attaquant) qui devront être laissés de côté, qui ne seront identifiés qu'après l'exercice matinal d'avant-match.

Le directeur général de l'équipe américaine, Dean Lombardi, a déjà déclaré qu'il avait bâti son club avec l'optique d'essayer de battre les Canadiens, champions en titre des deux derniers Jeux olympiques, incluant ceux de 2010 à Vancouver où Sidney Crosby avait marqué en prolongation pour reléguer les Américains à la médaille d'argent. « Le problème avec cette façon de faire, c'est que peut-être que vous n'affrontez pas l'équipe en question pendant le tournoi », a noté Babcock.

« On va prendre ça comme un compliment. Nous sommes les champions en titre, donc la plupart du monde va chercher à trouver un moyen de nous battre. Toutes les équipes sont bonnes dans ce tournoi, il y a de bons joueurs et ça va être très compétitif comme tournoi », estimait le défenseur Alex Pietrangelo.

« Les Américains n'étaient pas satisfaits de leur tournoi aux Olympiques (de Sotchi) et ils vont chercher à revenir en force. On a deux matches en deux soirs contre eux pour s'assurer d'être prêts quand ça va commencer. Nous allons chercher à donner le ton, même s'il y aura des choses à corriger en cours de route. » Même lors de parties d'exhibition, Babcock disait s'attendre à ce qu'il y ait du jeu physique dès le départ, « parce qu'il n'y aura pas de place sur la patinoire ».

Une troupe dirigée par John Tortorella va toujours avoir le pied enfoncé sur l'accélérateur de toute façon. « Toutes les équipes qui jouent contre le Canada vont vouloir jouer de façon physique parce que ça fait partie de notre façon de faire, les États-Unis vont vouloir le faire mais on est capable nous aussi, ça ne nous inquiète pas », notait le vétéran Joe Thornton.

Comme ce dernier, le centre Ryan Getzlaf est très à l'aise avec l'étiquette de favoris du tournoi que la majorité des observateurs ont collée aux Canadiens.

« Nous sommes ce que nous sommes, c'est comme ça. On se présente à chaque tournoi en s'attendant à gagner et il faut envoyer notre meilleure équipe sur la glace chaque soir pour ce faire. On sait qu'il y a de très bonnes équipes qui vont lutter avec nous, il y a d'excellents joueurs. On va tenter de s'améliorer au fil du tournoi et on va espérer que le succès va suivre. Une chose est certaine, personne ne va nous donner (le championnat), il va falloir se battre pour l'obtenir », a-t-il souligné.

Après leur duel à Columbus, les deux équipes vont s'amener dans la capitale samedi pour s'affronter à nouveau sur la glace du Centre Canadian Tire à 19 h.

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Jonathan Toews

Patrick Woodbury, LeDroit

Des matches que Toews prend au sérieux

Il y a un an, Patrick Kane était au coeur d'une tempête à Chicago, ayant été accusé d'agression sexuelle contre une jeune femme de son patelin de Buffalo.

Cette semaine, l'attaquant vedette des Blackhawks a été nommé assistant-capitaine de l'équipe américaine en vue de la Coupe du monde, appelé à appuyer Joe Pavelski dans le groupe de leaders de la formation dirigée par John Tortorella.

Tout un revirement de situation pour le joueur par excellence de la saison dernière dans la LNH, et son coéquipier Jonathan Toews se réjouissait de cette marque de reconnaissance pour son fidèle comparse. «Il le mérite, c'est évident qu'il est un des meilleurs joueurs au monde maintenant et sur cette équipe-là, il va amener beaucoup d'offensive. Il amène beaucoup d'expérience aussi à ce niveau-là», a confié le capitaine des Blackhawks lors d'une rencontre avec la presse avant le départ d'Équipe Canada vers Columbus jeudi.

Toews n'avait pas encore échangé de messages textes avec son bon ami afin de préparer leurs affrontements des deux prochains soirs, mais il n'a pas écarté la possibilité de le faire. Mais il ne fallait pas demander à «Capitaine Sérieux» s'il avait des trucs pour tenter de contrer le meilleur compteur de la LNH en 2015-2016.

Impliqué dans plusieurs campagnes de promotion de cette Coupe du monde, Toews prend ce tournoi très au sérieux, incluant les parties hors-concours. «L'intensité va être aussi haute que possible. C'est le début, il nous reste du temps pour se préparer pour le tournoi, mais ça va être encore très compétitif. On ne veut jamais perdre contre les États-Unis, c'est comme ça de l'autre bord aussi. C'est un match préparatoire, mais il y a cet élément psychologique aussi. Les Américains et les Russes, ce sont les équipes que ça fait longtemps qu'elles sont les plus fortes, mais aussi celles qu'on veut battre le plus aussi vu que nous sommes des Canadiens. Ça va être une bonne préparation pour le tournoi et la pression à laquelle on va faire face à Toronto», analysait le centre franco-manitobain.

En quittant la salle où avait lieu la rencontre avec les journalistes, Toews a pris le temps de s'arrêter pour jaser avec un jeune de 11 ans, Tomislav Brennan, que Mike Babcock avait croisé dans le lobby de l'hôtel et invité à assister à sa mêlée de presse. Le jeune homme n'en revenait pas d'avoir réussi à obtenir l'autographe de l'assistant-capitaine d'Équipe Canada sur sa casquette.

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