Babcock exauce le souhait de Price

Neuf mois après avoir subi une sévère entorse... (Patrick Woodbury, LeDroit)

Agrandir

Neuf mois après avoir subi une sévère entorse au genou qui l'a tenu à l'écart du hockey pendant tout ce temps, le gardien Carey Price était de retour devant le filet.

Patrick Woodbury, LeDroit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Carey Price avait exprimé dès son arrivée au camp d'Équipe Canada à Ottawa qu'il aimerait disputer le premier match hors-concours du club à Columbus vendredi contre les États-Unis.

Souhait exprimé, souhait exaucé pour le gardien étoile, qui pourra disputer un premier match de 60 minutes chronométrées depuis le fatidique soir du 25 novembre dernier où il avait subi sa sévère entorse au genou droit contre les Rangers de New York.

«On n'a pas eu besoin d'y penser bien longtemps. Il est un gardien de niveau élite qui vous donne une excellente chance de gagner chaque soir. Il apporte un sens de calme à ses coéquipiers et ses entraîneurs. Les trois (gardiens) sont bons, mais on va lui donner cette chance et Holts (Braden Holtby) et Craw (Corey Crawford) vont partager l'autre match», a annoncé l'entraîneur-chef Mike Babcock mercredi, faisant référence au match contre les Américains de samedi soir au Centre Canadian Tire.

Les Canadiens auront ensuite une autre partie préparatoire avant d'amorcer le tournoi de la Coupe du monde, mercredi prochain à Pittsburgh. Babcock n'a pas voulu dire si Price obtiendra cet autre départ, contre la Russie, mais il serait logique que ce soit le cas si tout se passe bien à Columbus.

Le principal intéressé a avoué qu'il ressent un peu de stress avant ce premier départ en neuf mois.

«Il y en a un peu, mais pas plus que normalement. Il y a plus d'excitation que de stress», a-t-il dit d'entrée de jeu après le troisième entraînement de l'équipe nationale.

Rien d'acquis

Price avait beau avoir souhaité obtenir ce match pour mettre son genou à l'épreuve, il a mentionné qu'il n'avait pas été consulté.

«C'est strictement du ressort des entraîneurs. Dans tout ce processus, rien ne t'es donné, tu dois mériter ton temps de glace. Je sais que je vais devoir bien jouer pour garder le filet, je vais tenter de le faire tout en ayant du plaisir», a-t-il souligné.

Le gardien des Canadiens de Montréal estime que les trois premières pratiques du camp l'ont bien préparé pour son grand retour. «C'est bien de venir ici et de voir des tirs de qualité. Le tempo lors des trois entraînements que nous avons eu est une bonne préparation pour un match... Pour moi, jouer 60 minutes est probablement mieux parce que je n'ai pas joué depuis longtemps. Ça va me permettre de reprendre ma routine et d'avoir un bon 'work-out'. J'ai patiné beaucoup cet été afin d'être prêt pour ça, je ne suis pas inquiet du tout. Et les autres gars n'ont pas joué depuis trois mois», note Price.

Aux Jeux olympiques de Sotchi, le gardien n'avait affronté que 21 tirs par partie, n'allouant que trois buts sur 106 lancers lors de ses cinq matches du tournoi alors que la brigade défensive canadienne avait été très étanche. Les gardiens préfèrent généralement être plus occupés que ça, mais il ne se préoccupe pas de ce facteur. «Je veux juste faire mon travail, ne pas essayer de trop en faire. Juste arrêter les rondelles que je vais voir, je ne suis pas trop inquiet de la charge de travail», ajoute-t-il, avec son flegme habituel.

Crawford et Holtby

Pour ce qui est de dire à Holtby et Crawford quel rôle ils auront pendant le tournoi, Mike Babcock a indiqué qu'il s'en remettait à l'entraîneur des gardiens Stéphane Waite. «C'est ça qui est fantastique d'avoir un entraîneur des gardiens. Je ne peux pas croire qu'on n'en a jamais eu un lors des autres événements auxquels j'ai pris part avec Hockey Canada. Là, on a un gars qui leur parle tous les jours. Moi, je ne fais que dire qui est le partant. À part ça, je leur demande ce qu'ils ont fait la veille au soir, on ne parle pas beaucoup de hockey», a raconté le pilote des Maple Leafs.

Babcock, en passant, était un peu impatient après cette troisième journée de camp. «Il est temps qu'on joue un match, a-t-il lancé à un moment donné. Je pourrai vous parler plus de mes joueurs une fois qu'on sera rendu à dimanche.»

Il n'a pas voulu commenter la sortie de son homologue américain John Tortorella, qui a déclaré qu'il clouerait au banc tout joueur qui resterait assis pendant l'hymne national. «Je n'ai pas besoin d'y penser parce que ça n'arrivera pas», a-t-il lancé.

La «montagne d'homme» s'habitue à l'attention

Weber a certes apprécié les compliments de l'entraîneur... (Patrick Woodbury, LeDroit) - image 3.0

Agrandir

Weber a certes apprécié les compliments de l'entraîneur d'Équipe Canada à son endroit.

Patrick Woodbury, LeDroit

Le commentaire de Mike Babcock la veille à l'effet que le défenseur Shea Weber est une «montagne d'homme» n'a pas manqué de lui attirer quelques railleries de ses coéquipiers sur la patinoire du Centre Canadian Tire mercredi.

«Homme montagne, montagne d'homme, je ne sais pas trop ce qu'ils disaient. Je trouvais qu'ils étaient juste des idiots», a lancé le nouvel arrière des Canadiens à son retour au vestiaire.

Le défenseur format géant acquis contre P.K. Subban a certes plus apprécié le compliment de l'entraîneur d'Équipe Canada, qui a déclaré qu'il était un joueur très à son affaire «qui améliore votre franchise juste en traversant la porte de ton vestiaire».

«Ça veut dire beaucoup venant d'un gars de sa stature qui a connu autant de succès. C'était inattendu de mon côté, c'est certain», a-t-il ajouté.

Alors que la transaction qui l'a sorti de Nashville continue de faire jaser énormément, Weber semble s'habituer tranquillement à l'attention médiatique centrée sur lui au camp d'Équipe Canada, qui ne fera que s'accentuer lorsqu'il se rapportera à Montréal.

«Je ne sais pas trop à quoi m'attendre, je me retrouve dans une situation nouvelle. En même temps, ces tournois sont toujours couverts par beaucoup de médias. Je ne pense pas que c'est très différent de ce point de vue là», note-t-il.

Vlasic comme partenaire 

En l'absence de Duncan Keith, c'est le Québécois Marc-Édouard Vlasic qui est le partenaire de Weber à la ligne bleue depuis le début du camp et le défenseur des Sharks de San Jose apprécie la promotion.

«C'est facile de jouer avec lui, on s'adapte bien ensemble. On verra vendredi (à Columbus) si on joue toujours ensemble, mais pour l'instant, tout va bien. On se parle lors des pratiques pour savoir où on va être dans différentes situations, mais il est surtout un gars qui prêche par l'exemple... C'est un des plus gros gars de la ligue, mobile en plus, avec un bon lancer. Dans le fond, il fait tout pour l'équipe, c'est un des meilleurs», a indiqué l'ancien des Remparts de Québec.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer