Thornton heureux et surpris d'être de la partie

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Le jeu de Joe Thornton demeure tout aussi impressionnant que sa barbe hirsute.

Patrick Woodbury, LeDroit

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Douze ans plus tard, Joe Thornton ne s'attendait pas à participer à une deuxième Coupe du monde de hockey. Pas à 37 ans. Et pas après avoir été laissé de côté pour les Jeux olympiques de Sotchi.

«Je n'y pensais pas du tout. Je jouais, je ne me préoccupais pas de ça, puis j'ai été choisi. Doug Armstrong (le DG d'Équipe Canada) m'a appelé et m'a dit que je faisais l'équipe, alors j'ai dit, parfait let's go. C'était cool, même si ça a raccourci l'été un peu, mais c'est correct», a noté le vétéran des Sharks de San Jose.

Thornton est revenu «sur le radar» de l'équipe nationale en aidant son club à atteindre la finale de la Coupe Stanley pour la première fois, après plusieurs éliminations décevantes au printemps. «Avez-vous regardé les séries de la LNH (le printemps dernier)?» a demandé l'entraîneur Mike Babcock quand il a été questionné sur sa sélection. «Les joueurs qui sont ici sont là parce qu'ils l'ont mérité, en impressionnant de bons hommes de hockey», a-t-il ajouté.

Thornton, auteur de 82 points en 82 parties de saison régulière l'an dernier, a été le cinquième meilleur compteur des séries avec ses 21 points, et le deuxième meilleur passeur avec ses 18 mentions d'assistance. Son jeu demeure tout aussi impressionnant que sa barbe hirsute, qu'il a choisi de conserver tout comme son coéquipier Brent Burns l'a fait. «Je l'ai gardée parce que je me sens à l'aise avec. Mes deux frères en ont aussi, c'est dans la famille, on aime les barbes», a-t-il expliqué.

Appelé à comparer l'équipe de cette année à celle de 2004 qui avait eu raison de la Finlande en finale à Toronto, menée par Mario Lemieux et Joe Sakic, Thornton pense que les Canadiens sont sensiblement du même calibre.

«C'est très similaire, tu regardes autour du vestiaire et il y a tellement de bons joueurs (studs, en anglais), des gars de caractère... Ça va être un bon tournoi alors que toutes les équipes vont avoir de bons joueurs à envoyer sur la glace», estime l'un des deux vétérans de 2004 (Jay Bouwmeester étant l'autre).

Thornton a encore sa place parmi eux, et il pense bien pouvoir continuer à jouer à un haut niveau encore quelques années: «Je prends les choses au jour le jour, je reste dans le moment présent. C'est pourquoi j'ai joué aussi longtemps, j'aime toujours autant venir à l'aréna et voir les gars. Je me sens encore comme si j'avais 24 ans», laisse-t-il tomber.

Père de deux enfants, il dit qu'il n'a pas mis trop de temps à se remettre de la défaite en finale contre les Penguins et son coéquipier d'Équipe Canada Sidney Crosby.

Ce n'est pas nécessairement le cas de son coéquipier des Sharks Logan Couture, l'ancien des 67's qui a été appelé à remplacer Jamie Benn à pied levé quand ce dernier a déclaré forfait à la fin août. «Ça me prend toujours jusqu'à la mi-août pour passer par dessus l'élimination de la saison précédente. Cette fois, c'était difficile, même si ça m'a pris la même période de temps. Rendu à la mi-août, je commençais à avoir hâte d'aller à San Jose pour commencer à me préparer pour notre saison là-bas, mais j'ai eu l'appel pour venir ici, ce qui était bien. C'est toujours plaisant de revenir à Ottawa, où j'ai joué pour les 67's», a indiqué Couture, qui se dit prêt à accepter n'importe quel rôle qu'on voudra bien lui confier.

En ce début de camp, il a une place de choix aux côtés de Jonathan Toews, Steven Stamkos ayant occupé l'aile droite mardi alors que Tyler Seguin a raté l'entraînement en raison d'un virus.

Babcock encense Weber

Mike Babcock ne s'est pas gêné pour louer le... (Patrick Woodbury, LeDroit) - image 3.0

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Mike Babcock ne s'est pas gêné pour louer le talent du défenseur Shea Weber.

Patrick Woodbury, LeDroit

L'entraîneur d'Équipe Canada Mike Babcock a fait une fleur au DG des Canadiens, Marc Bergevin, après l'entraînement de mardi. Il ne s'est pas gêné pour louer le talent du défenseur Shea Weber, un des piliers de sa brigade défensive pour le tournoi de la Coupe du monde de cette année comme pour les deux derniers Jeux olympiques (2010 et 2014).

«Simplement sur l'aspect physique, il est une montagne d'homme, a-t-il répondu lorsqu'interrogé au sujet de l'arrière obtenu contre P.K. Subban cet été. Quand il te regarde, tu sais qu'il est à son affaire. Il est une bonne personne, une des meilleures que j'ai rencontrées. Il n'a pas besoin de parler beaucoup. Il a juste à te lancer un regard pour se faire respecter. Il fait de toi un meilleur entraîneur.»

«Si tu n'as jamais reçu un double-échec dans les côtes de sa part, tu ne réalises pas encore toute sa force. Il prend beaucoup de place. Il a un tir tellement puissant que personne ne veut se placer devant. Mais ce que j'aime le plus, c'est que lorsqu'il entre dans un vestiaire, sa mentalité est business. Il change la culture d'une équipe. Il améliore ta franchise juste en traversant la porte de ton vestiaire. Il n'a pas son égal», a-t-il ajouté. 

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