Giroux et Crosby ont fait la paix

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Sidney Crosby trouve normal qu'il y ait eu des frictions entre Claude Giroux et lui dans le passé. «C'est dans notre nature», dit-il.

Patrick Woodbury, LeDroit

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Comme plusieurs joueurs d'Équipe Canada qui ont des rivalités dans la LNH, Claude Giroux et Sidney Crosby ont enterré la hache de guerre de leur «bataille de la Pennsylvanie» au camp de l'équipe au Centre Canadian Tire.

En fait, les vedettes des Flyers de Philadelphie et des Penguins de Pittsburgh qui ont lâché les gants lors d'une série mémorable il y a quatre ans ont maintenant une relation bien plus amicale, après avoir aidé le Canada à remporter la médaille d'or du Championnat mondial de 2015 à Prague, en République tchèque.

«Quand tu joues contre un bon joueur comme Sidney, c'est tout un challenge et tu deviens plus excité de jouer, c'est plus facile. On aime ça jouer l'un contre l'autre, mais on aime ça jouer ensemble itou, a raconté l'attaquant franco-ontarien mardi après la deuxième pratique du camp. Avant (le championnat mondial), on se connaissait juste sur la glace et on ne s'aimait pas trop. Ça rendait les matches plus le fun. Quand tu as une rivalité avec un joueur comme ça, c'est sur qu'en dehors de la glace, c'est un bon gars comme tous les autres joueurs.»

Giroux, l'ancien Olympique qui a passé son adolescence à Orléans et passe ses étés à Ottawa, est un fier compétiteur et c'est aussi le cas du capitaine d'Équipe Canada et des Penguins, champions en titre de la coupe Stanley.

Pour ce dernier, il n'est que normal qu'il y ait eu des flammèches entre eux. Mais il n'est pas trop difficile de mettre ça de côté maintenant.

«C'est assez facile, a dit Crosby. C'est juste dans notre nature d'être des compétiteurs quand on joue l'un contre l'autre. Mais dès que vous mettez le même chandail, vous faites partie de la même équipe et vous tentez d'accomplir la même chose.»

«C'est facile. Nous avons joué au championnat mondial l'an dernier et nous avons eu une belle expérience là-bas. Il est un excellent joueur, donc c'est plaisant de jouer avec lui», a souligné Crosby.

Ce dernier a pardonné à Logan Couture, des Sharks, d'avoir dit au cours de la dernière finale qu'il trichait lors des mises au jeu. «Il m'a dit qu'il ne m'en voulait pas. Il comprend qu'on se battait pour notre vie, tirant de l'arrière 2-0 dans la série», a mentionné l'ancien des 67's.

À ce camp d'Équipe Canada, Giroux lutte pour faire sa place au soleil dans cette équipe d'étoiles qui n'avait pas fait appel à ses services pour les Jeux olympiques de 2014 à Sotchi. Il est utilisé jusqu'à maintenant sur ce qui est un quatrième trio pas piqué des vers, entre Matt Duchene et Joe Thornton, et il est utilisé à la pointe sur la deuxième unité du jeu de puissance, qui déploie quatre attaquants (comme la première, menée par Crosby).

«Chaque année, tu essaies de t'améliorer, être le meilleur joueur que tu peux. C'est sur qu'il y a beaucoup de bons joueurs au Canada et là, je me retrouve finalement à faire partie d'une grosse équipe comme ici. Je suis pas mal excité. Ça fait juste deux jours et je trouve que j'ai déjà appris beaucoup des entraîneurs et des autres joueurs... C'est important de savoir quel est notre rôle, là on pratique et ils changent une couple de choses. N'importe quelle situation où je vais jouer, je vais être excité de le faire et être le meilleur dans ce rôle-là. À peu près tout le monde ici peut jouer sur l'avantage numérique, mais on ne peut pas tous jouer de façon offensive, il faut d'abord jouer en équipe», estime Giroux.

Et pour jouer en équipe, il faut mettre de côté les petites et grandes rivalités personnelles, comme celles entre les trois clubs de la Californie. «Une fois que vous êtes ici, vous êtes des chums, et quand le mois va être fini, vous allez être des ennemis à nouveau. C'est assez drôle», a lancé Joe Thornton, des Sharks de San Jose, en riant dans son énorme barbe.

Corey Crawford résigné à son rôle de soutien

«Pour moi ici, (le but), c'est de m'amuser,... (Patrick Woodbury, LeDroit) - image 3.0

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«Pour moi ici, (le but), c'est de m'amuser, de travailler fort sur la glace et de jaser avec les gars», explique le gardien des Blackhawks de Chicago.

Patrick Woodbury, LeDroit

Après deux jours au camp d'Équipe Canada, Corey Crawford réalise très bien qu'il a peu de chances de changer l'ordre établi des choses devant le filet.

Le gardien des Blackhawks de Chicago et ancien de l'Intrépide de Gatineau, qui a deux bagues de la Coupe Stanley en poche, semblait résigné à être le troisième gardien lors du tournoi de la Coupe du monde, lui qui en est à une première expérience à porter le chandail unifolié.

Il s'attend à ce que Carey Price soit en mesure d'agir comme gardien numéro un, comme aux Olympiques de Sotchi, tandis que le récipiendaire du trophée Vézina la saison dernière, Braden Holtby, devrait être son adjoint.

«Pour moi ici, (le but), c'est de m'amuser, de travailler fort sur la glace et de jaser avec les gars. Il n'y a pas trop de stress dans ce rôle-là. Moi, j'arrive avec une bonne attitude, ça va être le fun», a-t-il dit après le deuxième entraînement du camp.

Le cerbère originaire de Châteauguay, en banlieue de Montréal, ne souhaite évidemment aucun malheur à Price, qui revient d'une sérieuse blessure au genou. Après l'avoir observé pendant deux jours, il n'a pas de doute qu'il est de retour en pleine santé.

«[Price] est en bonne shape, il bouge bien dans les pratiques. Je ne pense pas que personne ait à être inquiet, il a l'air correct dans le filet. Pour moi, comme j'ai dit, c'est le fun de venir ici avec ces gars-là... C'est quelque chose de nouveau pour moi et après deux jours, c'est bien le fun. D'habitude pendant la saison, on est l'un contre l'autre, mais de mettre ce chandail-là, c'est quelque chose pour moi», souligne-t-il.

Crawford avait été déçu de ne pas avoir été retenu sur l'équipe pour les Jeux olympiques de Sotchi il y a deux ans, quand Roberto Luongo et Mike Smith ont appuyé Price. Remporter une deuxième coupe Stanley avec les Blackhawks en 2015 a probablement dissipé les derniers doutes des dirigeants d'Équipe Canada à son endroit.

«Je ne sais pas, c'est à eux autres à décider ça. J'ai été déçu un peu de ne pas faire l'équipe à Sotchi, mais c'est le fun d'être ici maintenant... Tu es tout le temps motivé, à ce niveau-ci, tu cherches toujours à t'améliorer, chaque jour. Pour moi, c'était ça, d'essayer de faire la prochaine équipe», a-t-il ajouté.

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