Première « barrière mentale » franchie

Carey Price a pris part à un entraînement... (Sean Kilpatrick)

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Carey Price a pris part à un entraînement à haute intensité, lundi à Ottawa.

Sean Kilpatrick

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Les partisans et dirigeants des Canadiens de Montréal et d'Équipe Canada peuvent respirer un peu plus à l'aise après la première journée du camp de l'unifolié au Centre Canadian Tire lundi : le gardien numéro un des deux formations, Carey Price, avait l'air complètement rétabli de la blessure au genou qui lui a valu de rater la majorité de la dernière campagne.

Si des doutes pouvaient subsister quant à son état de santé, ils ont probablement été dissipés lors d'un exercice de descentes à trois contre le gardien où il a effectué trois arrêts coup sur coup, les deux derniers après avoir effectué des déplacements latéraux alors qu'il était agenouillé.

«Même vieux (Price), il était gros devant son filet, ne laissait pas d'espace pour lancer et il a effectué beaucoup d'arrêts. Typique de lui», analysait le capitaine de la formation canadienne Sidney Crosby à son retour au vestiaire des Sénateurs d'Ottawa, emprunté par l'unifolié pour son camp cette semaine.

Price, faut-il le rappeler, a subi une entorse sévère du ligament médian croisé de son genou droit lors d'un match contre les Rangers de New York le 25 novembre dernier.

Rétabli en mai dernier, environ un mois après la fin de la saison régulière, il a recommencé à patiner dès le début du mois d'août, cinq fois par semaine, afin d'être prêt pour le tournoi de la Coupe du monde, auquel il tenait à participer. Il n'a jamais considéré décliner l'invitation à y prendre part, comme certains blessés le font actuellement.

«J'ai eu beaucoup de plaisir sur la glace, je pense que j'étais bien préparé pour aujourd'hui. C'est fantastique d'être sur la glace dans un environnement compétitif à nouveau, a-t-il dit en mêlée de presse. C'était bien d'affronter des tirs de qualité, tout se passait à haute vitesse. Je pense qu'un bon entraînement comme ça m'a permis de franchir la dernière barrière mentale, je vais être prêt pour le tournoi maintenant... La pratique était tellement bonne, j'avais un gros sourire accroché au visage toute la journée.»

La prochaine étape pour lui sera maintenant de disputer un match, et il a déjà exprimé le souhait de jouer un match complet plutôt qu'une trentaine de minutes. Équipe Canada disputera une série aller-retour contre les États-Unis, vendredi à Columbus et samedi au CCT, et «ce sera la décision des entraîneurs» à savoir quelle partie sera offerte à Price, a noté celui-ci.

«On en a parlé avant le camp et on va en parler à nouveau (mardi), puis nous allons vous dire notre plan de match mercredi, a indiqué l'entraîneur-chef Mike Babcock à ce sujet.

Doug Armstrong, le directeur général de l'équipe, a mentionné qu'il n'était pas question pour Équipe Canada de mettre des gants blancs pour traiter le dossier du retour au jeu de Price, dont le patron avec les Canadiens, Marc Bergevin, est un de ses adjoints.

«Nous avons été en contact avec Montréal à travers tout le processus. Mais en parlant avec Mike (Babcock), il compose avec le groupe de joueurs qui est là et ils doivent être prêts à jouer. Il n'y a pas moyen de prendre les choses aisément en arrivant à un événement du genre. Ce ne serait pas juste de faire les choses autrement. Si tu es ici, tu dois être prêt dès le départ. Carey était au courant quand il a accepté l'invitation... Nous sommes sûrs qu'il est prêt», estime Armstrong.

Son nouveau coéquipier avec le Tricolore, Shea Weber, n'avait aucun doute que ce serait le cas : «J'ai patiné avec lui cet été et ça regardait très bien pour lui. Il est en forme et en santé, je pense qu'il va être un gros morceau de cette équipe ainsi qu'à Montréal», pense le vétéran défenseur acquis en retour de P.K. Subban cet été.

Le récipiendaire des trophées Vézina (meilleur gardien) et Hart (joueur le plus utile) en 2014-2015 sait que les attentes sont toujours élevées pour lui, mais il pense être encore capable de composer avec celles-ci. «Ça a été difficile l'an passé de ne pas jouer alors que l'équipe en arrachait. Ce n'était pas une vacance, c'est certain. Tu es censé être un leader de l'équipe, mais tu ne te sens pas comme si tu en faisais vraiment partie. Les attentes vont être là (à son retour), mais je sais comment gérer ça. Je vais me concentrer à faire les choses qui m'ont permis d'avoir du succès il y a deux ans, c'est tout ce que je peux contrôler», a-t-il lancé.

Crosby entre Bergeron et Marchand

L'entraînement de lundi a donné un premier indice... (Sean Kilpatrick, La Presse Canadienne) - image 3.0

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L'entraînement de lundi a donné un premier indice des ailiers de Sidney Crosby durant la Coupe du monde.

Sean Kilpatrick, La Presse Canadienne

Mike Babcock a passé son été à griffonner des combinaisons de trios en attaque et de duos en défensive en vue de l'ouverture du camp d'Équipe Canada, étant obligé de biffer certains noms - Duncan Keith, Jamie Benn et Jeff Carter - en raison de blessures.

Lors de la première journée de l'unifolié sur la patinoire du Centre Canadian Tire, il a tenté ses premières «vraies» expériences, autrement que sur papier.

Ça a donné ceci : Sidney Crosby entre les Bruins Patrice Bergeron et Brad Marchand, tandis que Ryan Getzlaf pivotait une ligne entre John Tavares et Steven Stamkos. Jonathan Toews était flanqué de Tyler Seguin et Logan Couture, alors que Claude Giroux était entre Joe Thornton et Matt Duchene. Bien malin qui pourrait désigner un quatrième trio parmi cette douzaine de patineurs, à laquelle il faut ajouter Corey Perry.

À la ligne bleue, c'est le Québécois Marc-Édouard Vlasic qui a remplacé Keith aux côtés de Shea Weber sur la première paire. Drew Doughty a été jumelé à son coéquipier des Kings de Los Angeles Jake Muzzin, alors que le droitier Alex Pietrangelo a été muté à gauche sur un troisième duo complété par Brent Burns, ce qui laissait Jay Bouwmeester comme septième arrière.

La dernière décision a surpris un peu parce que Babcock a préconisé un équilibre entre gauchers et droitiers sur ses duos de défenseurs lors des Jeux de Sotchi.

«Alex a été averti, c'était le plan pour qu'on ait notre meilleur groupe. On s'inquiétait aussi de perdre un défenseur gaucher à une blessure, qu'est-ce qu'on ferait à ce moment-là ? En étant au Canada, beaucoup de monde va se poser des questions, mais si tu gagnes, quand tu gagnes, personne ne se pose de question», a indiqué Babcock, qui a contourné une question concernant l'importance de la Coupe du monde par rapport aux Olympiques en disant que «c'est le tournoi qu'on joue maintenant, donc c'est le plus important».

«Work in progress»

Babcock a aussi mentionné que les trios d'une équipe «sont un work in progress jusqu'à ce que le club joue comme tu le veux», donc il faut s'attendre à des changements d'ici au 17 septembre, premier match du tournoi à Toronto.

Crosby, par exemple, aimait bien l'idée de se retrouver avec Bergeron, avec qui il a joué souvent depuis les Championnats mondiaux de 2005, et Marchard, avec qui il patine l'été en Nouvelle-Écosse. «Peu importe avec qui tu joues, tu essaies d'exécuter les jeux comme il faut. Les choses peuvent changer dans un court tournoi. Si elles ne changent pas, c'est une bonne chose. On va espérer connaître un bon départ et que la chimie s'installe rapidement», a-t-il dit.

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