Vermette heureux d'être à nouveau un Gee Gees

Gabriel Vermette a profité de la suspension du... (Etienne Ranger, LeDroit)

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Gabriel Vermette a profité de la suspension du programme de hockey masculin pour se concentrer sur ses études en psychologie et en criminologie, mais il est heureux de renfiler ses patins.

Etienne Ranger, LeDroit

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Gabriel Vermette est le seul rescapé d'une équipe qui a été trouvée coupable par association d'un crime présumé n'ayant toujours pas été résolu devant un tribunal.

Mais ne lui demandez pas de critiquer la décision des dirigeants de l'Université d'Ottawa de suspendre le programme de hockey masculin des Gee Gees pendant deux ans. On se souviendra que deux de ses anciens coéquipiers avaient été accusés d'agression sexuelle contre une jeune femme de Thunder Bay, et que l'entraîneur-chef du temps, Réal Paiement, avait été congédié pour ne pas avoir rapporté les incidents de cette soirée tristement célèbre à ses supérieurs.

Le défenseur de 24 ans est trop heureux de se retrouver sur la glace avec une vingtaine de nouveaux coéquipiers et un nouveau personnel d'entraîneurs pour regarder les choses sous un angle négatif.

«Ce qui est arrivé est arrivé, je ne commenterai pas ça», confiait-il mercredi avant de sauter sur la patinoire du complexe sportif Minto pour un deuxième entraînement de la journée. «Moi, je n'ai aucun problème à porter le logo à nouveau, je veux juste jouer au hockey. C'est à peu près ça. Il y a beaucoup d'excitation avec le relancement du programme. Ce qui s'est passé est dans le passé et on repart à zéro en regardant vers le futur, on va se concentrer là-dessus.»

L'ancien de l'Intrépide midget AAA de Gatineau - et ensuite des Saguenéens de Chicoutimi et des Voltigeurs de Drummondville - réussit à trouver du positif de son expérience de vagabond du hockey, lui qui a surtout joué dans des «ligues de garage» lors des deux dernières saisons.

«J'aurais pu changer d'université et aller jouer ailleurs, mais j'ai fait le choix personnel de rester ici en fonction des cours que j'avais qui n'étaient pas transférables à n'importe quelle autre université», raconte celui qui termine cette année une majeure en psychologie et une mineure en criminologie.

«J'ai pu me concentrer plus sur mes études, c'était un gros changement d'arrêter de jouer au hockey. Du junior majeur à l'universitaire, tout est axé sur le sport, tu n'as pas beaucoup de temps libres. En arrêtant de jouer, ça me permettait de mettre la priorité sur l'école et focuser sur d'autres aspects de ma vie. On va le prendre pour un bien, on ne peut pas le prendre pour un mal», ajoute-t-il.

Son entraîneur Patrick Grandmaître est certes heureux de sa décision de demeurer à l'Ud'O pendant les deux années de suspension du programme, alors qu'il s'avère le seul joueur expérimenté de l'équipe. La saison 2013-2014 avait été sa première au hockey universitaire, lui qui avait récolté un but et six passes en 25 parties.

«C'est bon d'avoir un vétéran, mais alors que je découvre Gabriel Vermette la personne autant que le joueur de hockey, je suis encore plus content de l'avoir lui.»

«Sa personnalité est fantastique, les gars l'adorent déjà. C'est un vétéran qui connaît l'école, il sait ce qu'on a passé au travers. Il est un bon gars d'équipe, un bon joker aussi... C'est le plus vieux de l'équipe et il n'a pas joué depuis deux ans, donc sa condition physique est à refaire. Des fois, il a l'air d'un p'tit vieux lors de nos entraînements, ce qui amplifie le côté drôle de l'affaire. Mais on voit la joie de la game dans ses yeux, de retrouver une ambiance d'équipe», souligne Grandmaître.

Cet esprit d'équipe que l'on retrouve dans n'importe quel club de sport collectif est ce qui a manqué à Vermette pendant son exil forcé.

«Ça fait du bien de retrouver la confrérie, de faire de nouveaux liens, de rembarquer sur la glace et d'aller m'entraîner en groupe tout le temps. Veux, veux pas, je suis resté à l'Université d'Ottawa tout seul, j'avais d'autres amis, mais ça fait du bien de trouver des chums qui ont le même style de vie que toi... C'est une toute nouvelle équipe, ça crée une belle ambiance. C'est dur de dire de quoi on va avoir l'air, on n'a pas encore joué un match, mais on n'a pas le choix d'essayer de faire quelque chose de bien avec ce nouveau groupe-là», dit l'arrière originaire de Mirabel.

Une note concernant les deux joueurs accusés d'agression sexuelle dans cette affaire, on apprenait cette semaine que ce n'est que le 13 septembre prochain qu'une date sera établie pour le début du procès de David Foucher et Guillaume Donovan à Thunder Bay.

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