Karlsson contre Doughty

Erik Karlsson affirme ne pas trop s'en faire... (Bruce Bennett, Associated Press)

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Erik Karlsson affirme ne pas trop s'en faire avec les critiques à l'égard de son jeu défensif.

Bruce Bennett, Associated Press

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(Las Vegas) Au moins, dans quelques heures, on saura. Le débat qui a fait rage dans les médias et dans les réseaux sociaux au cours des six derniers mois sera terminé.

Les trophées individuels de la Ligue nationale de hockey seront décernés, mercredi soir, au Hard Rock Hotel & Casino de Las Vegas. Pour le James-Norris, qui est remis au défenseur par excellence, c'est clairement une lutte à deux.

Erik Karlsson ou Drew Doughty ?

Même le troisième finaliste, Brent Burns, ne se fait pas d'illusions.

« Je suis ici pour trois raisons. Je vais jouer au golf, je vais manger dans les bons restaurants et je vais emmener les enfants voir un spectacle du Cirque du Soleil », a déclaré mardi le sympathique yéti des Sharks de San Jose.

Alors... Karlsson ou Doughty ?

À 26 ans, le quart-arrière des Sénateurs d'Ottawa pourrait remporter le trophée pour une troisième fois.

Doughty a le même âge. Malgré tous les succès que les Kings de Los Angeles ont obtenu dans les dernières années, on ne lui a jamais décerné un trophée individuel majeur.

Le 14 décembre dernier, lors de sa seule visite de la saison dans la capitale, il a confié à une poignée de journalistes qu'il mérite le Norris. Il s'était alors dit « plus complet » que « d'autres défenseurs qui l'ont gagné auparavant ».

Karlsson a passé les mois qui ont suivi à essuyer les critiques de ses détracteurs, qui le croient unidimensionnel.

« Ces choses-là m'affectent, mais pas tant que ça. En vérité, je me fiche pas mal de ce que les gens disent à mon sujet. Moi, je sais que je suis bon défensivement », déclare-t-il.

« Je sais que je peux jouer contre les meilleurs attaquants adverses. Ça fait maintenant sept ans que j'évolue dans la LNH. Dans les six dernières années, mes entraîneurs m'ont utilisé contre les meilleurs joueurs adverses. Je n'essaie pas de vous dire que je n'ai pas besoin de m'améliorer. Je travaille là-dessus chaque année. J'essaie juste de vous dire que je suis capable de bien jouer défensivement. »

« Si les gens ne voient que mon talent à l'attaque quand ils me regardent, c'est bien correct. J'essaie aussi de m'améliorer à l'attaque, vous savez. »

Personne ne pourra nier que Karlsson a connu une saison spéciale. Avec ses 82 points, il a complété son parcours parmi les cinq meilleurs marqueurs de la LNH.

Avec une trentaine de points de moins, Doughty s'est classé au 10e rang parmi les défenseurs les plus productifs.

Karlsson affirme qu'au moment de comparer les défenseurs d'élite, il ne faut pas trop s'attarder aux chiffres.

Doughty, selon lui, est victime du système de jeu de son équipe. 

« Si j'évoluais à Los Angeles, je produirais probablement moins. Si Drew jouait à Ottawa, il produirait davantage », croit-il.

Par moments, durant sa mêlée de presse de mardi, on avait presque l'impression qu'il souhaite voir son rival mettre la main sur le Norris. « Drew est un joueur que j'admire, dit-il. Je le regarde souvent à la télévision. Il impose le respect. J'apprends bien des choses en l'observant. »

Un troisième Norris ne pourrait pas le consoler complètement, de toutes façons. « Nous avons raté les séries. À Ottawa, ce que nous visons avant tout, c'est le succès collectif. Pour moi, quoi qu'il arrive, la saison 2015-16 aura été décevante. »

Sur les traces de Bob

Le centre des Bruins, Patrice Bergeron, pourrait remporter... (Archives, Associated Press) - image 3.0

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Le centre des Bruins, Patrice Bergeron, pourrait remporter son quatrième trophée Selke, mercredi.

Archives, Associated Press

Enfant, Patrice Bergeron était un fan des Nordiques de Québec. Il avait quand même beaucoup de respect - et un soupçon d'admiration - pour le capitaine du Canadien de Montréal, Bob Gainey.

« Comme joueur et comme individu, je n'ai jamais été capable de le détester. Bob, c'est quelqu'un que je respecte beaucoup. J'ai du respect pour tout ce qu'il a pu accomplir. J'ai aussi toujours admiré sa façon d'agir. Il est toujours extrêmement calme », confie l'attaquant des Bruins de Boston.

Mercredi, à Las Vegas, Bergeron pourrait remporter le trophée Frank-Selke pour la quatrième fois de sa carrière. Le Selke est remis annuellement au meilleur attaquant à caractère défensif depuis 1978.

En quatre décennies, un seul joueur a réussi à y graver son nom quatre fois. Gainey l'a gagné chaque année entre 1978 et 1981.

« Répéter cet exploit serait quelque chose de spécial. Ce serait un honneur, dit Bergeron. Bob, c'est une légende. Il est au Temple de la renommée du hockey. »

Un collègue débordant d'enthousiasme s'est alors permis de lui poser la question. S'il remporte un quatrième Selke à son tour, se rapprochera-t-il du Temple lui aussi ?

« Non ! Je n'ai pas pensé à ça du tout. Je suis loin d'être rendu là », a répondu celui qui a disputé 820 matches avec Boston.

Une « belle sortie »

Bergeron n'est pas le seul québécois à conclure sa saison à Vegas. Pascal Dupuis est en lice pour l'obtention du trophée Bill-Masterton, qui récompense la persévérance et le dévouement.

Le jeune retraité parle toujours avec émotion de son tour de glace avec la coupe Stanley, au SAP Center de San Jose. Officiellement retraité, il ne sait pas s'il conservera un poste au sein de la Direction des opérations hockey des Penguins de Pittsburgh l'an prochain..

« J'ai trois filles. Grâce à elles, fais bien des choses qui n'ont rien à voir avec le hockey. Je me sens donc bien capable de faire autre chose que m'occuper de hockey », affirme-t-il.

« Toutefois, comme vous le savez... Vous avez tous vu à quel point j'ai travaillé fort dans le but de revenir au jeu. C'est clair que je veux continuer d'oeuvrer dans le milieu du sport. »

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