Jacques Martin savoure le moment

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Jacques Martin est maintenant impatient de savoir quand il pourra apporter la coupe Stanley dans son patelin de l'Est ontarien.

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Pour l'avoir pourchassée pendant 30 ans, Jacques Martin savait trop bien qu'il n'est pas facile de soulever la coupe Stanley.

Quand ses Penguins de Pittsburgh ont achevé les Sharks dimanche soir à San Jose, il a pu se rendre compte que c'était aussi vrai au sens physique que figuré.

Ceux qui ont regardé les célébrations sur la patinoire jusqu'à la toute fin ont vu l'ancien entraîneur des Sénateurs et du Canadien avoir une petite défaillance quand il a été appelé à hisser le précieux trophée au-dessus de sa tête.

Quand l'homme de hockey originaire de St-Pascal-Baylon, près de Rockland, a retourné l'appel du Droit 48 heures plus tard, lors d'une journée de congé avant la parade de mercredi, Martin ne pouvait s'empêcher de rire de l'incident. Son premier constat : « Elle est pesante », lance-t-il au sujet du gros bol de 35 livres.

« Je ne suis pas passé près de l'échapper, mais j'ai eu une petite faiblesse dans une épaule. C'est celle que je m'étais 'démanchée' au camp de l'équipe olympique du Canada en 2001 à Calgary (dans une collision avec Owen Nolan). J'imagine que je vais devoir me mettre sur un programme pour la renforcer. Je ne travaillais pas sur le haut de mon corps à l'entraînement depuis que je me suis fait remplacer la hanche l'an dernier. Je me concentre surtout sur le bas du corps et le cardio. Je devrai changer ça », a-t-il relaté en ricanant.

À 63 ans, Martin est évidemment très fier de pouvoir ajouter cet ultime championnat dans le monde du hockey aux autres titres remportés au cours de son illustre carrière, la médaille d'or des Jeux olympiques de Salt Lake City en 2002, celle du Championnat mondial de 2007 en Russie, la Coupe du monde de 2004 et la coupe Memorial de 1986.

« Après 30 ans dans la ligue, c'était la première fois qu'un de mes clubs se rendait en finale alors que nous étions passés proche à quelques occasions, a-t-il dit, faisant référence aux Sénateurs de 2003 (revers en prolongation au septième match de la finale de l'Est contre les Devils du New Jersey dirigés par Pat Burns). De gagner la coupe, c'est un énorme sentiment d'accomplissement, il n'y a pas de doute. »

Sur la glace du SAP Centre, il a pu partager ce beau moment avec sa fille Angéla et son frère Ronald, qui était là pour presque toutes ses grandes victoires. « Il n'a manqué que la coupe Memorial (avec Portland en 1986, contre les Olympiques de Hull... dirigés par Pat Burns), c'est mon porte-bonheur », lance-t-il en riant.

Un changement salutaire 

Quand les séries se sont mises en branle il y a deux mois, Martin avait confiance en l'équipe assemblée par le d.g. Jim Rutherford, qui a effectué un changement d'entraîneur en novembre, Mike Sullivan remplaçant Mike Johnston derrière le banc. C'est à ce moment aussi que Martin a été rapatrié derrière le banc, lui qui était un consultant appelé à travailler de la galerie de presse lors des matches depuis qu'il s'était joint aux Penguins il y a trois ans.

« En deuxième moitié de saison, nous avions été la meilleure équipe de la ligue. En arrivant en séries, on avait cette confiance là, bâtie notamment en battant des bons clubs de l'Est comme Washington, les Rangers de New York et Philadelphie dans le dernier droit. On savait que ce ne serait pas facile, mais finalement, dans nos quatre séries, nous avons été le meilleur club dans l'ensemble, dominant au niveau des lancers et des chances de compter dans presque tous les matches », analyse-t-il.

Responsable de la brigade défensive ainsi que du désavantage numérique, Jacques Martin ne tarissait pas d'éloges pour ses joueurs, à commencer évidemment par sa vedette, Kristopher Letang, l'auteur du but gagnant lors du match décisif.

« Les gens disaient que notre brigade était Kris et les autres, mais tout le monde a fait du bon travail. Letang a certes été exceptionnel, mais pour gagner, ça prenait la contribution de tout le monde. Regarde le sixième match où nos deux buts (sauf celui dans un filet désert) sont comptés par des défenseurs, Letang et (Brian) Dumoulin lors d'un avantage numérique. Nos avants ont aussi beaucoup aidé les défenseurs avec un échec avant de tous les instants et un contrôle de rondelle exceptionnel », souligne-t-il, rappelant au passage que le gardien recrue Matt Murray a été aussi très solide et que Sidney Crosby a été tout un leader.

Jacques Martin a maintenant bien hâte de savoir quand il pourra amener la coupe Stanley dans l'Est ontarien pour la partager avec ses proches. « Je ne sais pas comment ça fonctionne, mais j'aimerais bien l'avoir pendant mon école de hockey (du 24 juillet au 12 août à Rigaud) pour la montrer aux jeunes, avant de passer par St-Pascal », a-t-il indiqué.

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