Maxime Talbot dans la KHL: «j'ai fait mes devoirs»

Après une saison où il a fait la... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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Après une saison où il a fait la navette entre la LNH et la Ligue américaine, Maxime Talbot est convaincu qu'il a pris une bonne décision.

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Près d'une semaine après l'annonce qu'il mettra le cap sur la Russie la saison prochaine, Maxime Talbot demeure bien à l'aise avec sa décision qui a été bien mûrie.

Après une saison où il a fait la navette entre la LNH et la Ligue américaine dans l'organisation des Bruins de Boston, l'ancien capitaine des Olympiques de Gatineau et héros de la dernière conquête de la coupe Stanley des Penguins de Pittsburgh est convaincu qu'il a pris une bonne décision en acceptant un contrat d'un an offert par le HC Lokomotiv de Yaroslavl, à environ 280 km de Moscou.

«J'ai fait mes devoirs. J'ai parlé à plusieurs Canadiens qui jouent dans la KHL, j'ai parlé à tous les joueurs importés de l'équipe. C'est une organisation très solide, une bonne équipe dans une bonne ville de hockey, avec des partisans fantastiques à ce qu'on me dit», a-t-il confié au Droit mercredi.

Le HC Lokomotiv a pris le troisième rang dans la division Ouest de la Ligue Kontinentale la saison dernière avant d'être éliminé en première ronde des séries éliminatoires. L'organisation a donc été rebâtie depuis la tragédie du 7 septembre 2011, alors que 44 des 45 passagers à bord de l'avion nolisé de l'équipe - incluant tous les joueurs et entraîneurs - sont décédés quand il s'est écrasé au départ en direction de Minsk pour le premier match de la saison.

Talbot, qui ne connaissait personnellement aucun des joueurs disparus dans l'accident, a indiqué que ce facteur n'est pas entré en ligne de compte dans sa décision, lui qui est présentement le seul Nord-Américain sur l'alignement.

Il n'a jamais mis les pieds en Russie, mais sa conjointe Cynthia Phaneuf y est allée souvent au fil de sa carrière de patineuse artistique, et elle était bien d'accord avec la décision de partir vivre cette nouvelle expérience.

«Elle trouve que c'est une bonne idée de partir à l'aventure comme ça alors que nos deux enfants (Jaxson, garçon de deux ans et demi, et Lou, fille de quatre mois) ne vont pas encore à l'école. Elle a voyagé beaucoup pendant sa carrière, donc ça ne l'effraie pas du tout. On va vivre une nouvelle expérience, une nouvelle culture, ça devrait être le fun. C'est la deuxième meilleure ligue au monde, donc ça devrait être bon côté hockey également», note celui qui était surnommé «Mad Max» à l'époque où il menait les Olympiques.

Porte «entrouverte» à un retour en LNH

Talbot s'est contenté de deux buts et cinq passes en 38 parties avec les Bruins cette saison, mais il a montré qu'il pouvait encore produire offensivement lors de son séjour de 26 matches à Providence, dans la LAH, où il a récolté 10 buts et 21 points.

«Je ne ferme pas totalement la porte à la LNH, on ne sait jamais. À Providence, j'avais un rôle plus offensif, je touchais un peu au jeu de puissance. J'ai repris confiance avec la rondelle. Peut-être que jouer dans la KHL va m'aider à retrouver ma touche encore plus. On verra, je vais travailler là-dessus», a souligné l'ancien compteur de 100 points avec les Olympiques.

En attendant, Talbot prépare un peu son après-carrière en travaillant à l'occasion comme «joueurnalyste» aux deux réseaux de télévision sportive (TVA Sports et RDS) ce printemps. Il a aussi été un invité d'honneur au premier match de la finale Penguins-Sharks, les partisans de Pittsburgh lui réservant une longue ovation, se rappelant trop bien son doublé lors du gain de 2-1 au septième match de la finale de 2009 contre Détroit.

«C'était très touchant, c'est certain. Les Penguins demeurent mon premier amour dans la LNH et c'est certain que je leur souhaite une autre coupe», a ajouté celui qui avait quitté Pittsburgh pour accepter l'offre de contrat de 9 millions $ pour cinq ans des Flyers de Philadelphie à l'été 2011. 

Il a ensuite porté aussi les couleurs de l'Avalanche du Colorado.

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