Francis Wathier passe à son plan B

Francis Wathier affirme qu'il était en paix avec... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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Francis Wathier affirme qu'il était en paix avec sa décision de se retirer du hockey professionnel... jusqu'à ce que Benoît Groulx obtienne une promotion dans la Ligue américaine cette semaine.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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Le rêve de faire carrière dans la LNH est terminé pour Francis Wathier.

Repêché par les Stars de Dallas en 2003, l'ancien des Olympiques de Hull/Gatineau aura tout de même disputé 10 rencontres dans la meilleure ligue au monde, mais après 10 saisons à rouler sa bosse dans les amphithéâtres de la Ligue américaine, il s'est retrouvé sans contrat cette année.

Âgé de 31 ans, il est pourtant plus en forme que jamais. La flamme brûle toujours en lui, mais quand la porte se ferme chez les professionnels, des fois, il faut prendre la difficile décision de passer à son plan B, quitte à devenir professionnel à temps partiel.

La fierté de St-Isidore a passé la dernière saison avec les Prédateurs de Laval dans la Ligue nord-américaine de hockey. Au début, il s'y est rendu un peu à contrecoeur. Il a dû affronter certains préjugés envers cette ligue où les brutes défraient souvent les manchettes. À sa grande surprise, les barrières sont tombées rapidement.

«J'aurais pu poursuivre ma carrière en Angleterre. À 31 ans et avec trois jeunes enfants, il aurait encore fallu déplacer tout le monde. Mon aîné a fait 11 écoles dans les cinq dernières années. Il avait besoin de stabilité. Ma femme s'est déniché un bon emploi à Rockland. Il aurait fallu que je parte seul. J'ai donc opté pour la LNAH où je suis encore payé pour jouer au hockey tout en étudiant pour devenir pompier.»

Surpris par le calibre de jeu

Le colosse de 1,93 m (6' 4") a été surpris par le calibre de jeu de sa nouvelle ligue.

«Nos meilleures équipes rivaliseraient avec celles de la Côte-Est. J'ai vraiment eu du plaisir à jouer à Laval. Je ne m'attendais pas à ça. Pour moi, le rêve de la LNH est fini, mais je continue à jouer du hockey de bon calibre. Je me vois jouer encore très longtemps!»

Évidemment, avec son gabarit imposant, il a reçu multiples invitations à se battre. Il a toujours décliné poliment. «Je ne suis pas venu dans cette ligue pour ça. Le mot s'est passé rapidement et plus personne ne me demande de jeter les gants. C'est arrivé deux fois dans le feu de l'action. C'est tout.»

Francis Wathier était en paix avec sa décision de se retirer du hockey professionnel jusqu'à ce que Benoît Groulx obtienne une promotion dans la Ligue américaine cette semaine. S'il fallait que son ancien entraîneur l'appelle?

«Je dois être réaliste. Je n'ai plus 22-23 ans. Je dois planifier mon avenir, mais je suis encore mordu d'entraînement. Je vais m'entraîner tout l'été comme si je retournais dans la LAH. J'ai la passion. S'il m'invitait au camp d'entraînement, j'aurais de la misère à dire non!»

Sinon, Wathier n'aura aucun regret. «Je reviens de loin. Je jouais junior C quand j'ai réussi à me tailler un poste avec les Olympiques. J'ai gagné deux coupes du Président. J'ai été repêché dans la LNH parce que j'ai joué avec les Olympiques. J'ai joué à tous les niveaux chez les pros. J'en suis très fier.»

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