Beau prix de consolation pour Derick Brassard

Malgré l'élimination des Rangers, Derick Brassard ne sera... (Archives Getty Images/AFP)

Agrandir

Malgré l'élimination des Rangers, Derick Brassard ne sera pas en congé ce printemps. Il représentera le Canada aux Championnats mondiaux, en mai, en Russie.

Archives Getty Images/AFP

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Derick Brassard est habitué, depuis trois ans, de jouer au hockey tard au printemps.

L'attaquant gatinois des Rangers de New York n'aura pas à changer cette bonne habitude malgré l'élimination des siens en première ronde des séries de la Coupe Stanley. Il a accepté l'invitation de Hockey Canada à représenter le pays aux prochains Championnats mondiaux, en mai, à Saint-Pétersbourg et Moscou, en Russie.

«Quand on m'a contacté, j'ai tout de suite accepté. Comme je n'y suis jamais allé, ça va être une belle expérience. Nous allons avoir une bonne équipe et ça représente un défi différent. J'ai bien hâte de voir ce que ça va donner, d'autant plus que je ne suis jamais allé en Russie. Il paraît en tout cas que Hockey Canada traite bien les joueurs, année après année», a-t-il confié au Droit mardi, quand il a été joint après être passé récupérer ses effets personnels dans le vestiaire des Rangers.

Brassard est le 12e attaquant à se greffer à l'alignement de la formation canadienne, qui compte déjà sur des centres comme Connor McDavid, Ryan O'Reilly et Mark Scheifele. Les Sénateurs Mark Stone et Cody Ceci ont déjà accepté l'invitation il y a deux semaines.

Il se rapportera dès vendredi à l'entraîneur Bill Peters - et à son adjoint Dave Cameron, l'ancien des Sénateurs -, alors que la formation canadienne se donne rendez-vous en République tchèque pour un camp pré-compétition qui inclut un match hors concours.

Ce sera une première occasion pour lui de porter l'unifolié depuis qu'il avait pris part au tournoi Ivan-Hlinka pour les moins de 18 ans en République tchèque, alors qu'il avait 17 ans. «J'avais été retranché d'Équipe Canada junior à 18 ans alors que le camp de sélection était à Vancouver, puis je n'avais pas eu la chance d'y aller à 19 ans parce que j'avais été opéré à l'épaule en début de saison», a rappelé Brassard, qui a entendu dire que Claude Giroux, des Flyers, aurait refusé la même invitation pour cause de blessure.

Cette participation aux «Mondiaux» vient mettre un baume sur la plaie laissée par la décevante élimination des Rangers au premier tour, en cinq petits matches contre des Penguins qui se sont avérés trop forts.

«C'est décevant d'avoir perdu comme ça alors que nous avons été déclassés dans certains matches, mais en même temps, on s'est frotté à une équipe qui était meilleure que la nôtre. Nous avons fait un pas vers l'arrière cette saison, mais alors que tout le monde à New York veut échanger à peu près tout le monde présentement, je pense qu'on peut revenir en force l'an prochain. Par les années passées, notre force était notre groupe de défenseurs et cette année, les piliers que sont les (Dan) Girardi, (Marc) Staal et (Ryan) McDonaugh ont tous été blessés à un moment donné. Ils ont joué beaucoup de matches, et beaucoup de minutes dans ceux-ci, et ils étaient amochés. Une longue saison morte devrait leur faire du bien», estime-t-il.

Centre numéro un de la troupe d'Alain Vigneault, l'ancien des Blue Jackets de Columbus est quand même satisfait de sa campagne d'un point de vue personnel, lui qui a établi un nouveau sommet en carrière avec ses 27 buts tandis que ses 58 points n'étaient qu'à deux de son record personnel établi l'an dernier.

«Je pense que j'ai été opportuniste cette saison, j'ai essayé de lancer un peu plus souvent aussi et ça a rapporté. Je prends aussi mes responsabilités (de premier centre appelé à affronter les meilleurs trios adverses) à coeur», dit-il, heureux de voir qu'il n'est pas question de congédier l'entraîneur-chef Alain Vigneault dans la Grosse Pomme.

Boyle quitte New York «avec le respect de [s]es coéquipiers»

Dan Boyle a remporté l'or pour le Canada... (Archives PC) - image 3.0

Agrandir

Dan Boyle a remporté l'or pour le Canada lors des Jeux olympiques de Vancouver, en 2010. On le voit ici avec Sidney Crosby et Chris Pronger.

Archives PC

Dan Boyle n'a pas annoncé sa retraite, mardi, alors que les Rangers de New York ont vidé leur vestiaire.

Mais comme le défenseur de 39 ans ne sera assurément pas de retour avec la formation new-yorkaise, lui qui vient d'écouler la dernière année d'un contrat de deux ans qui lui a rapporté 9 millions $, il en a profité pour régler de vieux comptes avec un chroniqueur particulièrement critique de son jeu.

L'arrière originaire de la Basse-ville d'Ottawa a refusé l'accès à son point de presse à Larry Brooks, du New York Post, qui avait écrit en début de saison que sa mise sous contrat à l'été 2014 avait été la pire erreur des 10 dernières années de Glen Sather comme directeur général des Blueshirts.

«Au moins, je quitte ici avec le respect de mes coéquipiers... Toi, personne ne te respecte», a-t-il notamment lancé au journaliste en question dans un échange parsemé de plusieurs jurons.

Le séjour de deux ans de Boyle a pris fin en queue de poisson à New York, alors qu'il a été laissé de côté pour le cinquième et dernier match de la série contre les Penguins samedi dernier.

Il a été limité à une passe lors des quatre parties auxquelles il a pris part, avec un différentiel de zéro. En saison régulière, il a disputé 74 matches, récoltant 10 buts et 24 points avec 30 minutes de punition et un différentiel de zéro également.

S'il prend bel et bien sa retraite, l'ancien des Panthers, du Lightning (avec qui il a remporté une Coupe Stanley en 2004) et des Sharks arrêterait le compteur à 1093 parties, lors desquelles il a amassé 163 buts et 442 passes pour 605 points.

Pas si mal pour un joueur issu des rangs universitaires américains qui n'a jamais été repêché.

«Je suis fier d'avoir eu la chance de jouer pour une des six équipes originales, a-t-il dit pendant le reste de son point de presse. Physiquement, je pense être encore capable de jouer et certaines équipes seraient intéressés, mais je vais prendre le temps de penser à tout ça, je ne suis pas certain d'être prêt mentalement à continuer.»

Le médaillé d'or des Jeux olympiques de 2010 à Vancouver se donnera donc quelques semaines de réflexion avant de décider s'il prend sa retraite.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer