Silfverberg en pleine déroute

Jakob Silfverberg (à gauche) a connu des séries... (Harry How, Getty Images/AFP)

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Jakob Silfverberg (à gauche) a connu des séries du tonnerre au printemps dernier. Mais il semble avoir perdu sa touche magique.

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(ANAHEIM, Californie) L'attaque des Sénateurs n'est plus aussi menaçante? Bobby Ryan a marqué seulement deux buts dans les trois semaines qui ont précédé le voyage sur la côte ouest? Ça pourrait être pire. Bien pire.

Le joueur que les Sénateurs ont cédé aux Ducks pour faire l'acquisition de Ryan a marqué seulement trois buts... dans la première moitié de saison!

Personne ne comprend ce qui arrive à Jakob Silfverberg.

Silfverberg lui-même ne se comprend plus.

«J'ai déjà connu des hauts et des bas durant une saison. Mais monter si haut pour ensuite tomber si bas? Ça ne m'est jamais arrivé. C'est une première», reconnaît-il.

L'ancien choix de deuxième ronde d'Ottawa croyait bien que le hockey nord-américain n'avait plus de secrets pour lui. Il a quitté la Californie avec des valises remplies de confiance au terme de la saison 2014-2015.

Même si son équipe n'avait pu franchir la troisième ronde, il a trouvé un moyen de prendre le septième rang du classement des meilleurs marqueurs de la LNH en séries. Obtenir 18 points en 16 parties, à la période de l'année où le hockey est le plus violent, c'est assez pour faire taire tous vos détracteurs.

«Je n'ai pas commencé à bien jouer au début des séries, intervient-il. Je dirais que les 20 dernières parties qui avaient précédé les séries avaient été tout aussi bonnes pour moi.»

On se souvient qu'en 2012, Silfverberg avait mis un point final à sa carrière européenne en remportant un championnat - et le titre de joueur le plus utile à son équipe - dans les séries éliminatoires suédoises.

Le gars commençait à s'imaginer qu'il est un joueur des grandes occasions. «Je continue de penser que c'est une bonne période de l'année pour moi. J'adore les matches cruciaux», assure-t-il.

S'il cherche des façons de se relancer, Silfverberg peut toujours s'imaginer que les séries débuteront plus tôt que d'habitude.

En accueillant les Sénateurs, les Ducks ont entrepris la deuxième moitié de leur saison régulière. Malgré tous leurs ennuis des derniers mois, ils accusaient un minuscule retard de quatre points sur les Predators de Nashville, détenteurs de la dernière position qui donne accès aux séries éliminatoires dans l'Association Ouest.

«Ce n'est pas encore le dernier droit. C'est le début de la deuxième moitié de saison», a lancé l'entraîneur-chef Bruce Boudreau, mercredi.

«Je connais mon équipe. Je sais ce qu'elle peut faire. Si nous retrouvons notre constance, nous pourrions facilement aligner des séquences de quatre ou cinq victoires consécutives. C'est à notre portée», croit-il.

Quand la défensive va, tout va?

Silfverberg essaie de se remonter le moral en se disant que les statistiques ne font pas foi de tout au hockey.

Il parle par exemple du travail accompli par son trio quand il n'a pas la rondelle. Avec Ryan Kesler et Carl Hagelin, il joue généralement contre le meilleur trio adverse.

Les Ducks forment une des meilleures équipes de toute la LNH en défensive. Ils avaient alloué seulement 11 buts à leurs sept dernières rencontres avant d'affronter les Sénateurs. Les trois larrons doivent donc faire certaines choses correctement.

La réalité rattrape quand même rapidement le numéro 33.

«Quand je regarde mes deux partenaires de jeu, quand je pense à tout ce qu'ils ont accompli avant cette saison, je me dis que nous devrions être capables de connaître plus de succès à l'attaque...»

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