Talbot à la Classique hivernale malgré tout

Malgré des passages répétés dans la Ligue américaine,... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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Malgré des passages répétés dans la Ligue américaine, Maxime Talbot se réjouit à l'idée de prendre part à la Classique hivernale pour la quatrième fois.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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(BOSTON, Massachusetts) Le moins qu'on puisse dire, c'est que Maxime Talbot est un vieil habitué de la Classique hivernale de la LNH.

L'événement annuel du Nouvel An en est rendu à sa huitième édition. L'ancien pilier des Olympiques de Hull y participera cette année pour la quatrième fois. Il était de l'édition originale, en 2008, à Buffalo. Il a vécu celle de Pittsburgh en 2011 ainsi que celle de Philadelphie en 2012.

Des fans désabusés disent que l'événement a perdu un peu de son lustre. Que les matches en plein air finissent un peu tous par se ressembler.

Talbot n'est pas d'accord.

«Ça reste un bel événement. C'est le fun. C'est familial. Et c'est presque toujours un gros match», résume-t-il.

À 31 ans, le jeune vétéran entend pleinement profiter de sa présence au Gillette Stadium de Foxborough dans les prochains jours. «Avec tout ce qui m'est arrivé dans les derniers mois, il m'est arrivé de penser que je n'aurais pas la chance de participer à ce match», avoue-t-il.

Il est ici question de ses trois différents séjours chez les Bruins de Providence, dans la Ligue américaine, entre le 27 octobre et le 7 décembre.

Il dit avoir passé les deux derniers mois à vivre «au jour le jour» tout en tâchant de ne pas trop se poser de questions.

Il continue de chercher du positif dans toute cette histoire. «Je suis quand même chanceux. Providence, ce n'est pas trop loin. J'ai pu continuer à vivre à Boston avec ma famille.»

Environ 80 kilomètres séparent les deux villes. «Des fois, avec la circulation, ça me prend une heure et 45 minutes pour y aller. Le voyage peut être un peu plus long au retour. Ça fait beaucoup de temps passé dans la voiture pour participer à une séance d'entraînement de 45 minutes, mais bon...»

Ça pourrait être pire. Talbot cite par exemple les joueurs qui évoluent dans l'organisation du Canadien de Montréal et qui doivent déménager à l'autre bout du Canada, à Terre-Neuve, lorsqu'ils sont cédés aux ligues mineures.

Le retour forcé dans la Ligue américaine a été plus facile à digérer pour le joueur qui a été bien appuyé par ses proches.

Sa conjointe, l'ex-patineuse de calibre mondial Cynthia Phaneuf, attend la venue de la cigogne. Le deuxième enfant du couple pourrait même voir le jour avant la Classique hivernale.

Le fils aîné Jaxson ne sait pas encore s'il aura un petit frère ou une petite soeur. «Nous voulons que ce soit une surprise. Garçon ou fille, ce n'est pas important. Tout ce que je souhaite, c'est que ce bébé me ressemble», lance Talbot avec l'humour qui le caractérise.

À travers toutes les mésaventures de l'automne, il jure qu'il n'a jamais eu le moral dans les talons.

«J'ai choisi de prendre tout ça comme une opportunité de retrouver ma confiance. Ça s'est plutôt bien passé à ce niveau. À Providence, j'ai eu la chance de jouer sur le power play. J'ai produit à un rythme d'un point par match. Après quand je suis revenu, c'était comme si je n'étais jamais parti.»

Talbot affirme avec conviction qu'il joue présentement «son meilleur hockey de la saison».

Ça tombe bien. David Krejci vient de rejoindre Chris Kelly et Joonas Kemppainen sur la liste des blessés. Les Bruins ont besoin d'aide au centre. «Je pourrais contribuer davantage à l'attaque, reconnaît Talbot. Mais j'ai obtenu de belles chances dernièrement.»

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