Claude Julien fait taire les critiques

Ceux qui prédisaient que Claude Julien serait le... (Robert Skinner, Archives La Presse)

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Ceux qui prédisaient que Claude Julien serait le premier entraîneur de la LNH à perdre son poste se sont trompés, visiblement.

Robert Skinner, Archives La Presse

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Claude Julien ne devait pas survivre à l'automne. Il devait être un des premiers entraîneurs de la LNH à perdre son poste cette saison.

Bovada, le géant américain du parti sportif en ligne, avait même prédit qu'il serait le tout premier à se présenter au bureau de chômage.

L'hiver s'installe finalement. Les équipes de la LNH atteindront le plateau de la mi-saison d'ici deux semaines. Julien demeure en poste.

Les gens qui lui prédisaient du malheur ne font plus de bruit.

Au fait, ça doit faire du bien, clouer le bec à ses détracteurs...

«Je m'en fiche», a lancé sèchement l'entraîneur franco-ontarien dimanche après-midi.

«Les seules personnes que je veux convaincre sont celles avec qui je travaille chaque jour dans le vestiaire des Bruins. Je veux qu'ils aient la conviction qu'ils sont capables de gagner chaque match. Je me fiche de ce que les gens de l'extérieur disent à notre sujet. Enfin... Les histoires positives sont plus agréables que les histoires négatives. Mais je ne suis pas trop à l'écoute, d'une façon ou d'une autre.»

On nous avait prévenus qu'il était un peu grincheux.

Ça n'a rien à avoir avec les performances de son équipe.

La très envahissante équipe de production de la série télévisée Road to the NHL Winter Classic le suit pas à pas ces jours-ci. Il n'a pas le choix de se prêter au jeu, mais on dit qu'il ne sera pas fâché lorsqu'elle sera repartie.

Si on fait abstraction de la performance livrée dans la troisième période du match de samedi, les Bruins ont généralement donné raison à leur entraîneur en décembre. Ils ont été dans le coup dans tous leurs matches. Ils ont gagné plus souvent qu'à leur tour.

«L'attention au détail, c'est la clé. Il est plus facile de gagner quand tout le monde joue de la même façon», croit le vétéran défenseur adverse allemand Dennis Seidenberg.

«J'ai l'impression que la simplicité est un concept qui convient à notre équipe», dit un membre un peu moins expérimenté de la brigade défensive bostonienne, Joe Morrow.

Leur entraîneur garde peut-être la mâchoire serrée parce qu'il sait que la partie n'est pas gagnée.

Ses Bruins flirtent avec le sommet, mais ils évoluent quand même dans la section la plus compétitive de la LNH. Un mauvais mois de janvier pourrait vite ramener son nom dans les rumeurs...

«J'espère que les fans sont contents. Nous aimerions tous avoir un peu plus d'espace pour respirer, mais il faut faire face à la réalité. Six équipes sont séparées par deux petits points. Tu peux facilement occuper la première ou la deuxième position au début d'une semaine, puis perdre un ou deux matches et glisser jusqu'au sixième rang. Ce que tout cela signifie, c'est que presque tous les matches seront importants d'ici la fin de la saison. Il faudra trouver des moyens de continuer à gagner souvent pour garder notre place dans le groupe qui va se battre pour la tête.»

Il y a quelques années, Julien n'aurait pas été trop inquiet. C'est souvent durant la deuxième moitié de la saison que les vétérans s'affirment.

L'expérience a longtemps constitué une des forces des Bruins. Ce n'est plus le cas. Après Zdeno Chara, Patrice Bergeron, David Krejci, Seidenberg et l'éclopé Chris Kelly, Julien dirige un club plutôt vert.

«Nos jeunes vont apprendre, croit le coach. Il faut simplement s'assurer de continuer à progresser avec les autres équipes.»

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