Condra s'ennuie d'Ottawa

Le Lightning a embauché Erik Condra pour remplacer... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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Le Lightning a embauché Erik Condra pour remplacer Brendan Morrow. Mais Condra n'est pas Morrow. «Je suis un joueur très différent», plaide l'Américain.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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Le chapeau laisse croire que le deuil est fait.

Erik Condra portait une casquette des Rays de Tampa Bay lorsqu'il est passé en coup de vent dans le vestiaire du Lightning, jeudi matin. Les lettres «TB» étaient bien en évidence. Il est désormais en Floride chez lui.

«Il fait bon vivre ici. La famille s'est bien installée, bien adaptée. Plus besoin de passer 30 minutes à habiller le bébé avant de sortir», a-t-il confié au représentant du Droit.

Mais...

«Je m'ennuie d'Ottawa. Sérieusement. C'était une petite ville, mais une super ville.»

Condra n'a pas affronté ses anciens coéquipiers des Sénateurs, en soirée. Une petite blessure au bas du corps - rien de sérieux, apparemment - lui donne une petite pause pour se recharger les batteries.

Sur la patinoire, les difficultés d'adaptation persistent.

«Je croyais sincèrement que ce serait plus facile. J'avais appartenu à l'organisation des Sénateurs pendant tant d'années... Je n'avais pas réalisé que je quittais pour me joindre à une formation tissée serrée. Tous les joueurs de l'année dernière revenaient, sauf un. Au début de la saison, j'étais le seul petit nouveau. À Ottawa, je connaissais bien mon rôle, sur la patinoire comme à l'extérieur. Ici, je me suis cherché un peu.»

Condra ne débarquait quand même pas en terrain complètement inconnu. Il connaît l'entraîneur-chef du Lightning Jon Cooper depuis des années. Il a même agi à titre de placier à son mariage.

Cooper aime toujours autant Condra. Il nous le disait pas plus tard que mercredi. «Il a fait tout ce qu'on lui a demandé jusqu'ici. Monsieur polyvalence, chez nous, c'est lui. Il peut jouer dans tous les trios. Il peut écouler des pénalités...»

Le joueur qu'il fallait remplacer à Tampa, cette saison, c'était Brenden Morrow. À 36 ans, après 991 parties, l'ancien capitaine des Stars est arrivé à la triste conclusion que son corps n'avait plus rien à donner.

«Mais je ne suis pas Brenden Morrow! Je suis un joueur très différent. En plus, le système de jeu est différent ici. Je dois m'habituer», dit Condra.

L'Américain de Détroit a ironiquement mis fin à une séquence de 18 matches sans marquer, samedi dernier à San Jose, le soir où il s'est blessé.

Bishop a eu peur

À Tampa, Condra a également renoué avec son ancien coéquipier Ben Bishop.

Les deux anciens des Sénateurs ont ceci en commun. Ils se sont tous les deux blessés lors du passage de leur club à San Jose.

Bishop s'est est tiré à bon compte. Il était de retour sur la patinoire moins de 24 heures plus tard, à Los Angeles. Il a quand même eu très peur. Quand le bout du bâton de Tomas Hertl s'est logé dans son masque, il aurait bien pu perdre l'usage de son oeil droit. «J'ai eu très peur», reconnaît le géant.

«Quand c'est arrivé, c'était vraiment très douloureux. Je n'étais pas capable d'ouvrir mon oeil. Quand j'essayais, je voyais un peu flou. Les médecins m'ont vite fait passer des tests pour examiner ma cornée. À partir du moment où ils ont pu me confirmer qu'il n'y avait pas d'égratignures, ils m'ont dit que je n'avais pas vraiment à m'inquiéter», raconte le gardien.

Il conserve de cet épisode quelques ecchymoses. C'est tout.

«Pour prévenir ce type d'accident, dans l'avenir, je pourrais porter une grille différente sur mon masque. Je ne le ferai pas. Je suis très à l'aise avec le modèle que je porte.»

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