Les Panthers en Floride pour y rester

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Les assistances lors des matchs des Panthers déçoivent depuis plusieurs années, ce qui a pour conséquence d'augmenter la dette du club floridien.

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Les joueurs s'apprêtaient à sauter sur la patinoire pour la période d'échauffement, mardi, lorsque la nouvelle a été confirmée. Les Panthers sont en Floride pour y rester.

Dans un vote qui a été moins serré que prévu, les élus du comté de Broward ont décidé d'apporter d'importantes modifications au bail de location du BB & T Center.

Les modifications auront pour effet d'alléger le fardeau du propriétaire du club de la LNH, Vincent Viola.

Dans le vestiaire, quelques joueurs ont poussé un grand soupir de soulagement.

«Je me sens vraiment bien ici, confiait Erik Gudbranson en matinée. Je dois avouer que j'ai mis du temps à m'habituer. Les premières années n'ont pas été faciles. Mais je suis désormais ici chez moi.»

Il ne partira pas.

Le nouveau bail sera valide jusqu'en 2028. M. Viola et ses associés auront l'option de la résilier en 2023, à condition de pouvoir prouver qu'ils ont enregistré des pertes supérieures à 100 millions $ US dans les sept années précédentes.

Et, s'ils décident de vendre la franchise à ce moment-là, les proprios actuels des Panthers devront verser 10% des profits enregistrés au gouvernement local.

Aussi bien dire que Jonathan Huberdeau et Aaron Ekblad ne feront pas vibrer la foule du Centre Vidéotron de Québec dans un avenir rapproché.

Gudbranson non plus.

Le défenseur franco-ontarien a eu du mal à se faire à la vie dans le sud parce qu'il aurait préféré entreprendre sa carrière dans un marché de hockey traditionnel. Il aurait voulu jouer pour une formation compétitive, dans un aréna rempli à capacité.

«Dans les premiers temps, à mon arrivée, ce n'était pas joli. Ce n'était vraiment pas joli. La plupart de mes jeunes coéquipiers ne peuvent pas savoir à quel point l'ambiance était morose», avoue-t-il.

L'arrivée d'Ekbland, celle d'Huberdeau, l'émergence d'Aleksander Barkov et le potentiel de Nick Bjugstad lui donnent le goût de croire que les prochaines années seront meilleures.

«Tout d'un coup, je commence à croire qu'on peut bâtir quelque chose de spécial ici. Je regarde ce qui s'est passé à Chicago. Les Blackhawks ont bâti autour d'un noyau de jeunes. Ensemble, ces jeunes ont accompli de grandes choses. On pourrait en faire autant», croit celui qui, à 23 ans et 11 mois, fait déjà office de vétéran.

On ne se bouscule pas nécessairement aux guichets pour voir grandir les jeunes prometteurs qui font rêver Gudbranson. Les Panthers se maintiennent parmi les cinq formations qui attirent le moins de spectateurs dans la LNH cette saison.

«On ne peut pas s'attendre à ce que tout change du jour au lendemain», s'offusque le numéro 44.

«On ne peut pas s'attendre à ce que l'aréna soit rempli parce qu'on vient de gagner trois ou quatre parties. Il faut développer une vraie culture gagnante. Ça prendra du temps. Les partisans développeront une loyauté envers notre organisation quand ils auront confiance en nous. Le lien de confiance doit réunir les propriétaires, les joueurs et les partisans.»

Dans la saison qui a suivi leur dernière participation aux séries éliminatoires, en 2012-13, les Panthers ont maintenu une moyenne de près de 17 000 spectateurs par partie.

«Notre série contre les Devils du New Jersey demeure mon meilleur souvenir. Pendant quelques semaines, nous étions l'équipe sportive la plus importante dans la région. Nous savons ce que nous avons à faire pour que cela se reproduise.»

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