Vigneault à l'aube d'un 1000e match dans la LNH

Alain Vigneault dirigera bientôt son 1000e match dans la... (Archives AP)

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Alain Vigneault dirigera bientôt son 1000e match dans la LNH.

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Une grosse semaine débute dans la vie d'Alain Vigneault. À Edmonton, jeudi, il deviendra le 23e homme à travailler dans 1000 matches à titre d'entraîneur-chef d'une formation de la Ligue nationale de hockey.

Avant d'accéder à ce poste, il a passé quatre longues années à travailler pour la pire formation du circuit, à Ottawa, dans un rôle d'adjoint.

Par un drôle de hasard, la formation en question a lancé ce week-end les festivités de son 25e anniversaire.

«Ce que j'ai appris de mon passage chez les Sénateurs? En quelques lignes, je dirais qu'il ne faut JAMAIS travailler pour un club d'expansion», a-t-il lancé à la blague dimanche soir, dans une petite remplie de journalistes au Madison Square Garden.

C'était une blague. Une boutade qui, incidemment, en dit long sur les facteurs qui ont permis au Hullois de survivre aussi longtemps dans le monde du sport professionnel. «Je prends mon travail très au sérieux, mais j'essaie de ne pas trop me prendre au sérieux», dit-il.

L'humour peut effectivement être un bel outil dans le coffre d'un entraîneur.

L'honnêteté peut l'être tout aussi.

Un quart de siècle plus tard, Vigneault est capable d'analyser de façon très objective ses premiers pas dans le hockey professionnel.

«Le moins qu'on puisse dire, c'est que cette première opportunité fut vraiment éprouvante. Je n'ai pas vraiment été utile à Rick Bowness. Je n'étais pas un très bon adjoint. En rétrospective, je dois reconnaître que je n'étais pas prêt à occuper cette fonction», dit-il.

À sa décharge, il était plus jeune que certains joueurs. Il avait 31 ans lorsque les Sénateurs ont disputé leur premier match.

«J'ai été capable de rendre la politesse à Rick. Il m'a été très utile lorsque je l'ai recruté au sein de mon équipe d'entraîneurs à Vancouver. Il était un véritable entraîneur d'expérience. Sans l'ombre d'un doute, il a joué un grand rôle dans mes succès. Si je m'apprête à travailler dans un 1000e match, c'est un peu beaucoup grâce à lui.»

Avec Scotty

Au-delà de la longévité, Vigneault se dit fier d'avoir appartenu à des programmes gagnants. Il a été champions de l'Ouest avec les Canucks en 2011. Il a remporté le trophée Prince-de-Galles, à titre de champion de l'Association Est, chez les Rangers trois ans plus tard.

Il a remporté sa 500e partie la saison dernière.

Dimanche matin, il présentait une fiche de 537-348-35-77. Les moines statisticiens du Elias Sports Bureau ont fait leurs recherches. Ils ont déterminé qu'un seul entraîneur a réussi à gagner plus souvent dans ses 1000 premières parties.

Le nom de l'entraîneur en question? William Scott Bowman.

«Scotty» pour les intimes.

«Pour gagner, il faut diriger de bons joueurs. Les joueurs de talent sont essentiels. Impossible de connaître du succès sans eux. Un entraîneur doit aussi être bien appuyé par ses patrons et par ses adjoints. Je m'estime chanceux. J'ai dirigé de bons joueurs partout où je suis passé. J'ai toujours été bien soutenu par mes collègues.»

«J'ai grandi. J'ai gagné de l'expérience. Je me suis amélioré. Avec l'expérience et les cheveux gris qui s'accumulent, je deviens un entraîneur plus complet.»

«Et je peux encore continuer à m'améliorer. Je continue de rencontrer et de côtoyer des gens exceptionnels dans ce business. Ils peuvent tous m'apporter quelque chose de nouveau», assure-t-il.

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