Clitsome joue sa carrière

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Grant Clitsome était ambivalent à l'idée de se présenter au Centre Canadian Tire jeudi soir pour encourager ses coéquipiers des Jets de Winnipeg à partir des gradins.

Le défenseur de 30 ans avait hâte de renouer avec ses amis, mais en même temps, il aime autant ne pas être quotidiennement dans l'entourage de l'équipe au milieu d'une saison perdue pour lui, et alors que sa carrière de hockeyeur est sérieusement compromise.

Opéré une deuxième fois en janvier dernier pour un problème de hernie discale, alors qu'un nerf dans son dos lui cause des engourdissements jusque dans un pied à l'effort, Clitsome ne voit malheureusement pas de lumière au bout de son tunnel.

«Je dirais que ça s'améliore, mais très, très, très lentement. C'est vraiment différent de ma première chirurgie, alors que j'étais revenu en santé rapidement. C'est vraiment plus lent, très lent», a-t-il répété, accordant sa première entrevue à ce sujet au Droit.

«Présentement, quand je m'entraîne trop, je le ressens encore un peu dans mon dos, mais surtout dans ma jambe et mon pied. Donc, je ne peux pas faire grand-chose. Les médecins me disent que je ne devrais pas avoir besoin d'une autre opération, il faut juste que je sois patient. Les nerfs sont la partie du corps qui guérit le plus lentement et c'est différent pour chaque personne. Il n'y a pas moyen de dire combien de temps ça peut prendre et il n'y a pas moyen de pousser l'entraînement pour un nerf», ajoute-t-il.

Réhabilitation en famille

Les Jets lui ont permis de poursuivre sa réhabilitation dans son patelin d'Ottawa, où cet ancien du Collège Samuel-Genest, qui est parfaitement bilingue, peut passer du temps en famille alors qu'il vient de devenir père d'un fils, Noah, né il y a quatre mois.

«Il me tient occupé et son arrivée remet aussi les choses en perspective. Ma santé et ma qualité de vie sont vraiment importantes, le dos est quelque chose dont tu as besoin tous les jours, dit-il. En ce moment, la priorité est ma qualité de vie et ma santé à long terme. Je me concentre là-dessus parce que pour un retour au jeu, ça n'a pas l'air trop positif. C'est certain que je ne jouerai pas cette année, en tout cas. C'est difficile à prendre, mais j'essaie de garder un bon esprit.»

Dans cette optique, l'ancien des Blue Jackets, réclamé au ballottage en 2012 par les Jets, préfère ne pas passer la saison à Winnipeg. Et ce n'est pas parce que les nuits y sont longues, comme chantait Pierre Lalonde.

«Je suis chanceux que l'équipe me permette de rester à Ottawa. Ça m'aide un peu pour garder une certaine distance, je ne suis pas à la patinoire chaque jour à penser au hockey, au fait que je ne joue pas. Ça aurait été très difficile d'être là à tous les jours sans pouvoir jouer. Voir les gars (après le match contre les Sénateurs) va me faire du bien cependant», estimait-il.

Écoulant la dernière année d'un contrat qui lui rapporte 2,066 millions$ cette saison, Grant Clitsome est au moins bien équipé pour penser à ce qu'il fera si cette blessure vient mettre un terme à sa carrière, lui qui détient un diplôme en administration des affaires avec des mineures en droit et en sciences politiques de l'Université Carleton.

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