Retrouvailles ratées pour Lehner

Jeudi, Robin Lehner ne pouvait pas se douter...

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Jeudi, Robin Lehner ne pouvait pas se douter qu'un nouveau malheur le guettait. Il ne pouvait pas se douter qu'une nouvelle blessure l'empêcherait de compléter son premier match de la saison.

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(BUFFALO) C'était jour de fête, jeudi, dans les environs du First Niagara Center. Dans les heures qui ont précédé le match, on sentait un enthousiasme véritable chez les «nouveaux» Sabres.

Même Robin Lehner souriait, ce qui n'est pas peu dire.

Le nouveau gardien de buts numéro un ne pouvait pas se douter qu'un nouveau malheur le guettait. Il ne pouvait pas se douter qu'une nouvelle blessure l'empêcherait de compléter son premier match de la saison.

Il se doutait quand même déjà que l'optimisme des fans pouvait s'éteindre rapidement.

Il ressentait déjà la pression de produire.

«Je sais que je suis LE point d'interrogation de notre équipe. J'ai vraiment beaucoup de choses à prouver», a reconnu le Suédois alors que s'achevait sa mêlée de presse d'avant-match.

Lehner n'est pas dupe. Il sait que certains fans ont de sérieux doutes. Ceux-là remettent en question la décision du directeur général des Sabres, Tim Murray, de sacrifier un choix de première ronde pour acquérir un gardien qui vient de connaître deux saisons très moyennes.

«J'ai tout un défi devant moi. J'ai hâte de le relever», lance-t-il.

Ce sera tout un défi, en effet.

L'ancien gardien d'avenir des Sénateurs n'est pas au sommet de sa forme. Ça se voit à l'oeil nu. Il a pris du poids depuis la dernière fois qu'on l'a vu.

Il a été victime d'une trop longue période d'inactivité.

Il a subi une vraie de vraie commotion cérébrale à l'occasion de son dernier match au Centre Canadian Tire. À la suite de sa collision avec Clarke MacArthur, il a passé cinq mois et demi loin de la patinoire.

L'incident est survenu le 16 février, vers la fin de la deuxième période.

Finalement débarrassé de ses symptômes, Lehner a finalement recommencé à stopper des rondelles au début août, six semaines avant le début du camp d'entraînement.

«Quand j'ai recommencé à jouer, je me suis moi-même surpris. J'étais à l'aise sur la glace. Je n'avais pas perdu mes qualités athlétiques. C'est dans mes premiers matches préparatoires, en fait, que je me suis rendu compte que j'avais des ajustements à faire. Ma lecture du jeu n'était pas à point, entre autres. Je travaille là-dessus depuis.»

Santé retrouvée

Lehner n'a pas fait de miracles en septembre. Il a signé une seule victoire en quatre apparitions durant le calendrier préparatoire. Il a encaissé 11 buts en 199 minutes de travail.

Il maintient néanmoins qu'au chapitre de la santé, tout baigne.

«Ma tête va bien. Je vais bien. Je connais de bons entraînements.»

Vu le prix élevé payé par Tim Murray, les Sabres se montreront sans doute très patients avec Lehner.

L'entraîneur-chef Dan Bylsma a d'ailleurs cherché à éteindre le feu causé par sa déclaration, hier matin.

«Je dirais que Robin est un point d'interrogation parmi tant d'autres. Il n'est pas tout seul dans cette catégorie. Nous sommes tous avec lui. Les gens ne s'interrogent pas uniquement sur les capacités de notre gardien. Ils ont hâte de voir ce que nous pourrons tous accomplir», estime-t-il.

Jeudi matin, malgré ses appréhensions, Lehner souriait.

Mieux vaut être sur la patinoire à travailler pour retrouver la forme que dans son salon à attendre la guérison.

«J'ai vécu des moments de déprime l'hiver dernier. J'ai pu constater que je ne suis pas fait pour rester les bras croisés. Mais bon. L'an dernier, c'est fini. J'entreprends une nouvelle année maintenant.»

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