Un joueur des grandes occasions

Dans les séries de 2010, Brière a terminé... (Photo Matt Rourke, AP)

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Dans les séries de 2010, Brière a terminé au premier rang du classement des meilleurs marqueurs de la LNH avec 30 points en 23 parties.

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Daniel Brière annonce officiellement sa retraite à Philadelphie

Lorsque Daniel Brière a décidé d'accrocher ses patins, il a rapidement pris deux décisions. 

Il a choisi d'annoncer la nouvelle très rapidement aux gens de sa région natale. 

Il a ensuite décidé de rendre la chose officielle en organisant une conférence de presse dans sa ville d'adoption. 

«J'ai pris la plus importante décision de ma carrière, à l'été 2007, quand j'ai choisi de me joindre aux Flyers à titre de joueur autonome. Je n'ai jamais regretté mon choix. J'ai développé des liens très étroits avec l'organisation. On m'a toujours très bien traité ici. Ma famille a choisi de s'établir ici. Pour toutes ces raisons, j'ai choisi de vous rencontrer ici aujourd'hui», a-t-il expliqué aux journalistes, hier matin, en banlieue de Philadelphie.

Le Gatinois de 37 ans a disputé un peu plus de 35% de sa carrière dans la LNH dans la ville de l'amour fraternel. Il a enfilé l'uniforme des Flyers dans 364 parties de saison régulière. 

Celui qui est un peu obligé de faire un bilan, cette semaine, confie toutefois qu'il a vécu ses moments les plus exaltants en orange et noir. 

La fin de la saison régulière 2009-2010 et les séries éliminatoires qui ont suivi resteront à tout jamais gravées dans sa mémoire. 

«Cette année-là, nous avons perdu en grande finale. Nous étions à deux petites victoires de réaliser notre rêve. Quand j'y repense, aujourd'hui, je me dis que nous avons quand même réussi quelque chose d'incroyable. Nous avons réussi à nous qualifier pour les séries à la toute dernière minute, en remportant un match en fusillade contre les Bruins de Boston. Les Bruins misaient d'ailleurs sur le gardien le plus dur à battre dans les tirs de barrage. Les deux mois qui ont suivi ont été les plus exaltants de toute ma carrière.» 

Un succès difficile à expliquer 

Dans les séries de 2010, Brière a possiblement joué son meilleur hockey en carrière. Il a terminé au premier rang du classement des meilleurs marqueurs de la LNH avec 30 points en 23 parties. 

Les journalistes qui ont participé à la conférence de presse, hier, ont osé poser une question à laquelle Brière n'a jamais vraiment su répondre. 

Comment réussissait-il, année après année, à élever son jeu d'un cran au printemps? 

«Je ne serai sans doute jamais capable de vous l'expliquer. Je peux quand même vous dire que je suis fier de mes statistiques en séries. Les séries, c'était vraiment la partie de l'année que je préférais. Quand le match était serré, je voulais toujours être celui qui allait réussir LE gros jeu. Je voulais la rondelle. Je voulais créer des choses.» 

Lundi matin, dans les pages du Droit, Brière a dit que sa décision de mettre un terme à sa carrière n'avait rien à voir avec le hockey. 

Deux jours plus tard, en conférence de presse, son discours a un peu évolué. 

Il a reconnu que le rôle de soutien qu'on lui a confié à Montréal comme au Colorado ne lui convenait pas tout le temps. 

«Je pouvais comprendre que je vieillissais et que je n'étais plus un des joueurs les plus importants de mon équipe. J'avais quand même la conviction que je demeurais capable de livrer la marchandise dans les moments cruciaux. Dans les situations corsées, j'avais du mal à demeurer assis au bout du banc à regarder d'autres gars faire le travail.» 

Brière maintient qu'il aimerait se dénicher un emploi de bureau chez les Flyers. 

Le président de l'équipe Paul Holmgren, qui était assis à ses côtés hier matin, devrait pouvoir l'aider. 

L'art de partir avec classeLes Flyers ont l'intention d'organiser une petite fête pour le nouveau retraité du hockey. 

Daniel Brière aura la chance de saluer la foule du Wells Fargo Center pour une dernière fois, le mardi 27 octobre prochain, avant un match contre les Sabres de Buffalo. 

Le Gatinois a connu sa saison la plus productive dans la LNH à Buffalo. 

«Les cinq organisations avec lesquelles j'ai évolué dans la LNH m'ont laissé un souvenir impérissable», argue-t-il. 

Il a salué au passage le Canadien de Montréal, avec qui il a passé l'avant-dernière saison de sa carrière. «Même si ce n'était qu'une seule saison, je peux aujourd'hui prendre ma retraite en disant fièrement, pour le reste de mes jours, que j'ai porté cet uniforme.» 

Avec beaucoup de classe, Brière a pris le temps de remercier les deux clubs européens avec lesquels il a brièvement évolué. Il a séjourné à Berne, en Suisse, durant le lock-out de 2005. Il s'est retrouvé à Berlin, en Allemagne, durant le conflit de travail de 2013. 

«Je me suis vraiment fait des amis un peu partout sur la planète grâce au hockey.»

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